Authon-du-Perche

1 300 hab., 1 669 ha dont 257 de bois, chef-lieu de canton d'Eure-et-Loir dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou, 17 km au SSE de Nogent dans le Perche Gouët. La bourgade a conservé la forme ronde d'une ancienne place forte, mais peu de monuments. Elle a un collège public et une maison de retraite, une fabrique d'ampoules de verre pour la pharmacie (Alcan ex-Wheaton, 90 sal.), une chaudronnerie (20 sal.). La commune est traversée par l'autoroute Océane, mais n'y a pas accès. La population communale a dépassé 1 600 hab. en 1836 et en 1851, puis a diminué; une légère reprise de 1960 (1 100 hab.) à 1975 (1 400 hab.) ne s'est pas confirmée ensuite.

Le canton a 5 700 hab., 15 communes et 24 056 ha dont 3 464 de bois; situé dans le Perche Gouët, il est limitrophe de l'Orne, de la Sarthe et du Loir-et-Cher et situé en grande partie dans le Parc régional du Perche (sauf les communes les plus orientales), en pays de collines bocagères où a progressé la grande culture. Il est traversé par l'autoroute Océane. À Coudray-au-Perche (370 Coudréens, 1 464 ha) à 6 km au NO d'Authon, la Ferme de Vallegrain traite porcs et charcuterie (45 sal.); atelier de la Menuiserie sur Mesures (25 sal.). La commune a gagné une cinquantaine d'habitants de 1999 à 2007.

Au nord-est du canton, à 9 km NE d'Authon, Beaumont-les-Autels (550 Beaumontais dont 70 à part, 2 098 ha dont 654 de bois) se signale par le parc floral et arboricole des jardins de la Houdrière, et par une maison familiale rurale; bois de Volimberg, manoir des Cailleaux (15e au 19e s.), château de l'Ozanne (parfois écrit à tort Lausanne); le finage est limité au sud par le cours de l'Ozanne. Le nom de la commune était jadis Beaumont-le-Chartif, et a changé en 1835 après la fusion avec Les Autels-Tubœuf. Sa population a atteint 930 hab. en 1856 et a diminué lentement et continûment jusqu'en 1999. Luigny (400 hab., 1 588 ha), 13 km ENE d'Authon, a reçu l'échangeur de l'autoroute Océane (A 11) et abrite de petites fabriques de peintures (CMS, 40 sal.) et de détergents (TechnicoChimie Auto, 25 sal.); le cours de l'Ozanne limite au sud son finage.

À 10 km au SE d'Authon, La Bazoche-Gouët (1 300 Bazochiens, 3 744 ha dont 210 de bois), village-centre où commerçants et artisans sont nombreux, a une église classée (13e au 16e s.), un écomusée du Grand Moulin, une maison de retraite (Orpea, 35 sal.) et un centre aéré; atelier de charcuterie des Cochonnailles du Haut Bois (30 sal.), transports Legendre (160 sal.). Jadis Authon a été nommée la Gueuse et Bazoche la Pouilleuse, ce qui révèle la difficulté de vivre en ces pays de marges, maintenant plus ouverts. La population communale a culminé à 2 300 hab. en 1851 et n'a pas cessé de diminuer depuis.

Chapelle-Royale (370 Capellariens, 989 ha), 5 km à l'est de La Bazoche-Gouët, a un atelier de plastiques (ATP, 30 sal.). Au sud-ouest, la commune de Chapelle-Guillaume (200 Castelguillaumois, 1 986 ha dont 706 de bois) est à la source de l'Yerre, dans un paysage d'étangs et de bois souligné par la forêt de Montmirail; Scierie du Perche (30 sal.); elle a eu plus de 900 hab. entre 1820 et 1855 et s'est dépeuplée depuis; elle en avait encore 500 vers 1950.