Arzacq-Arraziguet

1 050 hab. (Arzacquois), 1 526 ha dont 200 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Pau, à 29 km au nord de la capitale, dans l’ancien Saubestre (ou Soubestre). Le village est un actif marché rural, perché sur une butte. Ancien castelnau transformé en bastide au 14e s., Arzacq en a conservé une belle place à arcades et couverts, doublée ensuite par une place du marché (Marcadieu). La commune résulte d'une fusion avec Arraziguet en 1845. Elle a un collège public, un lac collinaire avec base de loisirs. Une zone d’activités «Agropole» rassemble des productions de jambon de Bayonne et charcuteries, le siège de l’Association des producteurs de porcs du Sud-Ouest, un laboratoire d’analyses, une aire de présentation des races porcines du monde entier (Airial) et, sous le nom de Pyragena (Pyrénées Adour génie alimentaire), une station expérimentale (laboratoire ABioC, 50 sal.), ainsi qu’un musée du jambon de Bayonne et le siège du Consortium de même nom, qui défend l’«indication géographique protégée». Le finage s'étire du SO au NE, du Luy de France au-delà du cours du Lous. La commune a gagné 130 hab. entre 1999 et 2008, soit 14%; mais elle a eu 1 300 hab. au milieu du 19e siècle. La communauté de communes du canton d’Arzacq correspond exactement au canton et siège au chef-lieu.

Le canton, limitrophe des Landes, a 6 100 hab. (5 400 hab. en 1999), 23 communes sur 18 690 ha dont 2 500 de bois et s’étend sur les collines encadrant le Luy de France au centre, ainsi que dans la plaine du Luy de Béarn au sud. Deux petites communes sont dans la plaine du du Lous et du Gabas au nord-est du chef-lieu: Poursiugues-Boucoue (210 hab., 902 ha), issue d'une fusion de 1841, et Coublucq (110 sal., 554 ha). Quatre s'alignent sur la crête du chef-lieu, deux au nord, Malaussanne (430 hab., 1 749 ha dont 206 de bois) et Cabidos (170 hab., 726 ha), deux au sud, Vignes (420 hab., 797 ha dont 190 de bois) dont le village domine une cuve au bord de laquelle se perchent aussi les hameaux de Lacarrère au sud-ouest et Plaa à l'est, et Méracq (210 hab., 824 ha) dont le smaisons s'alignent sur une étroite crête.

Le plus grand nombre de communes est sur les collines entre Luy de France et Luy de Béarn. Vers le nord sont Montagut (120 hab., 618 ha dont 159 de bois), Arget (90 hab., 400 ha), Piets-Plasence-Moustrou (140 hab., 834 ha) qui résulte d'une fusion de trois communes en 1842) et surtout Morlanne (550 hab., 1 294 ha), 12 km à l’ouest du chef-lieu, qui domine la plaine du Luy de Béarn; le château fort de brique de Gaston Fébus y offre un très vaste panorama sur les Pyrénées; édifié en 1373, il a été relevé de ses ruines au cours des années 1960 par l’historien R. Ritter, et abondamment pourvu en créneaux; ce «village de caractère» a un musée, des arènes, une «abbaye laïque» seigneuriale du 15e s, une église fortifiée à tours de brique des 12e et 14e s. La commune a gagné 120 hab. de 1999 à 2008.

Garos (220 hab., 1 206 ha dont 300 de bois), dans les collines à 7 km OSO d’Arzacq, fut le chef-lieu du Saubestre et place de bailliage, lieu de pèlerinages et village de potiers, mais n’en a plus que les souvenirs; elle avait plus de 700 hab. dans la première moitié du 19e s. et n'a cessé de se dépeupler jusqu'en 1990. Bouillon (140 hab., 327 ha), autre lieu de poterie, est juste au sud-ouest.

Louvigny (120 hab., 702 ha), ancien chef-lieu de vicomté, se tient à l'est dans la plaine où confluent le Rioumayou et le Luy de France; Fichous-Riumayou (160 hab., 641 ha) est sur les collines un peu au sud et résulte d'une fusion de communes en 1842. Lonçon (150 hab., 552 ha), Mialos (95 hab., 454 ha) et Séby (180 hab., 597 ha) occupent le sud-ouest du canton; la première est traversée par la vallée encaissée du Rioumayou, les deux autres sont entre Rioumayou et Luy de France.

Dans la plaine du Luy de Béarn au sud-ouest sont Mazerolles (1 000 hab., 1 171 ha), la commune la plus méridionale du canton, dotée du lac de barrage de l'Ayguelongue, dont le plan d'eau occupe 60 ha, et dont la population a sensiblement augmenté depuis les 450 hab. de 1975, gagnant 250 hab. de 1999 à 2008 (+32%); puis Larreule (160 hab., 1 005 ha), ancien site d'abbaye en aval au pied des collines de rive droite, Uzan (150 hab., 620 ha), Géus-d'Arzacq (170 hab., 412 ha) qui n'était que Géus jusqu'en 1956, et Pomps (240 hab., 777 ha) sur la rive gauche.