Anet

2 700 hab. (Anetais) dont 110 à part, 785 ha dont 298 de bois, chef-lieu de canton d'Eure-et-Loir dans l'arrondissement de Dreux, 15 km au NNE de Dreux sur la rive droite de l'Eure. Anet, ancienne place forte, est surtout connue pour son château renaissance, que Diane de Poitiers commanda à Philibert Delorme et qui fut inauguré en 1552, puis réaménagé au 17e s., assorti d'un canal particulier et de jardins par Le Nôtre, et passablement détérioré au début du 19e s.; il reçoit 27 000 visiteurs par an.

Le bourg est bien équipé, possède services et petites entreprises; le transporteur Translocauto emploie 90 personnes; Solabia fabrique des produits chimiques de base pour la pharmacie (Usine Chimique d'Ivry, 35 sal.); emballages métalliques légers Boudeville et Fontaine (35 sal.), antennes de téléphonie Itas (50 sal.); supermarché Atac (40 sal.); collège public, lycée professionnel agricole privé, maison de retraite. La commune n'avait que 1 200 hab. en 1954 et sa population a crû jusqu'en 1990. Anet est le siège de la communauté de communes Val d'Eure et Vesgre, qui réunit 11 communes et 14 400 hab.

Le canton a 19 100 hab., 21 communes et 22 371 ha dont 5 212 de bois. Il s'avance en pointe entre les départements de l'Eure et des Yvelines et inclut au SO la grande forêt domaniale de Dreux. Il est bordé à l'ouest par la vallée de l'Eure et traversé par son affluent la Vesgre; près du confluent, La Chaussée-d'Ivry (1 000 hab., 839 ha), 6 km NE d'Anet, a un golf et un Atelier de réalisation mécanique (Arm, 50 sal.); sa population était de 470 hab. en 1962 et croît depuis. Plus près d'Anet, Oulins (1 110 Oulinois, 1 008 ha) a crû entre 1982 (350 hab.) et 1990 (720), et a encore gagné 300 hab. (un bon tiers) de 1999 à 2007; mais, depuis, elle subit le contrecoup de la fermeture du site de jouets Solido-Majorette (90 sal. à la production, 140 à la distribution). À 9 km NE d'Anet à la limite de l'Île-de-France et sur la route de Mantes-la-Jolie, Le Mesnil-Simon (500 hab., 917 ha), cerné à l'ouest par une demi-ceinture de bois, abrite plusieurs ateliers dont les charpentes en lamellé-collé CMBP (45 sal.), le négoce de textiles Sodem (50 sal.), et conserve le mausolée de Malebranche (18e s.); la population croît: la commune n'avait que 185 hab. en 1968.

Tout au nord du canton, Guainville (680 hab., 1 412 ha dont 212 de bois) est la commune la plus septentrionale de la région Centre, limitrophe à la fois des départements de l'Eure et des Yvelines, et inclut un grand bois, nommé forêt de Guainville; fabrication de pièces pour ventilation (Artilec, 25 sal.), terrassements LMTPT (40 sal.). Guainville n'avait que 250 hab. dans les années 1960. Sa voisine de l'est Gilles (580 hab., 726 ha) s'orne du château de Vitré; elle a également progressé depuis les 200 hab. des années 1950.

Saint-Lubin-de-la-Haye (930 Léobiniens, 1 432 ha), 14 km à l'ESE d'Anet, non loin de Houdan (Yvelines) dans la vallée de la Vesgre, se disperse en plusieurs hameaux et abrite l'entreprise de routage RDSL, qui emploie 190 personnes, ainsi que l'atelier de resorts et pièces métalliques Sabmi (Bouclage mécanique industriel, 30 sal.); la commune avait 360 hab. en 1962; elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2007. Berchères-sur-Vesgre (850 Berchériens, 1 199 ha), 9 km à l'est d'Anet, à la limite des Yvelines, a hérité d'un menhir dit la Pierre de la Folie, et du château de Herces (18e s.). La commune avait absorbé en 1854 sa voisine La Ville-l'Évêque, mais n'avait plus que 360 hab. en 1962; sa population était montée à 730 en 1999. Plus près d'Anet dans la même vallée de la Vesgre, Rouvres (900 hab., 1 624 ha dont 392 de bois) a un finage qui s'enfonce à l'ouest dans la forêt de Dreux; église classée, en partie du 12e s; conseil de gestion Clin d'Œil (50 sal.). Sa population était tombée de 1 000 hab. en 1831 à 360 en 1962 et augmente depuis (790 hab. en 1999).

Au SO d'Anet, au bord de l'Eure face à Ézy-sur-Eure, Saussay (1 100 hab., 459 ha) a un imprimeur (Stralfors, 45 sal.) et un dépôt des cars Keolis (30 sal.), un supermarché Carrefour (50 sal.); elle n'avait que 400 hab. dans les années 1960. Plus au sud, Sorel-Moussel (1 800 Soréliens, 1 280 ha dont 428 de bois), où Firmin-Didot avait créé une papeterie, offre des mégalithes et les vestiges d'un château du 17e s. et de son parc. La commune, d'habitat très dispersé, bénéficie de la vallée de l'Eure (zones humides protégées) et son territoire mord un peu sur la forêt de Dreux; elle avait eu 1 100 hab. en 1866, 720 en 1954 et sa population croît depuis; elle a encore gagné plus de 300 hab. de 1999 à 2007.

Abondant a dépassé les 2 000 hab. (1 850 Buxois, 2 260 ha dont 540 de bois), 4 km au NE d'Abondant, a un horizon plus dégagé sur le plateau. Le village, comme Abondant, est sur le tracé de l'aqueduc de l'Avre; il conserve un sanctuaire gallo-romain et a reçu un collège public. Bû, jadis Beu, dont le nom viendrait du buis, avait 700 hab. en 1962 et sa population a sensiblement augmenté depuis, mais lentement après 1999.

La nationale 12 et la voie ferrée entre Paris et Dreux traversent la partie sud-est du canton; Serville (360 hab., 562 ha), à 11 km ENE de Dreux, a une fabrique de machines de séchage pour l'agro-alimentaire (Promill, 45 sal.). Juste à l'est, la petite Marchezais (290 Marcherois, 219 ha) et Broué (920 hab., 1 203 ha) se partagent le hameau de Marolles, sur la N 12; Marchezais a une gare sur la ligne de Paris à Dreux et une fabrique d'aliments du bétail Alimex (groupe belge Verselé Laga , 45 sal.), Broué un négoce agricole (Sodem, 25 sal.) et une maison seigneuriale du 17e s., qui fut à l'ordre des célestins; la ferme d'Orvilliers produit des plantations et dalles végétales (Écovégétal, 45 sal.). Broué n'avait que 410 hab. en 1968 et sa population croît depuis (plus 150 hab. de 1999 à 2007), tandis que Marchezais a gagné près de 80 hab. aux mêmes dates. Un peu à l'est près de Houdan, Goussainville (850 hab., 1 083 ha), village-rue sur la N 12, a un bureau d'études d'outillage (Beom, 30 sal.); sa population n'était que de 370 hab. en 1962 et croît depuis cette date.