Bretenoux

1 390 hab. (Bretenouviens), 569 ha, chef-lieu de canton du département du Lot dans l’arrondissement de Figeac, 53 km au NNO de Figeac et 9 km au NO de Saint-Céré. Située sur la rive gauche de la Cère mais près du confluent avec la Dordogne, c’est une bastide de 1277, édifiée sous l’autorité du sire de Castelnau, sur un ancien site gallo-romain, d’abord sous le nom de Villafranca d’Orlienda. Elle en conserve un plan quadrillé, une place à arcades, des maisons anciennes à colombages, et une vieille porte de ville. Elle s’affiche «station verte de vacances» avec collège public, établissement de convalescence, une menuiserie (Bex, 25 sal.), héritière d’un ancien atelier Sncf qui fabriquait des traverses en bois au sigle BX. La commune a connu un premier maximum à 1 000 hab. en 1866, est descendue vers 820 hab. dans les années 1930 et a crû à nouveau entre 1950 et 1980, puis sa population s’est stabilisée; elle a augmenté de 110 hab. entre 1999 et 2009.

Le canton, limitrophe de la Corrèze, a 8 700 hab. (8 100 en 1990), 16 communes, 12 436 ha dont 3 968 de bois; la communauté de communes Cère et Dordogne, qui siège à Bretenoux, lui correspond exactement. Bretenoux ne fait qu’un avec la petite ville industrielle de Biars-sur-Cère, de l’autre côté de la rivière, la plus peuplée du canton. Elle est inséparable aussi du puissant château de Castelnau, installé sur le coteau qui domine la bourgade au SO, mais qui est situé dans la commune de Prudhomat (720 Prudhomatois, 1 239 ha). La seigneurie de Castelnau fut depuis les environs de l’an Mil une grande puissance régionale, rivale de celle de Turenne. Le château actuel, dominant le confluent de la Cère et de la Dordogne, construit aux 14e et 15e s. et restauré au 20e s., de pierre blonde, forme un triangle borné par trois grosses tours rondes aux angles, plus trois tours plus petites au milieu des côtés, entourant un donjon carré de 60 m; il appartient à l’État et abrite en été des spectacles; Pierre Loti y logea. Il est flanqué d’une église abbatiale et la commune a plusieurs autres églises, ainsi qu’un vieux pont. La commune a 40 hab. de plus qu'en 1999.

De l’autre côté de la Dordogne dans la plaine, Puybrun (930 Puybrunais, 436 ha), 5 km à l’ouest de Bretenoux, est une bastide de 1282 fondée en paréage par le roi et l’abbaye limousine de Dalon; elle a augmenté de 180 hab. (+24%) entre 1999 et 2009. Girac (400 hab., 440 ha), qui disperse ses maisons dans la plaine entre Cère et Dordogne, juste au confluent, a une menuiserie (Jauzac, 35 sal.), et 50 hab. de plus qu'en 1999.

La moitié orientale du canton de Bretenoux s’étend sur le massif ancien et appartient donc au Ségala. Glanes (300 Glanois, 272 ha), juste à l’est de Bretenoux, a une coopérative vinicole et bénéficie d’une minuscule appellation de vins de pays (8 producteurs); elle a 50 hab. de plus qu'en 1999. À Teyssieu (190 Teyssiolais, 1 363 ha dont 627 de bois), 10 km à l’est de Bretenoux, village un peu isolé sur le plateau, se voient une église ancienne et une tour de 40 m de haut et 8 m de côté.

Trois communes se partagent l’étroite vallée de la Cère dans le massif ancien. Gagnac-sur-Cère (770 Gagnacois, 1 283 ha dont 620 de bois), 5 km au NE de Bretenoux sur la rive droite, est une ancienne châtellenie sur la route du sel et du bois vers Aurillac, qui dépendait de la vicomté de Turenne et qui est passée au roi de France avec elle en 1738; le village ancien se tasse en rond dans l’ancienne citadelle, qu’il a néanmoins un peu débordée; un pont de 1887 permet d’accéder à la rive droite où se trouve le vieux port de Gagnac, qui marquait la sortie du massif ancien. Gagnac a augmenté de 90 hab. depuis 1999; elle a quelques petites entreprises, dont une fabrique de copeaux de chêne torréfiés destinés à la vinification (Arôbois), une conserverie (Le Traiteur du Val de Cère, 25 sal.). Les deux autres communes sont sur la rive droite.

Laval-de-Cère (360 Laval-de-Cérois, 798 ha dont 414 de bois) est la plus orientale, à la sortie des gorges de la Cère, par où la rivière entre dans le département. Le village a de belles maisons anciennes, dont celle où naquit en 1809 le maréchal de Canrobert, et qui a été affectée à la poste en 1935; il a une gare et se mire dans le lac de barrage de Brugale, qui alimente une usine hydroélectrique; une autre centrale est juste en amont, alimentée par la longue conduite venant de Lamativie. L’ancien site industriel de Firminy puis Pechiney, dont l’électrométallurgie a fermé en 1985, y a accueilli quelques petites entreprises, la principale étant la tréfilerie d’aluminium Brown (60 sal.); recyclage Sidenergie (25 sal.), couverture Dupouy (20 sal.). La commune déborde sur la rive gauche, où s’est niché le château de Laborie, à hautes tours, qui appartint aux seigneurs de Merle; au pied, reste le souvenir de l’ancienne grosse usine des Tannins français, fermée en 1932. La commune de Laval-de-Cère n’a été créée qu’en 1928, par scission de Cahus.

Le village de Cahus (190 Cahussiens, 1 001 ha dont 598 de bois) se tient sur le plateau au nord de la Cère, seul petit bout de Xaintrie entrant dans le département du Lot et limité à l’ouest par le profond vallon d’Orgues, que suit la limite régionale.