Bouguenais

18 200 hab. (Bouguenaisiens) dont 540 à part, 3 150 ha dont 365 de bois, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Rezé, en banlieue de Nantes au sud-ouest, sur la rive gauche de la Loire. La commune est divisée par la grande rocade nantaise et la sortie à 4 voies vers le pays de Retz, et elle héberge au sud la plus grande partie de l’aéroport de Nantes. Les atterrissements du bord de Loire sont vides, si ce n’est à l’ancien petit port de Lavigne, et relèvent de la commune de Nantes avec toute l’ancienne île Cheviré, où la grande centrale thermique en bord de Loire, inaugurée en 1954, a été arrêtée en 1986; c’est à sa hauteur que la rocade franchit la Loire. De la sorte, le territoire de Bouguenais n’atteint nulle part la rive de la Loire, le site de Trentemoult appartenant à Rezé.

Les activités de Bouguenais sont celles d’une proche banlieue, mais avec une tonalité particulière apportée par l’aéroport de Nantes sur le site de Château-Bougon. Le plus gros employeur est l’usine d’Airbus, jadis SNCASO; apparue dès 1935 sous la forme d’une usine Bréguet située en bordure de l’aéroport, elle emploie 1 950 personnes (cellules d’avions) et participe notamment à la construction de l’Airbus A 380 et a construit une nouvelle usine pour l’Airbus A 350; son comité d'établissement emploie 40 salariés. Atlantic Air Industries (maintenance, au groupe canadien Lavalin) affiche 45 sal. mais va regrouper ses activités à Toulouse-Francazal; Regional Airlines occupe 380 personnes sur le site, Air France 170 sal., tandis que l’aéroport et ses services annexes en emploient 190, la SGA (Sécurité générale aéroportuaire) 100, les services d’Aviapartners 85 sal., la manutention ISS 150 sal., la logistique Idea 170 sal. et les transports SDV 40 sal.; location de voitures Hertz (35 sal.), restauration SRNA (50 sal.), hôtel Oceania (35 sal.).

Plusieurs entreprises s’occupent d’informatique comme GFI (350 sal.), Sogeti Transiciel (260 sal.), SII (200 sal.), Vecteur Plus (140 sal.), Cimpa (30 sal.). Sont aussi dans la commune une usine de plastiques Europipe (80 sal.), une chaudronnerie CTN (50 sal.), une fabrique de tapis pour convoyeurs à béton (Theam, 45 sal.); menuiseries Nouzillier (35 sal.) et Oural (30 sal.), luminaires Garos (25 sal.); distribution de chaleur Idex (100 sal.), installations thermiques Axima Seitha (240 sal.), Lefort (45 sal.), Savelys (25 sal.) Richardeau (30 sal.), et électriques F2E (60 sal.), constructions Freyssinet (35 sal.), travaux publics Brethome (150 sal.), carrières Lafarge Granulats (50 sal.); négoces de de matériel de manutention Aprolis (60 sal.), de bois et panneaux Wolseley (Réseau Pro, 50 sal.), de plomberie Brossette (Ditac, 45 sal.), d'équipements industriels Sofinther (35 sal.); transports Le Roy (30 sal.) et Saga (25 sal.), autocars Quérard (130 sal.); publicité Mediapost (75 sal.) et NLM Télécourtage (35 sal.).

L’aéroport Nantes-Atlantique (codes NTE et LFRS) a été établi sur le site historique de Château-Bougon en 1928, à des fins d’abord militaires; il a reçu la base aérienne militaire 740 de 1945 à 1957, avant son transfert à Caen. Il occupe 340 ha; il est doté d’une piste de 2 900 m et a vu passer 3 200 000 passagers en 2011, dont près de la moitié en vols internationaux, 700 000 en vols bon marché, et assure des liaisons avec une trentaine de villes en France et une vingtaine à l’étranger; une douzaine de compagnies y entretiennent des lignes régulières. L’activité de fret est modérée (8 400 t/an). Le nombre de mouvements d'avions a été de 61 000 en 2011, dont 45 500 commerciaux, 8 900 voyages privés et 6 400 locaux. Jugé désormais trop petit, l’aérodrome doit être remplacé par un projet Nantes-Grand-Ouest situé au nord de l’agglomération à Notre-Dame-des-Landes et prévu pour une capacité de 9 millions de passagers par an en 2015, contre 3 pour l’actuel aéroport de Bouguenais.

L’ancienne carrière de la Roche Ballue a été aménagée en parc de loisirs paysager, où même la plongée est possible. La ville offre un collège et un lycée professionnel publics, un lycée professionnel privé, des commerces dont un supermarché U (25 sal.), une jardinerie (Jardiland, 25 sal.). Bouguenais avait entre 3 000 et 4 000 hab. de 1820 à 1930, puis sa population s’est mise à croître, passant à 10 000 en 1968, 15 000 en 1990. Elle a encore gagné 2 200 hab. de 1999 à 2009.