Argenton-sur-Creuse

5 400 hab. (Argentonnais) dont 250 à part, 2 934 ha dont 620 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre dans l'arrondissement de Châteauroux, 30 km au SO de la préfecture. C'est une ville ancienne, carrefour et site de pont, dont le noyau principal et pittoresque se trouve sur la rive droite de la Creuse, où se mirent ses maisons anciennes; elle se veut ainsi la «Venise du Berry»… Un Musée de la chemiserie et de l'élégance masculine, avec festival, évoque une activité qui a marqué le passé d'Argenton mais a fini par disparaître; la production se limite à présent à quelques ateliers, notamment en agro-alimentaire avec la pâtisserie Kremer (110 sal.); imprimerie Badel (25 sal.), appareils d'éclairage Lenzi (25 sal.), piscines Ibiza (50 sal.), bétons Gallaud (30 sal.), transports Desbarrats (25 sal.).

La ville, sur la voie ferrée Paris-Toulouse et l'autoroute A 20, est fleurie (trois fleurs) et bien équipée en services; elle dispose d'un collège public, un lycée public, un lycée professionnel public, une maison de retraite. Elle mise aussi sur le tourisme, qu'attirent les sites de la vallée de la Creuse en amont, autour d'Éguzon-Chantôme, accueille un centre de vacances des Assurances sociales au château de Vaux et ouvre une base nautique. Argenton a eu un double maximum de population autour de 1900 et autour de 1970, tous deux à 6 400 hab., séparés par un creux à 5 400 hab. en 1926, mais a perdu 1 300 hab. de 1975 à 1999 et reste stable depuis; la mention «sur Creuse» est de 1958. La communauté de communes du pays d'Argenton-sur-Creuse comporte 13 communes et 15 300 hab.; elle siège à Argenton et gère les sites d'Argentomagus et de l'aérodrome, ainsi que des projets touristiques.

Le canton a 12 900 hab., 11 communes et 23 527 ha dont 3 718 de bois; il est bordé à l'ouest par le parc régional de la Brenne et traversé du nord au sud par l'autoroute Occitane (A 20) et la voie ferrée Paris-Toulouse. Juste en aval d'Argenton, la commune de Saint-Marcel (1 700 Pitolats, 1 784 ha dont 389 de bois), dont le centre a conservé l'allure d'un village médiéval et qui fut close de remparts, a mis en valeur le site d'Argentomagus, nom ancien du peuplement d'Argenton, qui évoque un marché notable au croisement de voies romaines: un oppidum et plusieurs restes gallo-romains, dont temples, théâtre et amphithéâtre; musée archéologique et historique (20 000 visiteurs par an), avec «jardin romain» (http://www.argentonmagus.com); magasin Intermarché (50 sal.), transports Guillemet (80 sal.) et Gefco (50 sal.), centre d'aide par le travail. La commune, dont le gentilé Pitolats est très vivant mais d'origine inconnue, est très visitée; elle avait 2 750 hab. en 1886 puis Le Pont-Chrétien-Chabenet s'en est émancipée en 1912, faisant tomber le nombre des habitants à 1 500 dans les années 1920; il a atteint 1 800 hab. en 1962 puis a un peu diminué; il reste stable depuis 1982.

Au SE d'Argenton, Le Péchereaua passé les 2 000 habitants. Le Menoux (460 hab., 558 ha), 6 km au SE d'Argenton sur la rive droite de la Creuse qui s'y encaisse, a vu se recréer à partir de 2005 un petit vignoble de gamay, cabernet franc et cot à l'initiative du groupe Lafond de Reuilly. Celon (390 hab., 1 704 ha), à la pointe sud du canton à 8 km d'Argenton, a un échangeur de l'autoroute Occitane et une aire de repos; elle héberge le siège du pays Val de Creuse-Val d'Anglin.

Tendu (560 hab., 4 217 ha dont 1 199 de bois), 7 km au NNE d'Argenton, entourée de bois, a plusieurs châteaux et vestiges de châteaux et donjons, dont ceux de Mazières (12e, 14e, 15e s.) et du Prunget; château de la Bécherolle au sud-ouest, du Broutay au nord-est, tous deux au bord de la Bouzanne et datant du 19e s.; plusieurs étangs au nord de la commune, dont la population a culminé à 790 hab. en 1891 et a peu changé de 1970 à 1999, puis a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2007.

Le Pont-Chrétien-Chabenet (980 Pontcabanois, 903 ha dont 209 de bois), 5 km au NO d'Argenton dans la vallée de la Creuse et au confluent de la Bouzanne, a une usine de bouchage métallique Coliège Metalco (50 sal., groupe Lafitte et Cork de Napa, en Californie); château du Chabenet (15e s.), pont couvert en bois du 19e s. sur la Bouzanne. La commune n'a été créée qu'en 1912, à partir de Saint-Marcel, avec 700 hab. Chasseneuil (670 Cassinolais, 2 985 ha dont 345 de bois), 3 km au nord de la précédente, partage avec elle le confluent Creuse-Bouzanne, près duquel se tient le château du Cluzeau (19e s.), aménagé en clinique (40 sal.) et maison de retraite (Rive Ardente, 35 sal.); la limite du parc régional de la Brenne l'entoure à l'ouest et au nord; elle a eu 1 200 hab. autour de 1880. Entre ces deux communes, la voie ferrée Paris-Toulouse passe en tunnel sur un kilomètre.