Ancerville

2 870 hab. (Ancervillois), 2 158 ha dont 744 de bois, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l’arrondissement de Bar-le-Duc, 25 km au SO de la préfecture. La ville est sur la N 4, à l’extrémité occidentale du département et à l’angle SO de son canton, et fait partie de l’agglomération de Saint-Dizier, qui est à peine à 7 km à l’ouest. La commune inclut une fraction de la vallée de la Marne, où passe la voie ferrée vers Chaumont et Dijon.

Elle a une base industrielle ancienne, fondée sur la métallurgie: la SMCM (Meusienne de constructions mécaniques), du groupe Aperam issu d'Arcelor-Mittal, fabrique des tubes en inox (210 sal.); menuiserie métallique Cermast (50 sal.), mécanique MCM (Meusienne de mécanique, 30 sal.) et SMGA (20 sal.); mais l’ensemble occupait naguère plus de 500 personnes. Le complexe entraîne la présence de services comme le gardiennage Securitas (190 sal.), le nettoyage Onet (130 sal.), la maçonnerie d'entretien de bâtiments industriels Simco (30 sal.); vente à domicile Armony (40 sal.).

La ville a un collège public et une église classée, en partie du 13e s. Ancerville a eu plus de 2 000 hab. de 1800 à 1890; abaissée à 1 740 hab. en 1936, sa population est remontée après la guerre et parvenue à un maximum de 2 870 (sdc) en 1990; elle a repris entre 1999 et 2008 une centaine des 140 hab. qu’elle avait perdus entre 1990 et 1999, peut-être en partie par un biais statistique. La ville est le siège de la communauté de communes de la Saulx et du Perthois (18 communes, 10 000 hab.).

Le canton a 9 900 hab. (9 700 en 1999), 17 communes, 20 070 ha dont 6 863 de bois; il est limitrophe du département de la Haute-Marne et de la Marne, traversé par la N 4 et par la vallée de la Saulx. Cousances-les-Forges (1 740 Cousancois hab., 1 813 ha dont 440 de bois), 8 km au SE d’Ancerville, occupe un petit fossé tectonique légèrement enfoncé dans le plateau des Bars et bordé à l’ouest par un long talus rectiligne. Son nom fut Cousances, puis Cousances-aux-Forges en 1847, Cousances-les-Forges en 1965; sa population est passée par un premier maximum à 1 900 hab. en 1911, un minimum à 1 320 hab. de 1936 à 1962, un second maximum à 1 890 hab. en 1982, en partie au rythme de l’emploi; elle est restée stable depuis 1990. Son passé industriel, que rappelle son nom, semble bien lointain: la seule entreprise notable est celle des transports Cornevin (120 sal.). La commune s’orne du château de l'Isle (16e s., style renaissance, classé).

Savonnières-en-Perthois (490 hab., 1 007 ha dont 358 de bois), 4 km à l’est de Cousances, fut célèbre pour la qualité de ses pierres de taille et ses environs sont constellés d’anciennes carrières; château du 18e s. Une file de villages a pris place dans la vallée de la Saulx. En amont, Stainville (420 hab., 2 087 ha dont 559 de bois), proche de la N 4, à 15 km ENE d’Ancerville, occupe un pédoncule de méandre entièrement recoupé, qui laisse un fossé circulaire entourant complètement la butte du mont Dardel; le château de Choiseul, du 16e, à tours rondes, est transformé en hostellerie. L’ancienne abbaye de prémontrés à Jovilliers au sud de la commune, apparue au 12e s. et plusieurs fois reconstruite jusqu’au 18e s., est devenue une exploitation agricole et le siège d’une association culturelle. La commune a eu plus de 1 200 hab. autour de 1850; elle en a ggané 40 après 1990.

À Bazincourt-sur-Saulx (160 hab., 1 034 ha dont 385 de bois), 6 km au NO de Stainville et à 11 km ENE d’Ancerville, église du 12e s. remaniée au 15e et maison du 16e s. dite le Château; la commune se nommait Bazincourt avant 1919, puis était devenue Bazincourt-Montplonne en fusionnant avec sa voisine du NE Montplonne en 1972, mais la fusion a été annulée en 1983.

Montplonne (190 Montplonnois dont 30 à part, 2 068 ha dont 886 de bois), un peu à l’écart dans un vallon affluent parmi les bois, abrite un institut de rééducation, et conserve deux menhirs. Vers l’aval de la vallée de la Saulx, Haironville (600 Haironvillois, 979 ha dont 376 de bois), 9 km au NE d’Ancerville, se signale par le château de la Varenne avec parc (16e, 18e et 19e s.) et un pont du 17e s., et surtout par l’une des plus grosses usines du Barrois, l’aciérie du groupe Arcelor, qui emploie 260 personnes (profilage à froid) mais en avait encore 620 en 2005.

Tout en aval à l’angle NO du canton, à une quinzaine de kilomètres au SO de Bar-le-Duc, les deux villages voisins de Ville-sur-Saulx (320 hab., 407 ha dont 150 de bois) et Lisle-en-Rigault (550 hab., 1 054 ha dont 575 de bois), qui ont longtemps vécu au rythme d'une papeterie disparue mais qui remontait au 14e s., se partagent un château renaissance des 16e et 18e s. avec parc. Lisle y ajoute un beau château du 18e siècle et, tout en aval, le château de Jean d'Heurs, dont la façade est en arc; il est entouré par un parc paysager, refait au 19e s. pour le maréchal Oudinot à partir des restes d'une abbaye de prémontrés reconstruite au 18e s. en pierre de Savonnières.