Amsterdam

Highslide JS

île des TAAF au sud de l’Océan Indien, à 37°50’S et 77°34’E, à 1 480 km des Kerguelen et 2 880 de la Réunion. C’est la plus septentrionale du Territoire, ce pourquoi elle jouit d’un climat frais mais relativement tempéré: moyenne des températures 13,8 °C, oscillant entre 8 et 20 °C, les extrêmes observés étant de +1,8 et 25,8 °C. Elle reçoit environ 1 100 mm de pluie par an. Cela lui permet d’avoir des arbres et des fleurs. L’île a la forme d’un gros massif volcanique de forme compacte, d’environ 9,2 km sur 7,4 km et d’environ 5 000 ha. Son altitude culmine à 881 m au mont de la Dives, qui domine une caldeira centrale entourée d’un plateau à tourbières. Il se serait formé en deux temps il y a environ 300 000 ans. De hautes falaises au sud-ouest (D’Entrecasteaux) sont peuplées d’albatros. Des milliers d’otaries s’ébattent sur ses rives.

L’île a été découverte dès 1522 par Sébastien del Cano et n’était pas habitée. Elle fut retrouvée par Van Diemen en 1633, qui lui donna le nom de son bateau, la Nouvelle Amsterdam. Beautemps-Beaupré put en esquisser une cartographie en 1792, mais la carte complète fut relevée par des Anglais en 1874 seulement. Entre temps, la France s’en était déclarée propriétaire en 1843, y laissant provisoirement quelques soldats et pêcheurs, pour l’abandonner dix ans après. Un Réunionnais y tenta un élevage de bovins en 1871, mais partit au bout de huit mois, laissant là son troupeau, qui proliféra et détruisit presque entièrement la forêt primitive; ses descendants sont devenus sauvages: on a choisi récemment d’abattre peu à peu les deux tiers d’un troupeau estimé à 2 000 têtes. L’île a été fréquentée sporadiquement par des pêcheurs et des aventuriers au 18e et au 19e siècle; les ressources en crevettes ont été surexploitées.

Il a fallu que la France se décide à proclamer une réserve naturelle en 1938 et s’efforce d’exercer quelques contrôles. Une station météorologique a été installée en 1949, un premier hivernage de chercheurs et techniciens a été effectué en 1950-1951 et une base scientifique a pu être établie au nord de l’île à La Roche-Godon, près du rivage; elle porte le nom de son fondateur, Martin de Viviès, et abrite habituellement une vingtaine de personnes. Les recherches portent notamment sur l’état de l’atmosphère et les mesures d’effets de serre. Environ 400 tonnes de langoustes sont pêchées annuellement par des armements autorisés, à Amsterdam et à Saint-Paul, avec laquelle elle forme un district des TAAF. L’île est ravitaillée par les rotations du Marion-Dufresne, qui la mettent à 16 jours de la Réunion après passage par Crozet et Kerguelen.