Aspet

1 050 hab. (Aspétois) dont 100 à part, 2 637 ha dont 1 100 ha, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l'arrondissement de Saint-Gaudens, 21 km au sud de la ville. Le village est perché à 470 m au-dessus de la vallée du Ger, dans la zone de reliefs aérés du front pyrénéen; une petite plaine presque fermée s'étend en aval. Aspet a une fontaine, un donjon du 14e s.; collège public, institut médico-éducatif, centre d'aide par le travail. La dépopulation a été massive: la commune a eu 5 600 hab. en 1831 et s'est encore tenue autour de 2 500 hab. durant la seconde moitié du 19e s., pour passer au-dessous de 1 500 durant la dernière guerre. Elle est stable depuis 1999.

Le canton 5 100 hab. (4 700 en 1999), 21 communes, 23 951 ha dont 11 355 de bois; il est limitrophe du département de l’Ariège et culmine à 1 912 m au Cagire, un haut pic un peu isolé et qui se voit de loin. L’ensemble du canton est dans cette partie du front pyrénéen hachée de failles et riche en couches calcaires primaires entremêlées de jurassique, qui donnent un intéressant paysage karstique à buttes coniques et petites plaines quasi fermées. Le canton d’Aspet forme exactement la communauté de communes des Trois Vallées. Sur 1 160 de personnes actives, 440 sont dans les emplois publics, 340 dans le tertiaire, 180 dans l’agriculture, 180 dans le b$atiment, 130 dans l'agriculture et 70 dans l’industrie. Plus de la moitié des 4 000 logements (58%) sont des résidences secondaires.

En aval d’Aspet à 4 km, Soueich (550 Soueichois, 1 133 ha dont 270 de bois) commande une autre petite plaine, plus ouverte toutefois vers la vallée de la Garonne; gardiennage Prosurveillance (40 sal.); la commune a 40 hab. de plus qu'en 1999. Encausse-les-Thermes (660 Encaussais., 815 ha dont 387 de bois), 4 km à l’ouest de Soueich, mais dans la vallée du Job, affluent du Ger, n’exploite plus sa source thermale; ruines du château du Pech, gardiennage Exposito-Kaufmant (35 sal.). La mention «les Thermes» date de 1921; la population communale est restée assez constante de 1820 à nos jours; elle aaugmenté de 50 hab. depuis 1999. Un peu en amont, Izaut-de-l’Hôtel (310 Izautois, 968 ha dont 500 de bois) bénéficie de la même petite plaine qu’Aspet, 4 km à l’ouest du chef-lieu; grotte du Maouro.

Le Cagire domine les communes de Juzet-d’Izaut (210 Juzetois, 1 574 ha dont 959 de bois) et Sengouagnet (230 Sengouagnetois, 1 860 ha dont 1 277 de bois). Celle-ci est à 3 km au sud d’Aspet sur la rive gauche du Ger, à 524 m; elle a été créée en 1835 à partir de Milhas et avait alors plus de 1 500 hab. Son finage est très allongé du nord au sud sur le flanc oriental du Cagire, et va jusqu’au pic de l’Escalette (1 856 m), qui domine le col de Mente; on y visite un jardin des simples. Juzet est à 3 km à l’ouest de Sengouagnet, et à 580 m, au bord d’une autre petite plaine fermée et trouée de grottes; la commune avait 940 hab. en 1836 et abrite la Charcuterie du Cagire (Barès, 20 sal.). Estadens (510 Estadinois, 1 747 ha dont 450 de bois), 6 km ENE d’Aspet, est dans le bassin-versant de l’Arbas et s'est accrue de 80 hab. depuis 1999; maçonnerie Campet (35 sal.).

Au sud-est, le massif d’Arbas est un haut lieu de découverte et de spéléologie, entre le bassin du Ger et celui de l’Arbas qui coule vers le Salat. Milhas (180 Milhassois, 1 968 ha dont 790 de bois), 3 km à l’est de Sengouagnet à 475 m, s’étend vers le SE dans la forêt de Paloumère, sur un petit massif cristallin; elle avait encore 1 700 hab. après la scission de Sengouagnet; elle a regagné 40 hab. depuis 1999. Près du pic de l’Aube (dit aussi de la Paloumère, 1 608 m), a été découvert et exploré le gouffre de Paloumère, qui fait partie du même système que ses voisins plus connus, le gouffre de la Henne morte, la Coume Ouarnède et le Trou Souffleur.

Ceux-ci relèvent de la commune d’Herran (70 Herranais, 1 537 ha dont 1 133 de bois), ainsi que le roc et la grotte de la Pène Blanque. Le réseau souterrain exploré pendant les années 1940 par Norbert Casteret et sa famille, et qui porte le nom de Félix Trombe (1906-1985), dans les terrains calcaires urgoniens du jurassique, mesurerait jusqu’à 104 km et sa profondeur totale atteint le millier de mètres. Le village d’Herran, à 600 m, est dominé par la crête rigide qui le sépare de la vallée ariégeoise de la Ballongue, et qui dépasse 1 500 m (1 579 au Tucol). Herran a été créée en 1871 à partir de Fougaron; elle avait alors 450 hab.

Fougaron (90 Fougaronais, 914 ha dont 640 de bois), un peu à l’est à 500 m, avait alors 550 hab.; le relief monte à 1 417 m au Tuc de Graué. Arbas (250 Arbasiens, 732 ha dont 407 de bois) est juste en aval; longtemps en déclin, sa population vient de croître de 60 hab. entre 1999 et 2009. Au sud de la Paloumère se cache à 860 m d’altitude le petit village de Portet-d’Aspet (70 hab., 1 393 ha dont 326 de bois), qui est en fait sur le versant ariégeois, un peu au-delà du Portet d’Aspet, un col à 1 069 m rendu célèbre par les passages répétés du Tour de France. Tout ce massif boisé a été un lieu de maquis pendant la Résistance, ce que rappelle un monument.