Bollène

14 300 hab. (Bollénois), 5 403 ha dont 1 266 de bois, chef-lieu de canton du Vaucluse dans l'arrondissement d'Avignon, 12 km au nord de la préfecture. La vieille ville est sur le Lez à son débouché dans la plaine du Rhône, bordée de collines côté est. L'aménagement du bief de Donzère-Mondragon en a fait une cité industrielle; le canal, longé par l'autoroute A 7, passe à 1 km du bourg et divise en deux la commune. La grande centrale hydroélectrique André Blondel est juste au nord de la ville, assortie côté ouest d'un grande station d'interconnexion. Des cités ouvrières ont été construites au nord de la ville tout le long du canal, ainsi qu'une zone industrielle sur l'autre rive, au sud-ouest (la Croisière) où la N 7 et la voie ferrée mordent sur le finage communal (changeur et gare).

La vieille ville conserve des portes et des hôtels bourgeois (17e-18e s.), un couvent du 17e s., une église collégiale en partie du 11e s. où se tiennent des expositions, un musée des flûtes du monde. Le belvédère Pasteur offre un large point de vue sur la plaine du Rhône et, au-delà, sur le Vivarais. Dans les collines, au nord, sont les ruines d'un château médiéval et village troglodytique du Barry, habité de la préhistoire à la fin du 19e s., mais principalement constitué au 16e s., puis récemment restauré; à l'est, les ruines de la tour de Bauzon et les chapelles Saint-Blaise et Saint-Pierre-aux-Liens. Bollène est dotée de deux collèges et un lycée publics, d'un hôpital local (5 lits médicaux, 135 en tout) et d'un hippodrome.

La proximité du complexe nucléaire du Tricastin lui vaut d'héberger les entreprises de traitement des métaux et déchets Socatri (350 sal., filiale d'Eurodif), de traitement des déchets nucléaires Polinorsud (180 sal.) et Gads (100 sal.), de composants électroniques Egide (140 sal., boîtiers hermétiques), de radioprotection Gamma Assistance (85 sal.), de décontamination AG Développement (35 sal.), de nettoyage ESI (40 sal.); traitement des eaux usées Sra Savac (30 sal.). Dans de tout autres domaines se signalent les conserves de légumes Midi Conserves (50 sal.), les cartonnages Aubry Guy (30 sal.), le matériel d'apiculture Ickowicz (25 sal.); équipements thermiques (Sas, 35 sal.), traitement et adduction d'eaux Sdel (45 sal.).

La ville accueille un Centre Leclerc (260 sal.) et un Intermarché (70 sal.), un négoce de matériaux Orion 84 (60 sal.); publicité Adrexo (80 sal.); élevage de volailles Séguy (40 sal.); base d'autoroutes ASF (30 sal.). Les viticulteurs déclarent 610 ha de vignes. La population communale s'est tenue au-dessus de 5 000 hab. de 1860 à 1940, puis a fait un bond dans les années 1950 et 1960 (8 100 hab. en 1954, 11 600 en 1968) grâce aux chantiers du Rhône, et a augmenté plus lentement ensuite. Bollène est le siège de la communauté de communes Rhône-Lez-Provence, qui réunit 5 communes et 23 400 hab.

Le canton a 25 800 hab., 7 communes, 17 922 ha dont 3 785 de bois. Il est limitrophe des départements de l'Ardèche, du Gard et de la Drôme et divisé en deux parties par l'avancée en pointe du département de la Drôme à Rochegude. Lapalud, Mondragon, Mornas et Sainte-Cécile-les-Vignes ont plus de 2 000 habitants. Lamotte-du-Rhône (420 Lamottois, 1 197 ha) est une petite commune de la plaine, 7 km OSO de Bollène et tout près de Pont-Saint-Esprit, dont elle héberge l'aérodrome au bord du Rhône, doté d'une piste gazonnée de 1 035 m et d'un aéroclub, et bien entendu la partie orientale du pont Saint-Esprit, qui franchit le Rhône depuis 1290 au prix de 26 arches; 53 ha de vignes, travaux publics Eiffage (110 sal.) et Allier Gvtp (70 sal.). Le nom était simplement Lamotte avant 1918. La population communale a peu changé en 150 ans. Lagarde-Paréol (310 Paréolais, 929 ha dont 372 de bois) est un ancien village de bergers, dans l'enclave orientale à 14 km au SE de Bollène et au sud-ouest de Sainte-Cécile-des-Vignes; on y cultive 375 ha de vignes. La population a augmenté de 1954 (105 hab., contre 280 en 1851) à 1999, mais a 25 hab. de moins en 2005.