Bourbonne-les-Bains

2 360 hab. (Bourbonnais), 6 493 ha dont 2 806 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Marne dans l'arrondissement de Langres, 52 km au SE de Chaumont et 43 km ENE de Langres, dans le Bassigny au bord de l'Apance. Le nom de la ville vient des boues (Borvo). C'est une station thermale réputée pour la récupération des fractures osseuses et les rhumatismes (12 500 curistes en 2002); les eaux, chlorurées sodiques, aident à la recalcification; elles sortent à 66°C. Leurs vertus étaient connues des Romains, qui y avaient établi des thermes nommés Lindesina; il en reste quelques vestiges, mais le site avait été très abîmé. Les eaux chaudes ont été utilisées presque sans interruption dans l'histoire, et un hôpital militaire y a été installé en 1735, puis un bâtiment thermal en 1812, refait en 1883 et finalement en 1979; l'ancien hôpital abrite médiathèque, animations et musée.

L'agglomération, qui associe le quartier des thermes et ses parcs à une petite ville haute en cours de réhabilitation, avec un ancien château et un musée local exposant notamment des vestiges gallo-romains, a été très réaménagée depuis 1990. Le casino avait fermé en 1986 mais a été rouvert en janvier 2006 par le groupe Émeraude (groupe immobilier normand Le Foll, 45 sal.). L'arboretum de Montmorency, le parc animalier de la Bannie agrémentent les environs; la ville est fleurie (trois fleurs). Les thermes emploient 120 salariés; la ville a aussi quelques ateliers, dont le plus gros est celui des menuiseries HK-SK (ex-France-Velux, 100 sal., danois); supermarché Carrefour (25 sal.); hôpital local (8 lits), un collège public, institut médico-éducatif. Le finage communal englobe à l'ouest le grand bois du Danonce. La commune s'est agrandie en 1972, par fusion, des finages de Genrupt et de Villars-Saint-Marcellin; la population (sdc) est alors montée à 3 100 hab. en 1975; mais elle diminue depuis, et a encore perdu 230 hab. entre 1999 et 2008. La communauté de communes de la Région de Bourbonne-les-Bains associe 10 communes (4 100 hab.).

Le canton a 4 300 hab. (4 500 en 1999), 12 communes et 23 864 ha dont 9 155 de bois. Limitrophe des départements des Vosges et de la Haute-Saône, il est au cœur des herbages du Bassigny, dans les collines liasiques que domine à l'ouest le prolongement du plateau de Langres. Il inclut au nord la forêt et l'ancienne abbaye cistercienne de Morimond à Parnoy-en-Bassigny (310 hab., 4 075 ha dont 1 336 de bois), fondée en 1115 et qui fut puissante; Parnoy, 13 km au NO du chef-lieu sur le plateau jurassique, associe les anciennes communes de Fresnoy et Parnot, fusionnées en 1972 et dont les noms ont ainsi été curieusement tamponnés.

Non loin jaillissent les sources de la Meuse au Châtelet-sur-Meuse (160 hab., 2 131 ha dont 109 de bois), 10 km à l'ouest du chef-lieu sur le plateau jurassique; cette commune a été créée en 1972 par l'association des anciennes communes de Beaucharmoy, dans un vallon descendant vers Bourbonne, et de Pouilly-en-Bassigny, sur le plateau (ancienne Pouilly, devenue Pouilly-sur-Meuse en 1925, Pouilly-en-Bassigny en 1936). À 8 km SO de Bourbonne, dans les fortes collines qui dominent le bassin de Bourbonne, Coiffy-le-Haut (120 Cofféens, 965 ha dont 299 de bois) entretient des restes de murailles et restaure un vignoble localement réputé (24 ha au RGA 2000); maison du Vin, caves. Enfonvelle (90 Enfonvellois, 1 240 ha dont 408 de bois), 11 km ESE de Bourbonne, limitrophe des départements des Vosges et de la Haute-Saône, est la commune la plus orientale de la région Champagne-Ardenne.