Arques-la-Bataille

2 600 hab. (Arquais), 1 469 ha dont 557 de bois, commune de Seine-Maritime dans le canton d'Offranville, 6 km au SE de Dieppe en aval du confluent de la Béthune et de la Varenne, rive gauche, dans la vallée de celle-ci, qui devient l'Arques juste en aval, au confluent de l'Eaulne. Arques fut un port de mer, et devint célèbre quand Henri de Navarre y battit le 21 septembre 1589 les troupes catholiques, pourtant bien plus nombreuses; il avait tiré le meilleur parti de l'artillerie du château fort, qui dresse encore ses ruines au-dessus de la vallée. Le château fut construit en 1040, refait en 1122, et encore au début du 16e s.; il en reste notamment un donjon carré.

Arques, qui n'est «la Bataille» que depuis 1882, se signale aussi par son église flamboyante du 16e s. et ses vieilles maisons, ainsi que par le manoir d'Archelles, de l'autre côté de la Varenne. La commune s'étend au-delà de la vallée, sur le plateau entre Béthune et Eaulne, dans la forêt domaniale d'Arques, dont les hêtres occupent 972 ha. Elle accueille un institut médico-éducatif, un atelier de moules pour plastiques Adop (Ateliers dieppois d'outillages, 30 sal.). un de films pour transfert thermique Regma (20 sal.), une papeterie-cartonnerie Normandie Coating (30 sal.). La ville a eu naguère bien d'autres industries, qui ont fermé. La commune avait 1 100 hab. en 1882; sa population a augmenté jusqu'en 1970 (2 800 hab.) et a peu changé depuis.