Ardentes

3 700 hab., 6 209 ha dont 1 339 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre dans l'arrondissement de Châteauroux, 14 km au SE de la préfecture, sur la rive droite de l'Indre. La bourgade, à la limite de la Champagne berrichonne et du Boischaut, a un passé de travail du bois et du fer; il lui reste notamment une parqueterie (La Berrichonne, descendue de 200 à 75 sal.) et une scierie (Robert Pierre, 50 sal.); mécanique Protec (25 sal.). Ardentes dispose d'un collège public, et abrite aussi des installations du service de santé des armées, une maison de retraite; église du 12e s., châteaux de Greuille, Villejovet et Bonnet au sud-est du bourg. La commune est issue de la fusion de Saint-Vincent-d'Ardentes et de Saint-Martin-d'Ardentes en 1839, alors de population sensiblement équivalente; elle avait 2 700 hab. en 1911, 2 200 en 1931, puis est remontée à 2 700 de 1946 à 1970 et a un peu augmenté ensuite jusqu'en 1990, et après 1999 (3 400 hab.).

Le canton a 16 400 hab. (14 900 en 1999), 12 communes et 43 654 ha dont 10 875 de bois; il dépasse à l'ouest l'autoroute A 20 et englobe la forêt domaniale de Châteauroux autour du Poinçonnet; d'assez nombreux étangs se voient au sud et au sud-ouest. Tout au nord du canton, la commune de Diors (790 Diorsais, 2 544 ha dont 455 de bois), qui a souffert des bombardements de 1944 et où a été aménagé un musée des trois guerres, contient les châteaux de Diors près du village, de Montaboutin au nord. Diors n'avait que 270 hab. en 1975 et croît depuis; elle a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2007. Elle participe directement aux activités de Châteauroux par la zone industrielle de la Martinière, qui accueille notamment la grande fonderie d'aluminium Montupet (ex-Virax), devenue Française de Roues et rachetée par l'Indien Deltronix mais descendue de 950 à 330 sal. (jantes d'automobiles); tubes plastiques Pipelife (50 sal.) et pièces plastiques Ullit (25 sal.), mécanique (Express, 35 sal.); travaux publics Setec (130 sal.); mais Meadweswacot (emballage, 100 sal.) a fermé en 2010.

Cette zone est partagée avec la commune voisine d'Étrechet (880 hab., 1 789 ha), 9 km au SE de Châteauroux sur la route de la Châtre et dans la vallée de l'Indre; château de Fougères au bord de l'Indre, maison de retraite. Étrechet n'avait que 350 hab. en 1968; elle est passée brusquement à 820 hab. en 1975, a culminé en 1982 à 930 hab. mais a perdu des habitants ensuite, avant d'en regagner après 1999. Le finage de Mâron (750 hab., 2 784 ha dont 529 de bois), 9 km NNE d'Ardentes, contient le bois de Mâron et le château de Rezay (19e s.); sa population a varié de 900 hab. dans la seconde moitié du 19e s. à 510 en 1975, avant de reprendre un peu.

Au SO du canton, Arthon (1 000 hab., 4 680 ha dont 1 335 de bois), à 18 km au sud de Châteauroux, compte plusieurs châteaux du 19e s. en bordure de la forêt de Châteauroux (Chandaire, Corbilly, les Crubliers), et abrite depuis 1974 l'usine de moquettes de la société Balsan (200 sal.), maintenant au groupe belge De Poortere, ainsi que les installations du club de football castelroussin de La Berrichonne (40 sal.) au centre de rencontres de la Tremblaire (ou la Tremblère). Sa population a augmenté depuis le creux de 1975 (560 hab.). Sa voisine Velles (880 Vellois, 6 309 ha dont 1 818 de bois), un peu à l'ouest et proche comme elle de la Bouzanne, a de nombreux étangs dont le plus étendu est celui de Madagascar; château de Beauregard (15e au 18e s.) au bord de la rivière au nord-est du village, château du Plessis au sud-ouest, reste de voie romaine de la Chaussée de César; négoce alimentaire Transgourmet ex-aldis (90 sal.), station d'autoroute Shell (25 sal.), centre de vacances de la Sncf (90 places).

À l'ouest du canton, au-delà de l'autoroute A 20, Luant (1 400 hab., 3 106 ha dont 556 de bois), 15 km au SO de Châteauroux et La Pérouille (410 Pérouillots, 2 154 ha dont 395 de bois), 6 km plus loin, sont dans le parc régional de la Brenne. Luant a reçu l'aire de service des Mille Étangs sur l'autoroute (Total, 35 sal.) et accueille un atelier d'équipement électrique de la Luantaise (20 sal.); sa population augmente depuis le creux de 1968 (780 hab.). La Pérouille a gagné 80 hab. de 1999 à 2007.