Barjac (Gard)

1 580 hab. (Barjacois), 4 272 ha dont 1 316 de bois et 233 de vignes, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement d’Alès, 34 km au NE d’Alès au pied du plateau des Gras. La commune dessine une avancée dans le département de l’Ardèche et inclut au nord-est les avens de l'Arqueta et du Colombier, proches des avens de la Forestière et d’Orgnac qui sont en Ardèche sur le territoire d'Orgnac-l'Aven; ainsi que d'autres avens et des dolmens aux Œillantes.

La bourgade fut une ancienne ville de foires puis d’industrie de la soie et avait des mines de schsites bitumineux au sud du finage. Elle conserve un bel ensemble de maisons renaissance dans le centre ancien rénové; ancien château à donjon («citadelle»), foire internationale aux antiquités, festival de chansons en juillet; cave coopérative, maçonnerie Marron (25 sal.), meubles Shaker (25 sal.), autocars Arlaud (20 sal.), maison de retraite Seges (35 sal.). Barjac a eu 2 400 hab. en 1876 et s’était dépeuplée jusqu’à frôler les 1 000 hab. dans les années 1960; elle a un peu repris depuis et a gagné 180 hab. de 1999 à 2009.

Le canton a 3 900 hab. (3 200 en 1999), 7 communes, 14 132 ha dont 7 612 de bois et garrigues; il est traversé par la vallée de la Cèze, qui s’enfonce en gorge vers l’est. Saint-Privat-de-Champclos (310 Saint-Privatois, 1 164 ha dont 622 de bois) est une commune d'habitat très dispersé juste au sud de Barjac, qui tient la partie nord des gorges de la Cèze et a gagné une centaine d'habitants depuis 1999; plusieurs avens et grottes, un oppidum au sud-ouest à la Serre de Barri.

Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjean (930 Saint-Jeannais, 1 730 ha dont 400 de bois et 91 de vignes), 8 km au SO de Barjac, est dans la plaine de piémont et a une petite mine d’asphalte dans la vallée du Rebézou entre les deux villages; l’absorption d’Avéjean est ancienne (1813); la commune a eu plus de 1 200 hab. au 19e s. mais ne se dépeuple plus depuis 1975 et a même gagné 110 hab. depuis 1999; la partie orientale de la commune, qui mord sur les gorges de la Cèze, est accidentée et boisée. Au sud de Saint-Jean, le petit village de Tharaux (70 Tharausiens, 952 ha dont 773 de bois) est perché sur une butte qui domine la rive droite de la Cèze, à l'entrée des gorges; son finage comporte plusieurs avens et grottes.

Méjannes-le-Clap (530 Méjannais, 3 824 ha dont 3 620 de bois), sur le plateau calcaire à 11 km au sud de Barjac, cache plusieurs grottes et avens; de nombreux vieux mas, en partie restaurés, s’éparpillent dans un finage qui va au nord jusqu’aux gorges de la Cèze. Un lotissement d’après 1980 (l’Agasse), d’abord destiné aux locations de vacances (groupe belge Villapolis), a renversé l’évolution démographique, qui avait abaissé la population à 17 hab. en 1962! L'agglomération comporte plusieurs lotissements, dont au nord le Mattas, un centre départemental d'activités et de loisirs; le finage atteint au nord les gorges de la Cèze, et comprend au nord-est plusieurs avens dont celui de Peyre Haute, et le dolmen de la Baume des Fages; au sud, d'autres avens dont celui de la Chèvre, et le dolmen de la Maison des Fées. La commune a gagné 220 hab. de 1999 à 2009, soit +71%!

Au sud-ouest, le canton comprend encore les deux communes voisines de Rochegude (220 Rochegudois, 1 194 ha dont 314 de bois) et de Rivières (340 Riviérois, 996 ha dont 667 de bois) à 10 et 12 km de Barjac; les villages sont sur le rebord des reliefs, dominant à l'ouest la plaine de l'Auzon, qui rejoint la Cèze à Rivières, et montant à l'est jusqu'à 374 m au Serre Noir. Rochegude, qui a une large fraction de la plaine, parsemée de mas, a pour annexe au pied du relief au sud-ouest le hameau d'Aubarine. Le château de Theyrargues est tout près de Rivières. Rochegude a gagné 40 hab. depuis 1999, Rivières une centaine.