Ars-sur-Moselle

4 780 hab. (Arsois), 1 160 ha dont 554 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Metz-Campagne, 10 km au SO de la préfecture. La ville est sur la rive gauche de la Moselle, juste au pied de la côte au débouché d’un vallon. Le ban communal occupe le vallon et une partie du plateau au nord-ouest jusqu’aux abords de Gravelotte, où la forêt d’Ars est inscrite dans un champ de tir. Quelques entreprises se tiennent près de la gare, comme la visserie-boulonnerie Railtech, ex-Ars Industrie (40 sal.) et la charcuterie Pac (150 sal.); génie thermique Mea et Mertz (25 sal.); nettoyage Euronet (170 sal.), un collège public, supermarché Match (45 sal.). La commune avait 5 000 hab. dès 1861, puis est descendue à moins de 4 000 entre les deux guerres; sa population est remontée jusqu’à un maximum de 5 500 en 1975; restée stable après 1982, elle aurait baissé de 250 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 21 900 hab. (21 300 en 1999), 18 communes, 14 427 ha dont 4 287 de bois . Il est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle et s’étire du nord au sud sur 21 km; une partie, au sud-ouest, est dans le parc régional de Lorraine. La Moselle y passe en arrière des côtes de Moselle, dans une vallée encaissée, qui ne s’ouvre qu’à partir d’Ars. Corny-sur-Moselle relaie Jouy au sud. Arry (480 Arrygeois, 688 ha dont 159 de bois) est la commune la plus méridionale du canton, 5 km au sud de Corny mais sur le relief; église classée du 13e s., parc de l'ancien château du 18e s. au village; sa population s'est accrue de 70 hab. entre 1999 et 2008.

Sur la rive droite de la rivière, Jouy-aux-Arches (1 610 hab., 601 ha) est presque à la hauteur d’Ars, un peu en amont, et conserve quelques vestiges d’un aqueduc romain qui menait à Metz; au nord, la commune partage avec deux voisines une grande zone industrielle (95 ha) Actisud; nettoyage Sin et Stes (790 sal.), génie thermique Boucherez (50 sal.) et Méa (20 sal.), installations électriques (Thépault, 65 sal.), couverture Toitures de l’Est (35 sal.); matériel de réfrigération Axima (40 sal.); distribution alimentaire Maximo (55 sal.), négoce de produits d’entretien Le Goff (40 sal.), magasins Castorama (110 sal.), But (75 sal.) et Conforama (45 sal.), jardinerie Jardiland (25 sal.); récupération de déchets Eska (20 sal.), publicité Adrexo (170 sal.) et Mediapost (85 sal.). Jouy avait déjà plus de 1 000 hab. en 1866 et croît modérément depuis les années 1950.

Le village de Vaux (890 Valois, 663 ha dont 297 de bois), juste au nord d’Ars, est dominé par le plateau de revers de côte, qui porte la forêt domaniale de Vaux et toute une série d’ouvrages de défense au sein d’un terrain militaire qui s’étend jusqu’à Châtel-Saint-Germain, et qui est néanmoins dans le parc régional de Lorraine. Quelques vignes sont cultivées sur les pentes (vdqs vins de moselle); un château, qui conserve des éléments médiévaux mais a été très remanié dans les siècles, devint même le siège d’une maison de mousseux (Seckt) durant la période allemande; quoique passé de main en main, un temps colonie de vacances d’Hagondange, il anime toujours un petit vignoble.

Juste au nord de Vaux, Jussy (470 hab., 291 ha) est à la tête d’un curieux finage, extrêmement étroit, étiré de la Moselle vers le nord-ouest où il atteint le finage de Gravelotte, tandis qu'au sud-est il coupe à travers les nombreux étangs de gravières de la plaine de la Moselle; un institut médico-éducatif. Rozérieulles (1 450 Rozérieullois, 658 ha) et Sainte-Rufine (560 hab., 71 ha) sont entre Jussy et Châtel-Saint-Germain. La Voie de la Liberté (D 603) passe dans le vallon de Rozérieulles, dont le village s'est agrandi de larges lotissements en espalier et a gagné 110 hab. de 1999 à 2008; elle avait 450 hab. dans les années 1930; l'église paroissiale, en partie du 13e s., est inscrite; Sainte-Rufine, qui a gagné une centaine d'habitants depuis 1999, et n'en avait que 240 en 1936, a un minuscule finage sur un promontoire du plateau entre la vallée de la Moselle et les vallons de Montvaux, qui descend de Châtel-Saint-Germain, et de Rozérieulles; château Buzelet (18e s., inscrit). Lessy (940 Lessyliens dont 110 à part) est au-delà du Montvaux, à la pointe nord du canton sous les côtes, 7 km à l’ouest de Metz et tout près de Scy-Chazelles; église fortifiée et collège-lycée privé (Institut Pilâtre du Rozier, 60 sal.).

Au sud-ouest du canton, sur la rive gauche de la Moselle que longe la voie ferrée de Metz à Nancy, Ancy-sur-Moselle (1 460 Ancéens, 912 ha dont 453 de bois) fait face à Jouy, et cultive à nouveau quelques vignes; travaux publics Prosign (30 sal.). Ancy est le siège de la communauté de communes du Val de Moselle (10 communes). Novéant-sur-Moselle la relaie au sud.

Gorze (1 250 Gorziens, 1 794 ha dont 969 de bois), 8 km au SO d’Ars, est à la tête d’un profond vallon qui atteint la Moselle à Novéant, et où se voient des traces de l’aqueduc romain qui menait de Gorze à Metz; dans ce paysage boisé s’était tapie dès le 8e siècle une abbaye bénédictine, qui a joué quelque rôle dans l’expansion des vignes de Moselle; il reste un palais abbatial du 17e s., des maisons anciennes et un musée (maison de l’histoire de la Terre de Gorze); Gorze a eu plus de 1 800 hab. dans les années 1830 et sa population s’était abaissée à 850 entre les deux guerres; en croissance jusqu'en 1999, elle a perdu 150 hab. depuis.

Gravelotte (700 hab., 566 ha), 7 km au NO d’Ars sur le plateau, est tout entière dans le Parc et célèbre pour sa bataille d’août 1870, commémorée par un musée militaire; les tirs et les pertes y furent tels qu’ils donnèrent lieu à l’expression «tomber (ou pleuvoir) comme à Gravelotte», évoquant aussi bien l’avalanche d’obus que l’hécatombe des soldats. Sa population, de 700 hab. en 1866, était peu à peu descendue à 360 en 1954 et a repris depuis; elle a gagné 50 hab. après 1999. Vionville (170 Vionvillois, 965 ha), 6 km OSO de Gravelotte sur la Voie de la Liberté, a une église classée. Entre Vionville et Gravelotte sur la même Voie s'intercale Rezonville (350 Rezonvillois, 1 345 ha). Vernéville (610 hab., 918 ha), 5 km NNO de Gravelotte, abrite un centre de convalescence mais a perdu 40 hab. de 1999 à 2008.