Branne

1 200 hab. (Brannais), 241 ha, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Libourne, à 12 km SE de la ville, sur la rive gauche de la Dordogne dans l'échancrure de deux vallons convergeant vers la rivière, dont le principal est celui du Lissandre à l'ouest; église à double flèche, halle du 19e s., collège public. La commune n'a qu'un petit territoire sur les collines, plus une fraction de plaine au nord-est (la Palue). La population augmente un peu depuis les 750 hab. du début des années 1970 et vint de gagner plus de 200 hab. depuis 1999. Une communauté de communes du Brannais associe 8 communes (3 900 hab.) autour de Branne.

Le canton a 13 900 hab. (11 800 en 1999), 19 communes et 13 410 ha; il s’étend dans l’Entre-Deux-Mers en s’allongeant d’est en ouest, sa limite septentrionale suivant la rive gauche de la Dordogne en amont de Libourne. Il est très viticole et des caves et champignonnières se dispersent à la faveur des affleurements calcaires. L’ensemble est mamelonné, orné de boqueteaux, et reste très peuplé, avec des densités rurales de l’ordre de 100 habitants au kilomètre carré.

De nombreuses communes ont des surfaces notables de vignes. Il en est ainsi, au nord, de Moulon (970 hab., 1 325 ha dont 550 de vignes), 3 km NO de Branne au bord de la Dordogne, dont le finage s'étend sur les collines au sud et la plaine aluviale au nord; tour de l'Ansouhaite (14e s.), travaux publics Sotrap (30 sal.). Le village et la cave coopérative de Génissac (1 700 hab., 1 304 ha dont 714 de vignes) se tiennent au pied des collines à 6 km NO de Branne; le village conserve un château fort avec donjon des 14e-16e s. et a pour annexe le hameau du Port sur une rive concave de méandre; la population communale s'est accrue de 330 hab. entre 1999 et 2008. Nérigean (910 hab., 998 ha dont 419 de vignes), 9 km à l’ouest de Branne, a une église en partie du 11e s., une cave coopérative mais son finage est entièrement sur le bas plateau vallonné. Saint-Germain-du-Puch, un peu plus à l’ouest, est plus peuplée.

Baron (1 000 hab., 1 034 ha dont 332 de vignes), 11 km à l’ouest de Branne, se distingue par une église classée des 11e-12e s., le château de Bellefontaine avec un grand parc, et une entreprise de travaux publics (Pavages arcachonnais, 70 sal.); au sud-ouest, la limite communale monte sur les hautes croupes du plateau supérieur; sa population s'est accrue de 130 hab. entre 1999 et 2008. Saint-Quentin-de-Baron (1 600 Saint-Quentinais, 869 ha dont 377 de vignes), plus à l’est, a pour centre une nébuleuse d'habitations diffuses; elle conserve des restes du château seigneurial de Bisqueytan (12e et 15e-16e s.). Elle n'avait qu 570 hab. en 1936 et croît depuis, avec un saut récent de 600 hab. à partir des 970 hab. en 1999 (+62%!); elle est le siège de la communauté de communes Entre-Deux-Mers-Ouest (4 100 hab., 7 communes). Tizac-de-Curton (280 hab., 397 ha dont 194 de vignes) au centre du canton a une église inscrite; le petit village se perche sur une forte colline dominant la vallée du ruisseau de Daignac.

Daignac (500 hab., 573 ha dont 257 de bois et 279 de vignes) un peu au sud, abrite au nord le hameau et le château de Curton, avec un donjon du 14e s. et des bâtiments du 15e au 17e s.; le château de Prayssac a des éléments du 14e s. Le finage s'étire vers le sud-est, où était apparu au hameau de la Gare sur l'ancienne voie ferrée, dont le tracé est devenu une piste cyclable. La population s'est accrue de 90 hab. depuis 1999. Espiet (720 Espiétais, 679 ha dont 170 de vignes), juste à l'ouest de Daignac, a un finage étiré du nord au sud comprenant un lac de barrage dans la vallée du ruisseau de Camiac, qui rejoint au nord celui de Damiac, et une coopérative viticole côté sud; nettoyage Entre-Deux Mers (25 sal.). La commune a gagné 180 hab; de 1999 à 2008. Camiac-et-Saint-Denis (370 hab., 660 ha dont 223 de vignes) a gagné plus de 100 hab. dans le même temps. Son finage occupe le sud-ouest du canton, où le relief s'élève. La fusion des paroisses date de la Révolution.

Au sud de Branne sont encore d'autres communes viticoles. Grézillac (700 hab., 779 ha dont 339 de vignes), à 3 km SO du chef-lieu, vient de gagner 90 hab. Elle est réputée«village de caractère» et elle est le siège des vignobles Lurton (30 sal.), dotée d’un clocher fortifié du 11e s. à coupole byzantine; elle n'a pourtant pas de véritable centre, mais une collection de hameaux; châteaux de Mouchac (15e-17e s.) à l'est et de Franquinotte (18e s.) au nord, église des 12e-13e s. Son finage s'allonge vers le sud-ouest autour du hameau de la Crusquignarde, tandis qu'au nord-est il va jusqu'à la Dordogne et englobe ainsi la partie occidentale du bourg de Branne au Pey du Prat, ce qui permet d'héberger un supermarché Carrefour (40 sal.); grotte au-dessus du vallon du Lissandre.

Lugaignac (390 hab., 366 ha dont 246 de vignes) juste au sud de Branne, n'est pas très différente; ses quatre principaux hameaux, Brussac à l'ouest, Jean-Larc au sud-ouest, Laubarède au sud-est, Lugaignac au nord-est sont sur les rebords d'un vallon encaissé en forme de reculée; église inscrite du 13e s. Lugaignac a gagné 80 hab. de 1999 à 2008. Saint-Aubin-de-Branne (370 hab., 552 ha dont 107 de vignes), au sud-est, est dans un dispositif de même nature mais sur le coteau qui domine la vallée encaissée de l'Engranne; moulin à blé du 18e s., église du 12e s. Le nom de la commune était seulement Saint-Aubin jusqu'en 1929.

Cabara(360 hab., 341 ha) est dans une situation très différente: un gros village au bord de la Dordogne juste à l'est de Branne, dominé par un vigoureux coteau, et peu de place sur le plateau; mais un finage étendu au nord à tout le lobe de méandre qui est en amont de Branne, et qui n'est pas viticole. L'angle sud-est du canton est tenu par Jugazan (280 hab. contre 230 en 1999, 553 ha dont 299 de vignes) à 7 km SSE du chef-lieu; son finage est composé d'un plateau très uni et couvert de vignes juste à l'ouest de Rauzan; Labric, Bernat, Bergey sont des hameaux aussi consistants que Jugazan; un dolmen, carrière des Pierres de Frontenac (25 sal.).

Plus à l'ouest, Naujan-et Postiac (500 hab., 1 110 ha dont 687 de vignes) éparpille quelques hameaux sur le rebord de plateau qui domine la vallée de l'Engarran, à la manière de Saint-Aubin; belle église inscrite, en partie du 12e s. La commune résulte d'une fusion du début du 19e s. Guillac (190 hab., 306 ha dont 235 de vignes) et Dardenac (90 hab., 150 ha) sont de petites communes tout au sud du canton; Dardenac n'avait plus que 60 hab. en 1999, et n'a guère de vigne.