Beaulieu-sur-Dordogne

1 330 hab. (Bellocois), 865 ha dont 219 de bois, chef-lieu de canton du département de la Corrèze dans l'arrondissement de Brive-la-Gaillarde, 45 km au SE de Brive; c'était Beaulieu tout court jusqu'en 1919. La bourgade est sur la rive droite de la Dordogne, proche du bassin lotois de Saint-Céré-Bretenoux-Biars-sur-Cère, dans un environnement de cultures fruitières et spécialement de fraises, avec marchés et fête de la fraise; elle a un collège public et un hôpital gériatrique. Beaulieu, «petite cité de caractère», est très appréciée pour son cadre et ses maisons anciennes, et les restes (12e s.) de son abbaye fondée au 9e s., dont un très riche portail sculpté, restauré; un chantier présente des gabarres de Dordogne; atelier de mécanique et ingénierie aéronautique Seroma (70 sal.). Le nom était Beaulieu simplement jusqu'en 1919; la commune avait eu plus de 2 500 hab. au milieu du 19e s. et en conservait alors 1 700, mais sa population a diminué ensuite jusqu'en 1990. Beaulieu est le siège de la communauté de communes du Sud Corrézien, qui a le même contour que le canton.

Le canton a 4 000 hab. (3 800 en 1999), 13 communes, 12 244 ha dont 3 278 de bois; il est bordé à l’est par la Dordogne et s’étend surtout dans les collines du bassin de Brive, où les vergers, les noyers et les cultures de fraises se sont substituées aux vignes. Toutefois, Queyssac-les-Vignes (200 Queyssacois, 1 113 ha dont 418 de bois), 10 km à l’ouest de Beaulieu, a conservé une spécialité de vin de paille, à partir de raisins séchés sur la paille; «les Vignes» est une mention de 1919; la commune a eu 800 hab. dans les années 1850 et s'est dépeuplée jusqu'en 1999; assez large point de vue du vilage, avec table d’orientation; manoir de Battut (16e-17e s., inscrit). Astaillac (230 Astaillacois, 735 ha), juste au sud de Beaulieu, s'orne du château fortifié d'Estresse (15e s.) au bord de la Dordogne. Bilhac (230 Bilhacois, 699 ha), 4 km au sud de Queyssac, a aussi un château, et une église inscrite à gros clocher du 12e s.; son nom s'est écrit Billac mais la nouvelle orthographe a été fixée en 2006.

Brivezac (290 Brivezacois, 824 ha dont 314 de bois) est sur la rive droite de la Dordogne, 8 km au nord et en amont de Beaulieu, dans un paysage de méandres encaissés, église inscrite du 11e s. Nonards (430 Nonardais, 1 110 ha dont 202 de bois) est à 7 km NNO de Beaulieu et son église du 13e s. est inscrite; le village se serre à l'abri du relief sur le rebord occidental de la vallée de la Manoire, empruntée par la D 940 qui a fixé quelques ateliers et entrepôts; menuiserie Bouny (30 sal.); château d'Arnac à l'est de la route, et gros hameau de la Garnie, au pied du relief oriental qui sépareles finages de Nonards et de Brivezac. La Manoire rejoint la rive droite de la Dordogne un peu au nord de Beaulieu.

Puy-d'Arnac (270 Puy-d'Arnacois, 1 227 ha dont 228 de bois) a quelques restes d'un vieux village d'oppidum au-dessus de Nonards, et disperse ses hameaux dans une topographie accidentée; son finage atteint à l'ouest la vallée de la Sourdoire et contenait plsu de 1 300 hab. dans les années 1840. À l’extrémité occidentale du canton dans la même vallée, 12 km à l'ouest de Beaulieu, le petit village de La Chapelle-aux-Saints (210 Capeloux, 472 ha) est devenu célèbre dans le monde de la préhistoire par la découverte du squelette d’un homme de Néanderthal (environ 45 000 ans) dans la grotte de Bouffia-Bonneval, en 1908, et de nombreux silex taillés; un musée a été aménagé au hameau de Sourdoire, au sud-ouest; la commune a gagné 40 hab. du minimum de 1999 à 2008; elle a eu 540 hab. à son maximum autour de 1850.