Aurignac

1 260 hab. (Aurignacais), 1 795 ha dont 298 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l’arrondissement de Saint-Gaudens, 25 km au NE de la ville. Le village est en position haute au milieu des collines calcaires des Petites Pyrénées; des restes préhistoriques y furent découverts par un carrier dans un abri en 1852, puis fouillés par Édouard Lartet, fondant la culture paléolithique «aurignacienne», vieille d’environ 36 000 ans mais dont le nom et la description n’ont guère été admis qu’après 1908; musée de préhistoire; carrières Bernadet (20 sal.).

La commune a aussi des restes médiévaux: ruines du château fort, porte de ville intégrée à un clocher flamboyant, maisons anciennes; collège public, deux établissements pour enfants dont un institut médico-éducatif; carrières Bernadets (30 sal.). Aurignac a eu plus de 1 500 hab. entre 1835 et 1860, et sa population a décliné jusqu’en 1920; elle a peu varié ensuite, puis s'est accrue de 170 hab. entre 1999 et 2009.

Le canton a 4 200 hab. (3 800 en 1999), 19 communes, 19 090 ha dont 3 551 de bois et correspond à la communauté de communes du canton d’Aurignac. Le relief est accidenté à la fois par les derniers plis des Prépyrénées, à l’est, et par les profondes vallées ESO-ENE du Touch à l’extrême nord, puis de la Nère, de la Louge et de la Noue. Le côté accidenté et boisé du canton a permis l’existence d’un actif maquis de la Résistance. Tout près d’Aurignac, la Louge coupe en cluse les plis des Petites Pyrénées.

Un peu en aval dans la vallée, Boussan (220 Boussaniens, 1 245 ha dont 351 de bois), 4 km au nord d’Aurignac, a des ruines d’un château féodal et sa voisine Montoulieu-Saint-Bernard (180 hab., 483 ha) des vestiges gallo-romains. Alan (310 Alanais, 1 129 ha dont 390 de bois), sur les collines à 6 km ENE d’Aurignac, fut une bastide fortifiée où les évêques du Comminges avaient coutume de résider; halle, palais épiscopal des 13e-14e s., ancien hôpital de 1784 un peu à l’écart du village; la commune avait plus de 1 100 hab. dans les années 1840.

Au sud du canton, Aulon (310 Aulonais, 1 490 ha dont 328 de bois), 7 km OSO d’Aurignac, eut près de 1 400 hab. en 1846; la commune a été le site de puits de gaz naturel, dans le prolongement du gisement de Saint-Marcet; ancienne halle en bois. Cassagnabère-Tournas (420 Cassagnabérois, 2 524 ha dont 600 de bois), 8 km ONO d’Aurignac entre Nère et Louge, dont le nom évoque une «belle chênaie» et qui a absorbé Tournas en 1855, passant alors à 1 500 hab., détient la plus grande partie de la forêt de Mauboussin, dans le prolongement des Prépyrénées. Esparron (56 Esparronnais, 553 ha), au nord de la Nère à 12 km NO d’Aurignac, avait plus de 400 hab. dans les années 1830; lac collinaire de 22 ha.