Andelys (Les)

8 480 hab. (Andelysiens) dont 230 à part, 4 062 ha dont 755 de bois, sous-préfecture du département de l'Eure, 35 km au SE de Rouen. La ville se tasse dans le vallon encaissé du Gambon, qui entaille le plateau du Vexin et conflue avec la Seine, rive droite, au bout de la ville. Le Grand Andely est dans le vallon, le Petit-Andely lui fait suite en bord de Seine. L'éperon de confluence au sud porte les ruines du célèbre château Gaillard, qui fut une imposante forteresse à la limite de la Normandie, et qui domine un site escarpé de rive concave de la Seine; un puissant châtelet est séparé du donjon par un fossé. Côté nord, sur le plateau, se voient les restes d'un théâtre romain. Un peu en aval sur la Seine, le port de plaisance du hameau du Val Saint-Martin est au débouché d'un court vallon.

La ville a deux collèges et un lycée publics, un hôpital local (10 lits), un centre d'aide par le travail; église Saint-Sauveur du début du 13e s., église Notre-Dame, belle collégiale flamboyante à portail renaissance; musée Nicolas Poussin, musée Normandie-Niémen. La ville a deux supermarchés, Carrefour (50 sal.) et Intermarché (40 sal.), et deux grosses usines jumelles: Holophane (passée de 580 à 380 sal.), qui fabrique des verres pour phares d’automobiles et autres éclairages, créée en 1920, et qui exporte plus de 80% de sa production; et Thorn Europhane (360 sal.), spécialiste de l’éclairage d’aérodromes, au groupe britannique Thorn; mécanique et usinage de plastiques (Dedienne, 40 sal.); traitement des eaux Veolia (60 sal.), nettoyage urbain La Polyurbaine (Derichebourg, 40 sal.), presse hebdomadaire l’Impartial (Publihebdos, 25 sal.).

La population communale est longtemps restée autour de 5 500 hab., puis a augmenté dans la seconde moitié du 20e s.; mais elle aurait perdu plus de 800 hab. entre 1999 et 2008. La ville anime la communauté de communes des Andelys et de ses environs, qui rassemble 21 communes et 17 500 hab. L'unité urbaine Insee est censée se limiter à la commune. L’arrondissement, qui s'est augmenté des cantons de Louviers en 2006, a 174 800 hab., 12 cantons, 175 communes, 157 254 ha et s'étend dans le Vexin normand, au nord de la Seine et à l'est de Rouen.

Le canton a 18 200 hab. (18 000 en 1999), 20 communes, 21 188 ha dont 4 960 de bois; s’il s’étend sur le plateau du Vexin normand, la plupart de ses habitants n’en sont pas moins dans la vallée de la Seine, rive droite. Tout en amont, Notre-Dame-de-l’Isle (710 650 hab., 1 181 ha dont 508 de bois), 13 km SSE des Andelys, jadis nommée L’Île-Notre-Dame, est juste sur la rive; elle a une fabrique de plastiques pour bâtiment ACO (100 sal.), à un groupe allemand; la population, tombée à 270 hab. en 1962, remonte et s'est accrue de 60 hab. entre 1999 et 2008. À 2 km au nord, Port-Mort (1 030 hab., 1 217 ha dont 501 de bois) inclut le site du château de la Roque, sous un éperon de recoupement de méandres dominé par la forêt des Andelys, et s’orne d’un menhir dit gravier de Gargantua. Le nom du village n’a rien à voir avec un port déchu, mais était Portus Maurus avant le 11e s.; télécommunications Akeo (45 sal.), atelier de gommes et résines Alland & Robert (35 sal.); Port-Mort a doublé sa population depuis 1950, et gagné près de 200 hab. après 1999.

Courcelles-sur-Seine (1 670 hab., 547 ha), face à Gaillon et d’ailleurs membre de sa communauté de communes, à 7 km SSO des Andelys, aligne ses maisons sur le cordon alluvial avant le grand méandre des Andelys; fabrique de poutres en béton Rector-Lesage (60 sal.), services et conditionnement Artsane (35 sal.). Courcelles avait seulement 360 hab. en 1954, puis est pasée à 1 100 en 1975; elle a gagné 130 hab. entre 1999 et 2008. En aval de Courcelles, Bouafles (650 hab., 1 261 ha dont 599 de bois), au pied du coteau, associe des étangs de gravières en bord de Seine et une partie de la forêt des Andelys sur le plateau; espaces verts Chr. Stage (20 sal.); Bouafles n’avait que 150 hab. en 1936, 370 en 1975. Plus près des Andelys, la petite Vézillon (240 hab., 204 ha) est très proche du Château Gaillard et fait face au parc de loisirs de Tolysland; église des 12e et 16e s. avec cimetière classé.

Vers l’aval, passé le site escarpé des Andelys et de la rive concave de ce méandre, sous les petits villages perchés que sont Le Thuit (130 hab., 302 ha dont 114 de bois) et La Roquette (230 hab., 590 ha dont 197 de bois), le relief s’abaisse vers Muids (910 hab., 1 522 ha dont 405 de bois), dont les maisons s’alignent sur 4 km à la faveur des laisses de rive convexe; quelques îles et un ancien moulin, métallerie Etumeca (40 sal.). La Roquette a gagné 40 hab. de 1999 à 2008, Muids une cinquantaine; elle n’en avait que 450 en 1954. Au nord des Andelys sur le plateau du Vexin, Fresne-l’Archevêque (490 hab., 1 058 ha) est un intéressant exemple de village-rue, avec une belle église du 13e s.