Astarac

contrée en pays gascon au sud du département du Gers, et un peu des Hautes-Pyrénées, correspondant plus ou moins à un ancien comté apparu en 930, dont le chef-lieu fut à Mirande, succédant à Mont-d'Astarac. Il s'étendit au sud jusqu'à Tournay, mais le nom est de nos jours plus généralement restreint à l'éventail de pouges (crêtes) et de vallées entre Gimone et Osse dans le département du Gers; plusieurs communes en utilisent le nom. Son relief assez accidenté contribue à en faire davantage un pays d'élevage de bovins et porcins qu'un pays de céréaliculture, mais le maïs y a pris une grande place, surtout depuis l'irrigation des Coteaux de Gascogne.

L'Astarac est sans doute la partie de la Gascogne gersoise où la dissymétrie des vallées est la plus accusée: longs versants de rive gauche en pente douce, tapissés de sols où dominent les boulbènes; versants raides de rive droite, dans les terreforts où apparaissent parfois des éléments de corniches calcaires, et au sommet desquels circulait la pouge, sentier de hauteur joignant les villages d'en haut. L'origine de cette dissymétrie est généralement rapportée aux apports neigeux des vents d'ouest au cours du Quaternaire, et à la solifuxion des moments de dégel, tendant à repousser vers l'est le cours des rivières.

L'Astarac ne correspond pas à un pays officiel, mais trois intercommunalités ont adopté son nom: la communauté de communes du Cœur d'Astarac en Gascogne, qui réunit 16 communes (7 400 hab.) autour de Mirande, Miélan et Montesquiou; la communauté de communes des Vals et Villages en Astarac, groupement intercommunal du Gers, associant 18 communes dans l'est du canton de Mirande, soit 3 700 hab. et 18 646 ha, avec pour siège Idrac-Respaillès; mais la communauté de communes d’Astarac-Bigorre, groupement intercommunal des Hautes-Pyrénées associant 13 communes du canton de Trie-sur-Baïse, s'est fondue dans la communauté du Pays de Trie. Le réservoir de l'Astarac est un grand lac de barrage de 180 ha édifié par la Compagnie des Coteaux de Gascogne au confluent des deux branches supérieures de l'Arrats, à l'angle SE du département du Gers dans le canton de Masseube (Bézues-Bajon).