Amancey

670 hab. (Amancéens), 1 378 ha, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Besançon, 38 km au sud de la préfecture, sur le plateau du Jura à 545 m. Le village a un collège privé et une petite zone industrielle avec des ateliers de découpage-emboutissage Omedec (30 sal.) et Bourquin (30 sal.). Une fusion avec quatre communes voisines, conclue en 1972, a rapidement échoué; la population de la commune est néanmoins légèrement croissante depuis le minimum de 750 hab. des années 1970; elle s'est augmentée de 40 hab. entre 1999 et 2008. Le village est le siège de la communauté de communes du canton d’Amancey, qui correspond exactement au canton, ainsi que du pays de Loue-Lison, regroupant les communautés de communes de Quingey, Ornans et Amancey, au total 75 communes et 21 000 hab.

Le canton, qui touche à l’ouest au département du Jura, a 3 700 hab. (3 300 en 1999), 19 communes et 18 388 ha dont 8 794 de bois. Il s’étend sur le plateau calcaire, troué de gouffres et grottes et creusé par les vallées de la Loue et du Lison, dont les vallons affluents s’encaissent en véritables reculées aux versants couronnés de corniches. L’un d’eux va d’Amancey à Cléron (320 Cléronais, 1 456 ha dont 917 de bois), 6 km au nord au bord de la Loue, où sont un château des 18e-19e s. et un musée du Tacot (anciens Chemins de fer du Doubs), ainsi que, dans un vallon encaissé, la réserve naturelle du ravin de Valbois. Cléron a quelques industries: outillages diamantés Diamac (25 sal.), fromagerie Perrin-Vermot (70 sal.) et Menus Gourmands de Jean Perrin (12 sal.), de la même maison, qui expose un «hameau du Fromage». Un fromage dénommé edel de Cléron a été lancé en 1985 par Perrin, sur le modèle du vacherin mais à partir d’un lait légèrement pasteurisé.

Lizine (100 Lizinois, 733 ha dont 399 de bois), 11 km au NO d’Amancey, est établie à 410 m sur le plateau qui domine le confluent du Lison et de la Loue; elle a conservé des maisons anciennes et un clocher (inscrit) du 14e s. Sur le plateau à l’est d’Amancey, à 620 m, Flagey (140 Flageois, 779 ha dont 405 de bois), a été le village de la famille du peintre Courbet, dont on visite la ferme aménagée en petit musée; la commune a une entreprise d’ovoproduits (Bourgon, Coquy-l’œuf comtois, 40 sal.). Sa voisine de l’est Silley-Amancey (130 hab., 516 ha), à 650 m d’altitude, accueille une entreprise de travaux publics (Mourot, 30 sal.).

Éternoz (340 Éternoziens, 2 926 ha dont 1 629 de bois), 7 km SO d’Amancey à 525 m, sur le plateau, offre une belle cascade dans un vallon profond aboutissant au Lison, dont la vallée très encaissée traverse le teritoire à l'ouest du village; et un musée des métiers ruraux, sous forme de collection de sculptures, ainsi que plusieurs ateliers, dont les moteurs électriques Sermed (30 sal.). Le hameau d’Alaise, sur le plateau de l’autre côté du Lison, ancien village intégré à la commune, a été l’objet de l’une des nombreuses spéculations tendant à y retrouver le site d’Alésia, par homonymie; trois autres hameaux sont au nord: Doulaize, Retranche et Coulans-sur-Lison. Ces quatre anciens villages étaient à la tête de communes, fusionnées en 1973. La population communale s'est accrue de 40 hab. entre 1999 et 2008.

La partie la plus accidentée et la plus visitée du canton est au sud-ouest, autour de la source du Lison, formant reculée dans des reliefs qui dépassent 700 m: les communes de Crouzet-Migette (150 95 Niauds, 567 ha dont 335 de bois), 14 km au SO d’Amancey à 630 m, et Nans-sous-Sainte-Anne (150 Nanais, 886 ha dont 645 de bois), 11 km SO d’Amancey, en contrebas, y offrent les sites de cascade du pont du Diable (construit en 1880) au sud-ouest, et au nord l’imposante source du Lison issue d’une grotte, la grotte Sarrasine et plusieurs belvédères et autres grottes. La première se nommait seulement Crouzet jusqu'en 1923, Migette est un très petit hameau juste au nord; elle a eu 270 hab. en 1836, 50 seulement en 1975; elle croît depuis et a encore gagné plus de 50 hab., donc plus d'une moitié, de 1999 à 2008…. Nans, au creux d'un bassin que traverse la Lison, a un musée de la taillanderie, succédant à une fabrique fermée en 1969, ainsi qu’une petite fromagerie; sa population avait culminé à 480 hab. en 1846 et son minimum fut de 110 hab. en 1968. Sainte-Anne (30 Saintanniers, 664 ha dont 370 de bois) est un minuscule village de plateau à l'angle sud-ouest du canton, au-dessus de Crouzet et Nans et bénéficiant du belvédère du Vieux Château qui les domine et les sépare; gouffre de la Baume au sud-ouest.