Briey

5 500 hab. (Briotains) dont 380 à part, 2 713 ha dont 1 307 de bois, sous-préfecture de Meurthe-et-Moselle, à 27 km au NO de Metz. La ville s’étage entre ville haute et ville basse dans la vallée encaissée du Woigot et sur l’interfluve étroit qui le sépare de la vallée tout aussi profonde du Rupt de Mance. Elle a grandi comme chef-lieu du bassin de fer français après 1871. Le territoire communal est étendu vers l’est et en partie dans la forêt domaniale de Moyeuvre au bois de Froidcul; il va jusqu'au coteau de Wacrange ou de Curel, creusé par le méandre de Moyeuvre, et occupe l'éperon de Brouchetière qui lui succède en aval.

La commune n’a eu qu’une seule mine. Briey a une église à crypte romane du 11e siècle, et une «cité radieuse» de 17 étages et 350 appartements livrée en 1960 par Le Corbusier et Wogenscky, réaménagée après 1987. La ville offre surtout ses fonctions de service, qui comportent un gros centre hospitalier (333 lits), des administrations d’arrondissement, un lycée et deux collèges publics, un établissement régional d’enseignement adapté, un centre d’aide par le travail. Le plan d'eau du barrage de la Sangsue a suscité une base de loisirs. Au nord, Briey-en-Forêt accueille le principal hôpital et la Cité Radieuse. Au sud-ouest, il déborde sur le plateau au-delà du Woigot, où sont un établissement hospitalier, une maison de retraite et la cité de la Cartoucherie.

Quelques industries sont établies: colliers et raccords plastiques Norma (240 sal., groupe allemand Rasmussen), ferronnerie Edscha (150 sal., société allemande mais intégrée au groupe financier états-unien Carlyle), valves métalliques Lindal (150 sal., groupe allemand), produits réfractaires et fours Beka (45 sal.); travaux publics Eurovia (50 sal.) et Theba (30 sal.), nettoyage urbain Barisien (130 sal.) et Edif (25 sal.); magasin Super-U (55 sal.); deux hôtels Ancona (Aster, 25 et 20 sal.).

Briey avait déjà 1 900 hab. en 1841, et avait atteint 2 600 hab. en 1911; sa population est passée par un maximum à 5 400 hab. en 1962, s’est un peu tassée ensuite avec la crise du bassin de fer, mais progresse à nouveau depuis 1982 (4 360 sdc); elle a gagné 300 hab. entre 1999 et 2008. La communauté de communes du pays de Briey groupe 9 communes et 10 000 hab. et siège dans la ville, qui est aussi le siège du pays du Bassin de Briey (5 intercommunalités, 68 communes, 75 000 hab.). L’arrondissement a 162 600 hab. (157 100 en 1999), 10 cantons, 130 communes, 113 777 ha.

Le canton a 17 000 hab. (16 400 en 1999), 9 communes, 9 726 ha dont 2 873 de bois; il est limitrophe du département de la Moselle. Au sud-est dans la vallée de l’Orne, Jœuf est plus peuplée que Briey. Lantefontaine (760 Lantéfontenois, 806 ha), juste à l'ouest de Briey sur le plateau, accueille la distribution de chaleur Idex (35 sal.) et a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Avril (890 Avrilois, 2 002 ha dont 855 de bois), au nord-est du canton à 6 km de Briey, occupe une clairière dans la forêt domaniale de Moyeuvre, à la bifurcation des routes vers Longwy et vers Hayange; sa population n’a guère changé durant tout le 20e s., mais elle aurait gagné 290 hab. de 1999 à 2008, soit 48%!

Au nord à 7 km NNO de Briey, Mancieulles (1 630 hab., 439 ha), au bord du Woigot, a gagné 200 hab. de 1999 à 2008; seule s'y signale l'entreprise de réseaux électriques Perino (40 sal.). La commune s’est émancipée en 1910, avec 1 300 hab., de sa voisine du plateau Anoux qui l’avait intégrée en 1812; elle a eu la mine de fer et les cités minières de Pierremont — et 2 700 hab. en 1962. Anoux (290 Aulnois, 988 ha), à l'ouest, qui avait 400 hab. lors de la fusion contre 180 à sa voisine, est restée agricole, et a perdu plus de la moitié de ses habitants depuis les 600 qu’elle affichait en 1850. Elle a reçu en 2008 un parc de 5 éoliennes (10 MW, groupe Maïa Sonnier), sur la crête de Saint-Saumont à l'est du village près d ela route de Longuyon (D 643).