Barcus

750 hab. (Barcusiens), 4 693 ha dont 929 de bois, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton de Mauléon, 15 km à l'est du chef-lieu dans la vallée du Joos. Le village a un clocher-porche; il est doublé peu au sud-ouest par le hameau de Burgia; commerces et équipements hôteliers. Le relief monte à 609 m au-dessus du village au nord, et à 795 m à l'angle sud-ouest du finage, au-dessus du col de Lecheguita (653 m), sur un sommet portant une chapelle de la Madeleine et une table d'orientation. La commune avait 2 500 hab. dans les années 1830, et encore 1600 en 1911.

Cette commune du pays de Soule, Barkoxe en basque, a l'originalité de se considérer comme propriétaire de l'île Floreana, la plus méridionale de l'archipel des Galapagos (Chili). Cette île de 34,6 km2, dite aussi Charles, ou Santa Maria, volcanique encore active, avec un lagon, mesure 12 km sur 15 et monte à 640 m. Si ses tortues géantes ont disparu, elle est connue pour ses flamants roses, et son «bureau de poste», un tonneau décoré, où l'on laisse sa correspondance au hasard et au gré des (rares) visiteurs; une famille l'habite. Or l'île a été léguée en 1860 avec toute sa fortune, au profit des pauvres de la commune, par Léon Uthurburu, natif de Barcus, parti aux Amériques pour y faire fortune; il estimait y avoir alors un droit de possession, bien que le premier occupant semble avoir été un marin irlandais au tout début du 19e siècle - de quoi alimenter le folklore local.

On organise aussi à Barcus des spectacles de pastorales, entretenus par l'association Etxahun. Celle-ci a pris le surnom du poète Pierre Topet (1786-1862), célèbre auteur de bertsos (vers chantés improvisés), dit Etxahun ou mieux Etxahun-Barkoxe pour le distinguer d'un autre poète-paysan plus récent et très célèbre, Pierre Bordaçarre (ou Bordazaharre, 1908-1979) qui était de Trois-Villes (Irure en basque) et s'est fait connaître comme Etxahun-Irure.