Ballongue

ou Bellongue (la), vallée des Pyrénées ariégeoises en Couserans, dans le Castillonnais. Elle correspond au bassin de la Bouigane, affluent de gauche du Lez, qui coule d'ouest en est entre la Zone axiale des Pyrénées et le massif d'Arbas. Cette disposition oppose nettement une soulane nue, mais un peu étroite, à une large ombrée boisée. Le nom est aujourd'hui le plus souvent transcrit en Bellongue par attraction de l'idée de «belle», mais le nom signifie bien vallée longue, et la forme Ballongue est plus conforme à l'étymologie, qui est bat-longue.

C'est la plus grande des vallées du Castillonnais, et elle groupe une quinzaine de communes, qui ne réunissent pourtant guère plus de 900 habitants; il s'y tient un festival vocal estival. Le relief a été dégagé dans des terrains relativement tendres, où les schistes ont été exploités en ardoisières. La plupart des maisons sont ainsi en pierres noires; elles n'ont pas de balcon, mais assez souvent des lucarnes de toits (capucines). La Ballongue culmine au pic de la Calabasse à 2 210 m et au cap de Gauch, où passe la limite départementale, à 2 148 m.

La dernière commune, à l'ouest, est Saint-Lary (160 Saint-Hilariens, 3 391 ha dont 1 204 de bois), 13 km à l'ouest de Castillon à 690 m. Une route en sort vers l'ouest en montant au col du Portet d'Aspet, en Haute-Garonne; en amont, la vallée se divise en deux branches sud-nord, celle d'Autrech à l'ouest et celle de Besset à l'est. La commune a eu près de 1 400 hab. en 1876; un musée rural a été aménagé; petite fromagerie, 250 résidences secondaires sur 350 logements, un petit hôtel.

Tout en aval de la Ballongue, Audressein (120 Audressenois, 398 ha), au confluent du Lez et de la Bouigane à 600 m, a une église gothique du 14e s. avec un porche peint et des fresques; ce fut un village de sabotiers, qui avait 450 hab. en 1876; pisciculture; la moitié des logements sont des résidences secondaires; un petit hôtel.