Ancenis

7 850 hab. (Anceniens) dont 310 à part, 2 007 ha, sous-préfecture de Loire-Atlantique, 30 km ENE de Nantes sur la rive droite de la Loire. Du gros château qui a longtemps tenu le péage sur la Loire, il reste deux grosses tours rondes à demi-enterrées par les alluvions de la Loire. La ville a des maisons anciennes, des halles du Second Empire; elle offre un centre hospitalier de 115 lits, collège public, lycée général et lycée professionnel public, collège et lycée catholiques, lycée agricole privé de Brincé, centre d’aide par le travail et des foires. Elle est «station verte de vacances» avec port de plaisance, parc paysager de l’Éperon, centre aquatique, parc de loisirs du Bois Jauni; maison des Vins, magasins Super-U (75 sal.), Intermarché (70 sal.) et Bricomarché (25 sal.), restaurant La Table du Pêcheur (25 sal.).

Un gros industriel est Manitou, groupe créé à Ancenis en 1957 par la famille Braud, devenu un chef de file mondial des appareils de levage; il emploie 1 320 personnes à Ancenis. Une usine de 340 salariés (Toyota Industrial Equipemnt) a été montée récemment à Ancenis en partenariat avec Toyota pour des chariots élévateurs industriels, auxquels s’ajoute le distributeur-importateur CFM Toyota (60 sal.).. Parmi les autres employeurs se distinguent la fonderie Bouhyer (GMBA, 220 sal.), qui existe depuis 1920 et a absorbé une fonderie ardennaise; et, dans la métallurgie et la mécanique, la chaudronnerie Servi-Loire (45 sal.), les machines-outils Mecan Outil (35 sal.).

Dans d’autres domaines, se signalent les cartonnages de luxe Alliora (groupe Ileos du Consortium Nord-Est, ex-Innopack, 110 sal., avec imprimerie) et les cartonnages EM2 (L’Emballage moderne, 30 sal.); la menuiserie et agencement de magasins Moreau (45 sal.), l'atelier de matériel électrique Como (Monnier, 35 sal.), les équipements sanitaires d'usines Sagelec (35 sal.); installations électriques Sodilec (45 sal.) et Cegelec (30 sal.), d'eau et de gaz Monnier (35 sal.); les négoces de plomberie Sanitherm (80 sal.), de matériel de chantier Dimos (60 sal.), Sodem (55 sal.) et Doka (20 sal.), de matériel agricole Claas (30 sal.) et Proval (25 sal.), de quincaillerie Lebert (25 sal.), de crèmerie EPI Ingrédients (25 sal.); analyses médicales Isocel (30 sal.), aide à domicile Domaliance (90 sal.); ingénierie La Noëlle Environnement (photovoltaïque, 25 sal.), travaux publics Cofiroute (130 sal.), Egetra (95 sal.) et Eiffage (65 sal.), service des eaux Veolia (35 sal.); transports par cars Guillou Aillerie (90 sal.) et Lefort (60 sal.), transports Idea (40 sal.).

Ancenis est par ailleurs le siège du grand groupe agricole d’origine coopérative Terrena, issu de la coopérative Cana (Coopérative agricole La Noëlle-Ancenis) et qui emploie au total 10 000 personnes, dont 2 000 à Ancenis sur ses terres de la Noëlle, parmi lesquels 460 à la laiterie du Val d’Ancenis, qui traite un million de litres de lait par jour et 660 au négoce agricole de la Noëlle, 50 dans les bureaux (Espace Terrena). À Ancenis également se situe une unité de production de volailles du groupe Gastronome, filiale de Terrena, avec 240 sal. plus la logistique (230 sal.) et les services et bureaux (50 sal.), sur les deux sites de la Noëlle et de l’Hermitage; et l'abattage et négoce de viandes André Kacher (90 sal.), ainsi qu'une fabrique d'aliments du bétail M. Braud (25 sal.)

La commune s’étend au nord dans les marais de Grée, inclut au NO le bois de la Glère et au nord, tout près de l’échangeur de l’A 11, l’aérodrome d’Ancenis (code LFFI), sur 80 ha, avec aéroclub, doté d’une piste en bitume de 1 200 m et d’une petite aérogare, dont le trafic a culminé à 100 passagers en 2010; l'aérodrome enregistre 11 000 mouvements par an dont 2 300 de voyageurs. Le site était propice à l’équipement d’un parc d’activités dit Aéropôle, sur 50 ha, avec hôtel d’entreprises.

Ancenis a eu 5 000 hab. en 1875 comme en 1900 et en 1950, et sa population a ensuite augmenté jusqu’en 1985; après une stagnation, elle aurait augmenté de 450 hab. entre 1999 et 2009. La majorité du conseil municipal est traditionnellement à droite; le maire est J.-M. Tobie, Modem puis Alliance Centriste, également conseiller général. L’arrondissement a 58 900 hab. (48 700 en 1999), 5 cantons, 29 communes, 79 141 ha; la communauté de communes du pays d’Ancenis correspond assez exceptionnellement à l’arrondissement tout entier et siège au chef-lieu; elle a également le statut de pays officiel sous le nom de pays d’Ancenis.

L’appellation coteaux-d’ancenis, vdqs depuis 1954 (revue en1973), porte sur 260 ha (12 000 hl/an) dans 16 communes de Loire-Atlantique et 11 de Maine-et-Loire à l’intérieur de l’aire du muscadet; elle se rapporte à des vins blancs, rosés et rouges et elle est obligatoirement suivie du nom du cépage dominant (pinot, gamay, cabernet ou malvoisie); le gamay domine.

Le canton a 23 900 hab. (20 000 en 1999), 8 communes, 17 772 ha, et se tient sur la rive droite de la Loire, face au canton de Champtoceaux en Maine-et-Loire, qui occupe l’autre rive. Les communes qui touchent à la Loire produisent des vins d’AOC (muscadet) et vdqs (coteaux-d’ancenis et gros plant nantais). Anetz (1 910 Anetziens, 1 483 ha), 6 km à l’est d’Ancenis, est au bord de la plaine de Loire; elle accueille une fabrique de plastiques Storopack (50 sal.) et l’installateur de réseaux La Signalisation Bretagne (90 sal.); château de Vair des 16e et 19e s., avec parc et douves. Anetz a gagné 510 hab. de 1999 à 2009 (+36%).

La Roche-Blanche (1 090 Roche-Blanchais, 1 482 ha), 11 km NNE d’Ancenis, commune créée en 1950 à partir de Saint-Herblon, bénéficie du centre de plein-air de Pied-Bercy; elle a gagné 210 hab. de 1999 à 2009. Les trois communes de l’ouest du canton, Mésanger, Saint-Géréon et Oudon, ont plus de 2 000 habitants chacune, ainsi que Saint-Herblon au nord-est. Pouillé-les-Coteaux (850 hab., 1 172 ha), 9 km au nord d'Ancenis, partage avec Mésanger un double parc éolien de 8 Enercon (18,4 MW) des firmes Juwl et CNR; la commune a gagné 130 hab. de 1999 à 2009.