Bugue (Le)

2 900 hab. (Buguois), 2 896 ha dont 540 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Sarlat-la-Canéda, 32 km à l’ouest de la ville et 33 km au SE de Périgueux, en amphithéâtre sur la rive droite de la Vézère, juste à la sortie du couloir des grottes préhistoriques du Périgord Noir. À l’origine du nom semble être le gaulois albuca, pierre blanche. Le village, «station verte de vacances», étiré au pied d’un petit amphithéâtre calcaire (cingle) et dans la vallée de Ladoux qui rejoint ici la Vézère, est desservi par la voie ferrée de Périgueux à Agen. Il a un collège public, un château, un musée de paléontologie; aquarium, écomusée du Bournat, une maison de la Vie sauvage, une ferme zoologique; Intermarché (70 sal.), Bricomarché (25 sal.), pièces plastiques Carlier (20 sal.); plâtrerie Sudrie (25 sal.); travaux publics Héraut (35 sal.) et Montastier (20 sal.).

La grotte de Bara-Bahau est sur le relief juste à l'ouest du bourg. Le finage inclut le lobe de méandre au sud du bourg, occupé par le quartier de la Piste et le hameau de la Terrasse, une partie de la plaine de la Vézère en amont autour du hamau de Malmussou; et un large secteur de plateau boisé au nord, où se dispersent de petits hameaux, dont celui de Ladouch à un confluent de vallons au nord-ouest. La population communale a assez peu varié, augmentant entre 1954 (2 100 hab.) et 1975, stable depuis. Le Bugue est le siège d’une communauté de 14 communes dite Terre de Cro-Magnon (8 000 hab.).

Le canton a 4 900 hab. et 10 communes sur 15 730 ha dont 7 818 de bois; il s’étend surtout sur le plateau au nord de la Vézère. La seule commune au sud est celle de Campagne (350 Campagnards, 1 440 ha dont 781 de bois); le village s'allonge au pied du coteau de rive gauche et a un château des 15e et 17e s., plus le gisement préhistorique du Roc de Marsal près de la Redonde, où ont été trouvés notamment les restes d'un enfant néanderthalien; il a pour annexe à l'est le gros hameau de la Vergnolle sur les basses pentes; le plateau au sud est boisé et l'habitat s'y disperse. La commune a eu 700 hab. en 1856, et 220 autour de 1980.

Saint-Cirq (120 hab., 596 ha dont 287 de bois) est voisine des Eyzies; son petit finage comprend la grotte gravée du Sorcier (ou Sous le Roc) juste au-dessus du village. Manaurie (160 Manauriens, 997 ha dont 682 de bois), village tout proche des Eyzies où s’ouvre la grotte de Carpe Diem, est à 14 km au NE du Bugue par la route (7 km à vol d'oiseau); château de Roucaudou (15e-16e s.), hameau de Calais au nord sur le plateau; les grottes de Laugerie, accessibles par la Vézère au sud-est, se prolongent sous le territoire de Manaurie. La commune a eu 450 hab. en 1856 et s'est dépeuplée jusqu'en 1975.Fleurac (280 hab., 2 218 ha dont 1 330 de bois), dont le village est sur le plateau à 5 km au nord de Malaurie, fait un saillant au nord-est du canton; la grotte de Rouffignac est à la limite de son territoire à l'ouest du village. La commune a dépassé 1 000 hab. autour de 1840 puis est descendue jusqu'à 220 autour de 1980.

Savignac-de-Miremont (160 hab., 762 ha dont 474 de bois), Mauzens-et-Miremont (330 Mauzencois, 2 057 ha dont 1 116 de bois) et Saint-Félix-de-Reillac-et-Mortemart (210 hab., 2 031 ha dont 1 266 de bois) se partagent l'axe formé par la vallée du ruisseau de Manaurie, la voie ferrée et la route vers Périgueux (D 47). Savignac est sur une croupe dominant un vallon affluent du Manaurie; la commune (420 hab. en 1856, 100 en 1999) abrite le gisement préhistorique de la Ferrassie tout au sud. Miremont est un ancien site féodal (restes des 12e et 14e s.) juché sur une pointe d'éperon dominant le Manaurie, au pied duquel est le hameau de la Loulie, tandis que Mauzens est un hameau de clairière plus à l'ouest; gisement préhistorique de la Faurélie au sud-est, grottes au nord de Miremont dans la vallée près de la Font des Bories; hameau de la Chapelle à l'est sur le plateau. La Chapelle, Miremont et Mauzens ont formé une seule commune en 1794. Saint-Félix est un petit village au fond de la vallée du Malaurie, tandis que Mortemart n'a plus qu'une ou deux maisons et une église du 13e s. (inscrite) 3 km à l'ouest; mais la route princiale (D 710) de Périgueux au Bugue y passe, tandis qu'au sud-ouest a été aménagé en plein causse le golf de la Croix de Mortemart près du lac des Miracles, et au sud un parc de loisirs près de la route, à la limite de la commune de Journiac. La commune de Saint-Félix résulte d'une fusion de 1827 et avait 630 hab. en 1876.

Journiac (420 hab., 1 888 ha dont 893 de bois) et Saint-Avit-de-Vialard (150 hab., 845 ha dont 449 de bois) sont les deux communes occidentales. Journiac (940 hab. en 1851, 280 en 1975) a un petit village à 8 km au nord du chef-lieu près de la route de Périgueux dans le fond de la vallée du Ladouch qui rejoint la Vézère au Bugue. Saint-Avit, sur le plateau, n'a qu'un habitat très dispersé et un finage très étiré du nord au sud; sa population était descendue à 90 hab. en 1975; camping (20 sal.).