Bazas

4 900 hab. (Bazadais) dont 270 à part, 3 729 ha dont 1 252 de bois, chef-lieu de canton de la Gironde dans l'arrondissement de Langon, 15 km au sud de Langon; c'est une ancienne sous-préfecture et une ville de marchés, qui dessert un petit pays, le Bazadais. Le bourg est souvent cité pour sa cathédrale gothique à riche façade ornée et triple porche (13e s.); murailles, musée polyvalent, apothicairerie de l'hôpital Saint-Antoine, quelques hôtels particuliers; marché et fête des bœufs gras; hôtellerie du domaine de Fompeyre (groupe Mona Lisa, 30 sal.).

La ville accueille des ateliers du bois où domine la menuiserie Fonmarty (200 sal., portes en bois); une fabrique de machines de papeterie (Lucas, 60 sal.); une menuiserie métallique (RD, 50 sal.) et les ateliers de mécanique Sotomeca (40 sal.) et Persohn (30 sal.), une maçonnerie Dupiol (20 sal.) et l’abattage de volailles du groupe LDC (ex-Roland Bidou, 180 sal.), Super-U (30 sal.); hippodrome et haras; collège, lycée polyvalent, lycée agricole (300 élèves) avec formation d'adultes, centre de formation forestière, élevage de bovins et de volailles et centre équestre; hôpital public (200 lits dont 20 en médecine, 130 ehpad et 25 en psychiatrie).

La ville originelle, juchée sur un promontoire de confluence du Beuve, qui coule sur 30 km vers le nord et rejoint la Garonne à Castets-en-Dorthe, s'est entourée de nombreux pavillons et d'une zone d'activités à l'ouest et au sud, attirés par la grande route de Bordeaux à Pau qui passe un peu à l'ouest (N 524 ou D 932) dans les quartiers de Pradères, Tchic-Tchic, Cocut et le Bey. Cette route a été réaménagée pour permettre le passage des convois de pièces de l'A 380 entre Bordeaux et Toulouse et se trouve doublée par la nouvelle autoroute Bordeaux-Pau un peu plus à l'ouest (A 65, 2011) qui offre un diffuseur à la hauteur de Bazas.

La commune bénéficie de deux lacs collinaires, le lac de la Prade (50 ha) sur le Beuve et celui de Guiron sur affluent de gauche du Beuve, créés en 1981 pour l’agriculture; le plus grand est équipé en base de loisirs (80 ha). Le finage s'étend assez loin vers le nord-est dans le quartier d'Escudeys, jusqu'à partager le lac de Brouqueyran (16 ha) établi dans la vallée encaissée de la Capouleyre, affluent de gauche du Beuve. La population se maintient assez bien depuis le début du 20e siècle. http://www.ville-bazas.fr

Le canton de Bazas a 9 300 hab. (8 300 en 1999) pour 13 communes et 20 100 ha, dont 10 840 ha de forêt; la partie occidentale est dans la forêt, l'orientale dans les collines bocagères du Bazadais. Tous les s à la fin des noms se prononcent: on dit Cudosse et Cazatse, et bien sûr Bazasse. Le Ciron passe dans le sud du canton, à Bernos-Beaulac, où il a animé des ateliers. Un lycée agricole et un collège privés sont à Cudos (980 hab. dont 160 à part, 3 421 ha dont 2 424 de bois), 6 km au sud de Bazas. Le finage dessine un croissant assurant à la commune une large fraction de la forêt landaise au sud, jusqu'a la Potence sur la D 655 à l'est. La limite sud-est du canton y est fixée par le ruisseau du Barthos, affluent de droite du Ciron. Le château de Labeyrie se distingue au nord du village. La population commuale a varié entre un maximum de 1 200 hab. en 1846 et un minimum de 510 en 1982; elle a augmenté de 230 hab. entre 1999 et 2008.

Sauviac (330 hab., 1 115 ha dont 619 de bois), 3 km au sud-est de Bazas, s'inscrit dans la concavité du finage de Cudos; elle aurait gagné 80 hab. de 1999 à 2008 (plus de 30%). Saint-Côme (300 hab., 596 ha), Birac (230 hab., 1 017 ha dont 533 de bois), Gajac (400 hab., 1 228 ha dont 276 de bois) et Gans (190 hab., 701 ha dont 260 de bois) forment la partie orientale du canton; Saint-Côme partage avec Bazas un lac collinaire dans la vallée du Beuve et a gagné 50 hab. de 1999 à 2008 (+20%), comme Birac (+28%), tandis que Gajac a perdu quelques habitants. Gans se signale par un ancien moulin à blé, Gajac par une église en partie du 12e s. Birac a une église classée (13e-15e s.).

Deux communes d'habitat dispersé sont au nord de Bazas: Cazats (310 hab., 748 ha dont 286 de bois) et Aubiac (250 hab., 562 ha dont 286 de bois). La première contient une partie du lac de barrage de Brouqueyran à l'est et accueille les transports Mazariol (40 sal.); sa population a agagné 40 hab. de 1999 à 2008. La seconde est à l'ouest de la N 524 et a pour centre le hameau de Tournilot; elle a progressé depuis le minimum de 1968 (110 hab.), mais non depuis 1999.

Trois communes forment la partie occidentale du canton, très boisée. Le Nizan (430 hab., 1 521 ha dont 1 005 de bois) au nord, à 7 km NO de Bazas, accueille la fabrique d'emballages en bois Sarraute (25 sal.); la partie occidentale du finage est dans la forêt landaise; un quartier de la Gare s'y était développé au sud-ouest, sur l'ancienne ligne de Langon à Mont-de-Marsan. Lignan-de-Bazas (270 hab., 1 110 ha dont 727 de bois) à 3 km à l'ouest du chef-lieu, a des traces d'anciennes tuileries et se nommait seulement Lignan avant 1918. Marimbault (150 Marimbalais, 671 ha dont 524 de bois) au sud-ouest, dont le centre n'est guère qu'un minuscule hameau de clairière dans la forêt landaise, a une église classée du 12e s.; elle a eu 270 hab. en 1841, mais seulement 68 en 1975 et aurait gagné 60 hab., soit quelque deux tiers, de 1999 à 2008… Les communes du canton forment la communauté de communes du Bazadais, qui siège au chef-lieu.