Amfreville-la-Campagne

920 hab. (Amfrevillais), 664 ha, chef-lieu de canton du département de l’Eure dans l’arrondissement de Bernay, 10 km au SSO d’Elbeuf sur la route du Neubourg; restes d’un château du 18e s. avec parc. La population a augmenté régulièrement depuis le minimum des années 1950, à peine supérieur à 400 hab., du moins jusqu'en 1999. La communauté de communes d’Amfreville-la-Campagne correspond exactement au canton.

Le canton a 14 900 hab. (13 500 en 1999), 24 communes, 11 753 ha dont 2 317 de bois; il est passé en 2006 de l'arrondissement d'Évreux à celui de Bernay. Il s’étend sur le plateau du Neubourg à partir de la forêt d’Elbeuf et se trouve ainsi limitrophe de la Seine-Maritime; il est très divisé en minuscules finages communaux. Au nord-est du canton, les villages sont sensibles à la proximité d’Elbeuf et en expansion. Trois d’entre eux portent le nom de Thuit, qui équivaut à un essart: Le Thuit-Simer (390 Thuit-Simériens, 274 ha) à 8 km OSO d’Elbeuf; Le Thuit-Signol, qui a dépassé 2 000 hab.; Le Thuit-Anger (640 Thuit-Angevins, 303 ha) à la limite de la forêt d’Elbeuf, qui n’avait que 230 hab. en 1954.

Également sur le plateau, Saint-Pierre-des-Fleurs (1 300 Saint-Pierrais, 279 ha), à mi-chemin d’Elbeuf et d’Amfreville, a été également en croissance jusqu'en 1999 et a un Intermarché (30 sal.). La commune s’appelait Saint-Pierre-des-Cercueils jusqu’en 1924 et n’avait guère alors que 200 habitants; elle a passé le cap des 1 000 hab. en 1980. Juste à l’est, La Saussaye a franchi celui des 2 000 hab.

Saint-Cyr-la-Campagne (430 Saint-Cyriens, 291 ha dont 85 de bois), 10 km au NE d’Amfreville dans l'agréable et verdoyante vallée de l'Oison, est entourée par la forêt d’Elbeuf; sa population s'est accrue de 50 hab. entre 1999 et 2008; le village se complète d'un hameau de vallée un peu en amont (Neuf Moulin) et d'un hameau de plateau au sud-ouest (le Mont Hamel); un petit aérodrome privé a été installé à l'est sur le plateau. Plus proche d'Amfreville (4 km NNE), Saint-Ouen-de-Pontcheuil (100 hab., 117 ha dont 43 de bois), a reçu un écomusée de la meunerie dans le moulin Amour au bord de l'Oison.

À l’extrémité sud-ouest du canton sur le plateau de Neubourg, Saint-Nicolas-du-Bosc (280 hab., 924 ha dont 481 de bois) donne sur le bassin de la Risle et englobe le bois du Champ de Bataille; entreprise de maçonnerie Édouin (25 sal.). Au nord, Saint-Pierre-du-Bosguérard (1 040 Saint-Pierrais, 1 010 ha dont 379 de bois) héberge une maison de retraite (Orpea, 40 sal.), et au nord-ouest contient le château de la Mésangère; sa population a également fait un bond: 170 hab. en 1954, 240 en 1975, 690 en 1990; elle a dépassé le millier d’habitants au recensement complémentaire de 2003 et s'est accrue de 170 hab. entre 1999 et 2008.