Brantôme

2 200 hab. (Brantômais), 3 465 ha dont 1 655 de bois, chef-lieu de canton et bourgade de la Dordogne dans l’arrondissement de Périgueux, à 27 km au nord de la ville, dans la vallée encaissée de la Dronne. C’est une vieille ville historique, avec église gothique et abbaye bénédictine du 8e s. refaite au 11e et au 17e s., ornée d’un haut clocher, et une île à cinq ponts sur la Dronne au pied d'un coteau de rive concave de méandre, dans un environnement riche en jardins, dolmens, grottes, rochers (parcours troglodytique). Elle figure dans la liste des «villages de charme» et dans celle des «plus beaux détours» et propose un musée de peinture Fernand Desmoulin (1855-1914, né à Javerlhac en Dordogne) en partie consacré à l’aspect «médiumnique» de son œuvre, et un musée Rêve et miniatures (maisons); maison de repos à l'ouest (les Balans, 25 sal.), collège public, imprimerie Euroflash (25 sal.), transports MTA (25 sals), supermarché (25 sal.); hôtellerie du Moulin de l'Abbaye (25 sal.).

Aux alentours, on cultive des noyers et surtout des fraisiers. L'habitat s'est étendu sur la colline en pente douce qui descend vers le lobe de méandre, et dans quelques hameaux annexes comme Peyrelevade à l'est sur la rive droite de la Dronne ou Saint-Pardoux-de-Feix au nord, Subreroches et Lombraud au sud-est sur le plateau. La rivière traverse le territoire communal en deux méandres encaissés. La population a très peu varié depuis 100 ans. Brantôme est le siège du pays officiel du Périgord Vert (14 communautés de communes, 171 communes, 82 000 hab.).

Le canton de Brantôme a 7 600 hab. (7 000 en 1999), 11 communes, 22 017 ha dont 9 188 de bois et un relief accidenté et un habitat plutôt dispersé. La partie nord est traversée par la vallée encaissée de la Dronne. C'est à Bourdeilles (800 hab., 2 185 ha dont 840 de bois), à 11 km du chef-lieu, que se dresse le beau château (13e et 16e s.) de la famille de Brantôme, doté d’un musée, sur la rive gauche de la Dronne. Bourdeilles aest classé parmi les «villages de charme», et la commune ne manque pas de beaux sites naturels, tels le rocher de la Forge du Diable en amont, ou le gouffre du Puits de Fontas en aval, au confluent du Boulou, qui vient du nord-ouest de Brantôme dans une vallée encaissée. Le finage comprend au nord le gros hameau de Gueyzat et atteint au sud-est la petite vallée de la Donzelle. Le château de Richemont, construit à l’initiative de Brantôme l’écrivain, est proche (6 km NNO de Brantôme), mais dans le canton de Mareuil.

Plus près de Brantôme, 7 km au SO sur la rive gauche de la Dronne, Valeuil (420 360 hab., 1 850 ha dont 638 de bois) est le siège de la communauté de communes du Brantômois (9 communes, 5 100 hab.); châteaux de Ramefort (13e et 15e s.) et des Biards (18e s.), mégalithes; transports par cars Duverneuil (20 sal.); la commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008. Saint-Julien-de-Bourdeilles (90 hab., 595 ha dont 358 de bois) est une petite commune à l'angle nord-ouest du canton.

Tout au sud-ouest du canton, Lisle (940 Lislois, 1 797 ha dont 392 de bois), dans la vallée de la Dronne à 19 km en aval de Brantôme, est une ancienne bastide qui a conservé de belles halles et qui est considérée comme «village de charme»; sa population est assez stable, quoique en léger déclin. Le village s'aligne au pied du coteau qui domine la rive concave d'un ancien grand méandre encaissé de la Dronne. Il se complète, sur la colline de rive droite, du hameau de la Monerie ainsi que, au sud-ouest, sur le plateau et sur son rebord, de ceux la Sénédie et de Rouffelier.

À l'est à 7 km, 16 km SSO de Brantôme, Bussac (370 hab., 1 684 ha dont 931 de bois) niche son petit village dans un vallon de tête encaissé de la Donzelle et a un finage fort accidenté, comme Biras (540 hab., 1 943 ha dont 875 de bois) qui est plus à l'est et a des restes du château de la Côte (15e-16e s.); atelier des Charpentes du Périgord (20 sal.); sa population aurait gagné 170 hab. de 1999 à 2008, soit presque une moitié, alors qu'elle stagnait depuis 1960 et avait eu plus de 800 hab. dans les années 1840; Bussac en aurait gagné une quarantaine.

Sencenac-Puy-de-Fourches (210 hab., 1 079 ha dont 319 de bois) est à l'est de la route de Périgueux, que domine sur sa butte l'ancien village du Puy de Fourches, 7 km au sud du chef-lieu. Sencenac n'est qu'un minuscule hameau à l'est, tandis que la Besse et la Borie Fricart (château fort des 15e-16e s.), au nord, sont plus étoffés. La commune a eu 500 hab. en 1836; elle conserve le même niveau de population depuis 1960.

La partie sud-est du canton est largement occupée par la commune d’Agonac (1 700 hab., 3 722 ha dont 1 700 de bois), sur la Beauronne à 13 km NNE de Périgueux, qui a donjon et église romane à coupole sur une petite butte, et une gare au pied dans la vallée de la Beauronne. Au sud, le hameau du Lyonnet, un peu isolé, abrite une maison de retraite (les Chênes Verts, 30 sal.); sa population augmente depuis les 1 000 hab. de 1975, et a encore gagné 180 hab. de 1999 à 2008.

Eyvirat (280 hab., 1 795 ha dont 578 de bois) et Saint-Front-d'Alemps (280 hab., 1 902 ha dont 902 de bois) sont à 3 et 5 km au nord et au nord-est d'Agonac dans un paysage de collines un peu vides. Eyvirat avait dépassé 600 hab. jusqu'en 1881 et Saint-Front les avait encore en 1906. La Beauronne limite au sud-est le finage de Saint-Front, et passe juste au pied du château de la Roche-Pontissac (16e et 18e s.) au sud-ouest, des restes de celui de Rochemorin (15e s.) au sud-est. .

Brantôme

Pierre de Bourdeille est plus connu par sa seigneurie de Brantôme, nom dont il signa ses œuvres. Ce hobereau périgourdin, né vers 1540, commença d'abord à guerroyer çà et là, et à s'attacher à la cour des Valois; condamné au repos par une chute de cheval en 1584, il consacra ses loisirs à écrire, avec ses souvenirs et ses relations de cour, des Vies des Hommes illustres, des Dames illustres, des Dames galantes, etc., et contribua à l'embellissement de ses domaines, dont Bourdeilles et Richemont; il est mort en 1614.