Auchel

11 100 hab. (Auchellois), 600 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l’arrondissement de Béthune, 14 km OSO de celle-ci. Auchel a été une ville minière, réunissant les puits n° 3, 4, 5 et 7 de la Compagnie de Marles et le puits n°1 de la compagnie de Ferfay-Cauchy au hameau de Saint-Pierre. Il en reste plusieurs terrils et corons et un musée de la mine riche de 250 m de galeries réaménagées. La cité Vandervelde, à l’ouest près de Cauchy-à-la-Tour, est une petire «zone urbaine sensible» de 7 ha et 900 hab. La ville a deux collèges publics et deux lycées publics dont un professionnel, une clinique (120 lits), une maison de retraite. Socialiste (1947-1977) puis communiste jusqu'en 2001, la majorité municipale est alors passée à droite sous la direction de Richard Jarrett, médecin, divers droite.

Elle accueille les usines de plastiques Faurecia (510 sal.) et d’emballages plastiques Jet Sac (110 sal.), une fabrique de tapis et moquettes Fieldturf Tarkett (45 sal.) mais le peignage de laines Auchelaine (Dewavrin), qui eut jusqu’à 600 salariés, a fermé en 2006 après s’être abaissé à 120 emplois et s’être en partie transféré en Bulgarie ; moules et modèles OPMM de l’Artois (30 sal.), magasins Carrefour (50 et 25 sal.), comptabilité CHD Fiartois (30 sal.); réseaux pour fluides Desquesnes (90 sal.); transports Djebli (50 sal.). La commune n’avait que 600 hab. avant l’ère de la houille, qui a fait passer sa population à 2 000 hab. en 1867, 5 000 en 1883, 10 000 en 1903. Elle a atteint un maximum de 14 800 hab. en 1954 et diminue depuis.

Le canton a 21 600 hab., 10 communes, 3 999 ha. Auchel est flanquée au sud-ouest par Cauchy-à-la-Tour, au nord par Burbure et au nord-est par Lozinghem (1 240 Lozinghemois, 215 ha). Celle-ci a eu 350 hab. dans la première moitié du 19e s., 900 en 1911, puis a culminé à 1 300 en 1962 avant de perdre des habitants, mais en a repris 200 depuis 1999; elle conserve un haut terril, en cours d'exploitation. Ferfay (960 Ferfayens, 389 ha), 4 km au nord-ouest, est sur la D 341, ancienne route romaine d'Arras à Thérouanne et à la mer. Elle a eu deux puits de la compagnie des mines de Ferfay-Cauchy (fosses 2 et 3, 1865-1936) et un terril de 158 m. Sa population a culminé à 1 400 hab. en 1921 et a diminué jusqu'en 1975 avant de se stabiliser à peu près.

Ames (630 Amois, 351 ha) et Amettes (500 Amettois, 682 ha) font suite au nord-ouest, de part et d'autre de cette chaussée Brunehaut et toutes deux le long de la Nave. Leur population augmente un peu. Ames a une église classée des 11e-12e s., et a gagné une centaine d'habitants depuis 1999. Amettes a une maison de retraite.

Lières (380 Liérois, 324 ha), Lespesses (420 Lespessois, 309 ha) et Ecquedecques (500 Ecquedecquois, 263 ha) sont trois petites communes au nord du canton, proches de Lillers et traversées par l'A 26. Lières a été le siège de la compagnie minière de Fléchinelle, Auchy-au-Bois et Lières, absorbée par celle de Ligny après faillite en 1894, et en a eu la fosse n°1, mais même les corons ont été rasés. La commune a aussi une maison de bailliage du 16e s., une motte féodale. Sa population a gagné 90 hab. de 1999 à 2010 (+31%), comme celle d'Ecquedecques.