Breil-sur-Roya

2 100 hab. (Breillois), 8 131 ha dont 4 018 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Nice, 64 km au NE de la préfecture. Nommé Breglio en italien, le bourg est devenu «sur Roya» en 1936. Sa population avait atteint 2 700 hab. dès 1861 et elle était encore de 2 700 hab. en 1931; elle a diminué ensuite et reste stable depuis 1975. La commune de Breil a aussi 570 résidences secondaires et a été dotée d'un collège public, un hôpital local (5 lits médicaux, 130 au total avec la maison de retraite des Jardins d'Azur), un Écomusée du Haut Pays; elle a une église du 12e s., plusieurs chapelles; centrale électrique.

La route N 204 vers Vintimille court le long de la Roya, tandis que la route vers Nice se hisse jusqu'au col de Brouis (879 m); Breil est le lieu d'une bifurcation ferroviaire entre la ligne de la vallée vers Vintimille et la ligne vers Nice, qui emprunte un tunnel de 4 km entre les bassins de la Roya et de la Bévéra. Par le grand vallon de la Maglia, qui conflue avec la Roya, rive droite, juste en amont de Breil, le finage va au nord-ouest jusqu'à l'Authion (2 082 m) où sont toute une série de défenses de l'entre-deux-guerres: forts et ouvrages de la Béole, du Col d'Agnon, Plan Caval, Col de Brouis, Croix de Cougoules, Millefourches et la Forca. À l'est, le relief atteint 1 587 m à la Tête d'Alpe, à la frontière.

Le canton a 2 700 hab., 3 communes, 21 770 ha dont 11 781 de bois. Saorge (400 Saorgiens, 8 678 ha dont 5 000 de bois) est un «village pittoresque des Alpes-Maritimes» en amphithéâtre à 8 km en amont de Breil, dans la vallée en amont des gorges de Saorge, à 500 m. Vers l'est, son territoire va jusqu'au mont Peirevieille à la frontière (2 038 m) et à la Marta (2 136 m). La Bendole y coule dans un étroit sillon très encaissé et impraticable. Vers l'ouest, le finage s'étire sur 12 km jusqu'à l'Authion et, au nord, la Cime du Diable (2 686 m); il englobe ainsi tout le bassin du torrent de Cayros, que remonte une petite route de plus de 10 km. La commune fut jadis Saorgio et avait 3 000 hab. en 1846; la population a rapidement chuté, passant sous les 1 000 hab. en 1910, jusqu'à 320 en 1982. Elle augmente un peu depuis et a gagné 35 hab. de 1999 à 2006. Saorge a 350 résidences secondaires pour 200 résidences principales; monastère de récollets du 17e s., chapelles.

Fontan (240 Fontanais, 4 961 ha dont 2 763 de bois) est à 2 km au nord de Saorge au bord de la Roya, à 430 m, et a une église du 18e s. ainsi qu'une gare et une usine électrique. La commune a été créée en 1871 à partir de Saorge, avec 1 200 hab., et s'est dépeuplée jusqu'en 1990; elle a regagné plus de 60 hab. de 1999 à 2004; elle a 200 résidences secondaires, plus que de résidences principales. Le finage en amande s'étend de part et d'autre de la Roya, autour des torrents d'Arrès à l'est, un peu plus amplement du torrent de Céva à l'ouest; mais il n'atteint ni la crête frontalière à l'est ni la crête du Diable et de l'Authion à l'ouest, qui relèvent de Saorge.