Ballan-Miré

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Ballan-Miré. Les jardins de Villandry en Touraine. © RB-RV
Ballan-Miré. Les jardins de Villandry en Touraine. © RB-RV

8 100 hab. (Ballanais), 2 616 ha dont 596 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, 8 km au SO de la préfecture. La commune est issue d'une fusion de 1818, Miré étant au sud-ouest de Ballan, mais elle n'a pris son nom actuel qu'en 1920. Elle se flatte d'être située sur l'ancienne voie romaine menant en Espagne, compte une église du 12e s. et plusieurs châteaux. Elle apparaît maintenant comme un point fort de la banlieue de Tours, desservi par l'autoroute A 85, les bus urbains et la voie ferrée (gare), et dispose d'un collège public, un institut médico-éducatif, un centre hospitalier et de rééducation privé, une maison de retraite, un supermarché Atac (50 sal.); plus un parc de loisirs, un golf et un parc technologique.

Ballan-Miré avait 1 400 hab. en 1906, 1 250 en 1936 et a entamé une vive croissance au cours des années 1960, passant à 2 600 hab. en 1968, 3 700 en 1975, 5 900 en 1990, 7 200 en 1999. La ville était le siège de la communauté de communes de la Confluence (5 communes et 11 900 hab.) mais celle-ci a choisi de se fondre en 2009 dans la communauté d'agglomération de Tours. Elle partage une zone d'activité avec sa voisine Druye, au SO, et héberge divers ateliers, dont le principal est Schrub (électrodes, 80 sal.); réparation électronique Global (GTS, 40 sal.), articles de toilette pour animaux domestiques (Girault, 25 sal., groupe Dogcat), scierie (Fuzeau, 25 sal.), travaux publics (Sacer, 30 sal.); ingénierie de fluides (ICR, 20 sal.), négoce de produits de ménage (Prophyl, 25 sal.). La commune atteint au nord la rive gauche du Cher, où se maintient le Grand Moulin de Ballan, du 16e s., qui emploie 25 salariés.

Le finage, étendu sur le plateau couronné de calcaire lacustre, porte des vergers et des bois de plaisance. Il s'orne du château de la Rochefuret (17e et 19e s.) et de plusieurs châteaux surtout du 19e s. dont celui de la Carte au sud-est, construit en 1515 pour le tourangeau Jacques de Beaune, futur financier puis victime de François Ier; il a deux tours d’entrée plus, à l’angle sud-ouest de son grand parc, les tours dites de Charlemagne (1515); refait en 1879, il abrite un centre de vacances du ministère des Finances, auquel il appartient; le château de Beauvais (16e s. refait au 19e s.) à l'ouest, est flanqué d'un grand parc, d'un étang et d'un bois.

Le canton, qui date de 1982, a 24 700 hab. (21 500 en 1999), 7 communes et 10 344 ha dont 2 055 de bois. Il occupe au nord la plus grande partie de la plaine de la Loire et du Cher, incluant au NE la banlieue tourangelle de La Riche et à l'ouest la commune de Savonnières. À l'extrémité NO du canton, Villandry (1 100 Colombiens, 1 780 ha dont 299 de bois) est inscrite dans le Parc régional et connue pour son château de 1532, réaménagé aux 18e et 20e s., où s'apprécient les trois corps de logis renaissance, un donjon carré hérité de l'ancien château féodal du 14e s. et, surtout, les superbes jardins à la française, remarquablement dessinés et ornés de fleurs, de légumes et de vignes, qui font sa gloire, du moins depuis le début du 20e s.; l'ensemble accueille 340 000 visiteurs/an. Le village s'est appelé Colombiers avant le 17e s., d'où le gentilé. Il s'allonge au pied du coteau de rive gauche, le long duquel coule le Vieux Cher. Son finage s'étend dans le val du Cher des deux côtés de la rivière et englobe ainsi le confluent de la Loire et du Cher, ou Bec du Cher; toute la partie méridionale est sur le plateau d'entre Cher et Indre; manoir de Foncher, centre de convalescence. La commune avait 610 hab. en 1968 (mais plus de 1 000 au milieu du 19e s.); elle a gagné 180 hab. de 1999 à 2008 (+20%).

Au sud de Villandry sur ce plateau, Druye (910 Druyens, 2 287 ha dont 900 de bois), 7 km au sud-ouest du chef-lieu, a une gare, un gros échangeur de l'A 85, et contient au sud-ouest la forêt de Villandry; le terroir de plateau, assez bien cultivé, a un paysage assez dégagé de champeigne; le manoir de la Becthière (ou Becquetière, 15e-17e s.) abrite une maison de retraite (25 sal.); travaux publics Gascheau (200 sal.); Druye avait 470 hab. en 1968 et croît lentement depuis; elle avait 740 hab. en 1999, soit un gain de 23% en 2008.

Le long de la Loire se tiennent deux villages, Saint-Genouph (1 030 Saint-Génulphiens, 474 ha) 7 km à l'ouest de Tours, Berthenay (740 hab., 724 ha) plus en aval à 13 km de la préfecture. Leur habitat est formé de petits hameaux épars, leur finage est étroit, limité au sud par le val du Cher et divisé par d'anciennes levées. Ses riches varennes produisent surtout des légumes. Berthenay conserve une grange aux Moines du 13e s. et le manoir de la Baillardière (14e et 17e s.); elle n'avait encore que 340 hab. en 1982 et a progressé de 70 hab. entre 1999 et 2008. Saint-Genouph (on prononce Genou) a de nombreuses cultures maraîchères mais a perdu en 2007 sa principale entreprise du secteur, Travouillon (60 sal.); la croissance de sa population est plus ancienne (310 hab. en 1931, 620 en 1962); elle a gagné 80 hab. entre 1999 et 2008.