Balaruc-les-Bains

6 700 hab. (Balarucois), 866 ha, commune du département de l'Hérault dans le canton de Frontignan, 5 km au nord de Sète. Balaruc est surtout réputée comme station thermobalnéaire; ses eaux chlorées et sodées (49°C) et des boues marines sont utilisées pour le traitement des rhumatismes et des articulations; elles sont connues depuis les Romains et étaient actives au 18e s.: le Pavillon Sévigné date de 1753. Un grand complexe balnéaire situé sur la bordure orientale de l'étang de Thau occupe une presqu'île qui prolonge le massif de la Gardiole et groupe deux établissements thermaux, avec thalassothérapie et casino (25 sal., indépendant, 85e en France), village de vacances VVF (70 sal.); hôtellerie dont un hôtel Mercure (30 sal.) et un Ibis (20 sal.), maison de retraite Plein Soleil (35 sal.). Balaruc a 9 hôtels (350 chambres), 4 campings (570 places), 3 600 résidences secondaires (55% des logements).

La ville, bien équipée et qui a une station d'aquaculture et des conchyliculteurs, tend aussi à devenir une banlieue résidentielle de Sète; le port de plaisance et une zone industrielle (usines chimiques) avec embranchement ferroviaire prolongent les périmètres d'activités de Sète-Frontignan. Le site avait été choisi en 1880 pour des hauts fourneaux, finalement abandonnés avant même d'être entrés en service; il abrite quelques petites entreprises, dont les fabriques de palettes de bois Crispa (30 sal.), de bateaux de plaisance Sud Composites (20 sal.); négoce de droguerie Blanc (20 sal.) De 690 hab. en 1891, la population communale est passée à 2 000 en 1931 puis, après un fléchissement, à 3 000 en 1975, et augmente depuis; elle a encore gagné un millier d'habitants entre 1999 et 2009.