Bully-les-Mines

12 500 hab. (Bullygeois) dont 110 à part, 766 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l’arrondissement de Lens, 8 km à l’ouest de Lens. Elle fut Bully-Grenay, puis Bully-en-Gohelle et elle a pris son nom actuel en 1926. Partie de 450 hab. en 1850, elle est montée à 2 000 hab. en 1872, 4 700 en 1900, 6 700 en 1911 ; elle a plafonné à 14 200 hab. en 1962 et a perdu régulièrement des habitants jusqu'en 1999, avant d'en regagner plus de 300 en 2010. La ville a eu les fosses n°1 et 2 (1855-1970) de la compagnie de Grenay (ou de Béthune) et fut donc à son origine ; il en reste un bâtiment de 1923 réaménagé en médiathèque et un terril du n°2, paysagé en parc ; deux cités minières, les Alouettes et les Brebis, ont été rénovées.

Le maire est François Lemaire, socialiste. La mairie occupe un ancien château des Houillères acquis en 1971, restauré et agrandi ; Bully a aussi une tour-clocher du 16e s. (inscrite). Elle accueille le gros échangeur au carrefour de l’A 26 et de l’A 21, une bifurcation ferroviaire et une gare. Au nord, Bully-les-Mines partage avec Mazingarbe la «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de la Cité des Brebis, qui s’étend sur 131 ha et groupe 4 300 hab.

Une zone d’activités a pris place sur l’ancien carreau de la mine mais les entreprises sont de taille modérée ; les principales sont les constructions Bancel (160 sal.) et un chantier des travaux publics Screg (65 sal.), l’atelier de mécanique Normatec (40 sal.), un Intermarché (35 sal.). La ville a aussi deux collèges publics et un lycée professionnel public ; institut d’éducation motrice (50 places), centre d’aide par le travail, maisons de retraite. Le canton a 19 800 hab., 2 communes, 1 793 ha. L'autre commune est Mazingarbe.