Ancy-le-Franc

1 100 hab. (Ancéacquais), 1 965 ha dont 921 de bois, chef-lieu de canton du département de l'Yonne dans l'arrondissement d'Avallon, 20 km au SE de Tonnerre, sur le coteau de rive droite de la vallée de l'Armançon. Le village est surtout connu pour son château, construit par le Bolonais Serlio en 1546, quadrilatère à quatre tours carrées, avec beaux appartements, qui passe pour être le premier en France à représenter l'architecture renaissance classique; musée de l'attelage et musée de l'automobile; collège public; port de plaisance sur le canal du Nivernais, voie ferrée Paris-Dijon; zone industrielle, coopérative agricole et viticole, préfabriqués OP Lafarge (20 sal.), transports Fréchot (35 sal.). La commune a absorbé en 1972 celle de Cusy, qui lui fait face rive gauche; la population a tendance à diminuer un peu depuis.

Le canton a 5 500 hab., 18 communes, 28 336 ha dont 10 689 de bois; sa population a peu changé après 1999. La communauté de communes du canton d'Ancy-le-Franc rassemble les 18 communes et siège au chef-lieu. Limitrophe du département de la Côte-d'Or, son territoire s'étend de part et d'autre de la large vallée à méandres de l'Armançon, actif couloir de circulation - largement au SE, en pointe au NO. La moitié occidentale appartient au plateau boisé des calcaires rauraciens, Ancy-le-Franc étant au fond de l'entonnoir de percée. Les lignes de TGV écornent le canton au NO et au SE.

Dans la partie orientale, proche de Montbard et aussi boisée, sur le plateau de calcaires bathoniens, Nuits (430 Nuitons, 1 158 ha dont 435 de bois) et Ravières (900 Raviérois, 2 185 ha dont 913 de bois), qui se font face de part et d'autre de l'Armançon, forment étape dans ce couloir, avec une bifurcation ferroviaire et un port de plaisance. Nuits, parfois et naguère dénommée à tort «sur Armançon» ou «sous Ravières», a un château renaissance (1560) avec parc et une porte fortifiée; Ravières, une église à portail du 12e s. et des carrières de pierre (Rocamat, 120 sal.), lambris et plinthes Tecnoprofil (Roysol, 25 sal.), un centre d'aide par le travail; mais la commune a perdu 90 hab. après 1999. Juste en amont, à 14 km SE d'Ancy-le-Franc sur la rive droite de l'Armançon, Cry (180 Crycois, 1 116 ha dont 498 de bois) passe pour un «village de caractère»; halte nautique, pont du 16e siècle; carrière et atelier de pierre recosntituée SIB (Eberhart, 30 sal.).

Fulvy (150 hab.) est sur le coteau de rive gauche de l'Armançon, 3 km au sud d'Ancy; château du 18e s., espaces verts Bon (35 sal.). Argenteuil-sur-Armançon (260 hab.), 7 km OSO du chef-lieu, est dans la vallée de l'Armançon, rive gauche; église classée du 15e s., transports Goux (25 sal.). Tout au NO du canton, à 8 km d'Ancy-le-Franc et 12 de Tonnerre, Lézinnes, au bord de l'Armançon (750 hab., 1 596 ha dont 439 de bois) a quelques entreprises: cimenterie Lafarge de 85 emplois, emballages en bois La Poinçonnaise (20 sal.), installations électriques Laurin (35 sal.), négoce agricole Soufflet (30 sal.); mais elle a peu conservé de son ancienne abbaye cistercienne et a perdu une cinquantaine d'habitants après 1999.