Biriatou

1 000 hab. (Biriatouars), 1 104 ha, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d’Hendaye, étirée le long de la frontière d’Espagne sur la rive droite de la Bidassoa jusqu’à la crête qui monte à la Rhune (573 m au Mandalé). Le village (Biriatu en basque), très petit et perché au-dessus de la Bidassoa, est très caractéristique du pays, par ses maisons à pans de bois peints, son église à tribunes, son fronton et la tradition du «jeu de l’oie» (antzara jokoa), au cours duquel des adolescents sont censés arracher le cou d’une oie, ce qui marque leur entrée chez les hommes. Quelques entreprises locales, mais les emplois sont surtout dans les villes proches. L'autoroute de la Côte Basque passe par un vallon affluent de la Bidassoa et dispose d'une vaste aire de péage à la frontière. Le relief culmine au sud à 574 m au Mandalé, qui porte une redoute et domine un lac de retenue à la tête d'un affluent de l'Utxin. La population augmente depuis 1954 (490 hab.) et s'est accrue de 160 hab. de 1999 à 2008.

On s'amuse à Biriatou

«Tous les ans, pendant les fêtes du village, a lieu le jeu de l'oie. Des jeunes à cheval doivent arracher le cou d'une oie, qui est suspendue à une corde. Le premier est le roi et a un sabre, les autres se servent de leurs bras. Le jeu de l'oie est un rite d'initiation qui était très répandu au Pays Basque. L'origine semble être une fête pour marquer le passage à l'âge adulte, en utilisant l'oie avec toute sa symbolique. Aujourd'hui on le pratique encore à Sare, Souraide, Olhette, Ainhoa et Ahetze. Ils le font aussi en bateau à Lekeitio (Biscaye). On retrouve des pratiques similaires dans la province voisine de la Rioja, des cavaliers doivent arracher le coup d'un coq pour leurs 18 ans.» (site officiel de la mairie http://www.biriatu.com, orthographe rectifiée).

La contrebande ou «travail de nuit» (gauazko lana) a longtemps été un sport local très actif, y compris récemment: «Les années (19)60 ont vu défiler les immigrés portugais qui allaient vers Paris et dans le Nord, ou ceux qui allaient récolter les fruits et légumes dans le Lot-et-Garonne, et faire les vendanges dans le Bordelais. Un peu plus tard cela a été le tour des Nord-Africains. Dans les années (19)80, ce sont des milliers de veaux qui sont partis se faire engraisser en Espagne. Lors des blocages de frontière pour cause de peste équine, ceux-ci ont franchi les gués et les cols à la queue leu leu» (même site).