Bouzonville

4 290 hab. (Bouzonvillois), 1 390 ha dont 285 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Boulay-Moselle, 15 km NNE de celle-ci et 32 km ESE de Thionville sur la rive droite de la Nied, à 5 km de la frontière allemande sur la route de Thionville à Sarrelouis. La ville, très atteinte en 1940 et 1944, conserve, avec l’église, les restes d’une abbaye bénédictine de 1033, occupés par l’hôpital; collèges public et privé, lycée professionnel public. Bouzonville a eu entre 1 700 et 2 200 hab. de 1820 à 1930, puis sa population a crû et atteint un maximum de 4 600 hab. en 1975; une fusion avec Brettnach, au sud, n’a duré que de 1974 à 1981. La population a diminué ensuite, mais arepris 60 hab. de 1999 à 2008.

Bouzonville, qui bénéficie d’une bifurcation ferroviaire, a une grosse usine de freins à disques TRW (ex-Lucas, groupe états-unien Blackstone) qui emploie 680 salariés (1 100 en 2005), et une fonderie d’acier du groupe Manoir (Gerlach, 200 sal.); transports par autocars Schindler (85 sal.); menuiserie de fenêtres Goetz (30 sal.), supermarchés Match (25 sal.) et Intermarché (30 sal.). La ville est le siège de la communauté de communes du Bouzonvillois, qui groupe 21 communes et 11 900 hab.

Le canton a 34 600 hab. (34 300 en 1999), 32 communes, 24 181 ha dont 6 278 de bois; il s’étire le long de la frontière allemande et il est traversé perpendiculairement par la vallée de la Nied; il atteint à l’ouest les hauteurs boisées de la côte de la Canner. Il inclut à l’extrême SE le pays minier de Creutzwald, accidenté par les hauts vallons de la Bisten, qui comprend aussi les communes de Falck, Hargarten-aux-Mines (1 160 Hargartois, 551 ha) à l’ouest et Merten (1 510 Mertenois, 523 ha) au nord-est. Hargarten a gagné 110 hab. de 1999 à 2008. Merten est frontalière et accueille une usine de traitement de surfaces de l’aluminium (MIM, 35 sal.).

Elle n’avait que 940 hab. en 1954, puis sa population est montée à 2 900 hab. en 1975 parce qu’elle avait intégré en 1972-1973 trois communes dans les collines au nord; mais Rémering (450 Rémeringeois, 494 ha), Berviller-en-Moselle (490 Bervillérois, 552 ha) et Villing (490 Villingeois, 493 ha) ont repris leur indépendance dès 1980, et Merten a perdu 120 hab. de 1999 à 2008. Rémering, qui s’est nommée Rémering-lès-Hargarten jusqu’en 1993, en a perdu 50 dans le même temps. Les deux dernières sont frontalières; Berviller, «en Moselle» depuis 1932 et dont le village est dans le haut vallon du Weissbach, a reçu en 2009 sur le plateau un parc de 5 éoliennes (10,3 MW, ABO-Wind). Villing, contrairement à ses voisines, a gagné 40 hab. après 1999.

Vaudreching (560 520 Vaudrechingeois, 469 ha dont 176 de bois) est juste au sud-ouest de Bouzonville et lui sert de banlieue; elle a un supermarché Simply (40 sal.), et a gagné 40 hab. après 1999. Brettnach (420 hab., 590 ha), 5 km au SSE de Bouzonville, en a gagné 50 dans le même temps; elle avait fusionné avec Bouzonville en 1974, mais elle a d’autant plus vite repris son autonomie (en 1981) qu’elle en est séparée par le finage d’Alzing (470 Alzingeois, 454 ha); Alzing a gagné 60 hab. après 1999.

Filstroff (880 Filstroffois, 1 676 ha dont 425 de bois), 5 km au nord du chef-lieu sur la rive gauche de la Nied, contient la forêt de Bouzonville; sa population s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2008. Guerstling (390 hab., 442 ha), en aval sur la Nied à 8 km NE de Bouzonville, est une commune frontalière, dotée d’une fabrique de matériel de travaux publics (Hess, 35 sal.); elle a gagné 40 hab. depuis 1999. Plus au nord, Schwerdorff (460 Schwerdorffois, 942 ha) est une autre commune frontalière, à la pointe septentrionale du canton; son nom, qui fut jadis orthographié par erreur Schwerdoff, a été rectifié en 1992; la commune a gagné 50 hab. depuis 1999.

Vers l'ouest, Fresitroff (1 070 Freistroffois, 1 467 ha dont 391 de bois), 4 km au sud-ouest de Bouzonville dans la vallée de la Nied, qui avait intégré Diding et Guiching en aval dès avant 1793, s'orne du château classé Saint-Sixte, à douves, des 16e et 18e s., et a gagné 200 hab. entre 1999 et 2008. Anzeling (490 Anzelingeois, 592 ha) est , au débouché de la vallée du même nom dans la plaine de la Nied, et traversée par la voie ferrée (gare) et la D 3. Elle avait absorbé en 1811 Edling, qui subsiste comme hameau au nord dans la vallée de l'Anzeling; la commune a gagné 100 hab. de 1999 à 2008.

Hestroff (410 Hestroffois, 743 ha dont 244 de bois) est de l'autre côté de la vallée à l'ouest; son finage contient, au sud sur le butte du Dordatz, les anciens ouvrages défensifs d'Anzeling, au nord-est ceux de Bousse. Ébersviller (840 Ébersvillerois, 1 407 ha dont 431 de bois), 14 km à l’ouest du chef-lieu, aligne ses habitats au pied de la côte de la Canner, couronnée par les bois de la forêt d'Hunolstein; elle a une petite gare, et sa population s'est accrue de 170 hab. entre 1999 et 2008, soit d'un quart. Elle avait absorbé Ferange, au nord, en 1811.

Chémery-les-Deux (460 Chémerois, 1 003 ha) et Dalstein (340 hab., 397 ha dont 191 de bois), à 8 et 10 km ONO du chef-lieu, se partagent des restes de terrains militaires. Chémery avait absorbé Hobling en 1811, de l'autre côté de la vallée de l'Anzeling, mais son nom est antérieur et vient de l'association de Grand Chémery au nord et Petit Chémery au sud; sa population était montée à 790 hab. en 1896 avant de descendre à 420 en 1900, et a connu son minimum à 310 hab. en 1968; elle a gagné 70 hab. depuis 1999; Dalstein en aurait gagné 110, soit plus d'une moitié! Dalstein avait absorbé Menskirch entre 1811 et 1921. Menskirch (170 Menskirchois, 448 ha) est au nord-est, dans la vallée de l'Anzeling qui descend du nord vers la Nied.