Cambremer

1 130 hab. (Cambremériens), 2 357 ha, chef-lieu de canton du Calvados dans l’arrondissement de Lisieux, 14 km au SO de la ville. Le village a de belles maisons à pans de bois, grand lavoir couvert, un clocher classé du 11e s., deux manoirs du 15e s., le Montargy à l'ouest sur une forte butte de la côte d'Auge, et le Bais au nord. C’est une bourgade active sur les routes du cidre et des jardins, qui s’efforce d’attirer la clientèle touristique du littoral, avec marché, maison de retraite (20 sal.), maçonnerie Lemercier (20 sal.). Sa population a crû un peu depuis 1968 (770 hab.), surtout grâce à la fusion de 1972 avec les petites Grandouet au nord, Saint-Aubin-sur-Algot au SE et Saint-Pair-du-Mont au SO, mais a stagné depuis 1999. La communauté de communes de Cambremer rassemble 23 communes (5 500 hab.).

Le canton a 4 600 hab. (4 300 en 1999), 19 communes, 15 691 ha dont 619 de bois; sa partie orientale est dans les collines du pays d’Auge, sa partie occidentale en plaine, assez largement dans les marais de la Dives; le relief accusé de la côte d'Auge sépare les deux parties. À 5 km à l’est de Cambremer, Saint-Ouen-le-Pin (300 Odoniens, 559 ha) abrite l’ancienne abbaye cistercienne du Val Richer (bâtiments de la fin du 17e s.), devenue au 19e siècle propriété et demeure de Guizot, qui y a créé un parc.

Au nord de Cambremer et au pied du relief dans une anfractuosité de la côte d'Auge, Rumesnil (100 hab., 535 ha) montre un ancien grenier à dîmes et Gerrots (55 hab., 348 ha) la motte castrale de la Cour des Domaines. Un peu plus au nord sur le relief, Beaufour-Duval (440 Beaufourquais-Duvalais, 1 134 ha), 6 km au nord du chef-lieu, a une menuiserie-charpentes Biron (25 sal.). La commune résulte d'une fusion de 1974 entre Duval (110 hab.), Beaufour (130 hab.) et Saint-Aubin-Lébizay (80 hab.); elle avait 360 hab. en 1999 et a donc gagné 80 hab. depuis.

À 7 km à l’ouest de Cambremer, Victot-Pontfol (120 hab., 1 066 ha) s’enorgueillit à juste titre du manoir de Victot, du 16e siècle, en appareil à damiers de pierres et de briques et flanqué de haras. La commune est issue d'une fusion de 1858 entre Victot, Pontfol et Les Authieux-sur-Corbon; elle avait alors 300 hab. et n'a pas cessé de se dépeupler lentement. Le grand finage d’Hotot-en-Auge (310 hab., 2 405 ha) s’étend largement dans les marais de la Dives à la limite occidentale du canton; son extension, et la mention «en Auge», sont le résultat d'une fusion de 1972 entre Hotot, Brocottes et Le Ham; le hameau du Ham domine les marais de peu, à l’extrémité même des basses collines d’Auge.

Plus loin, Beuvron-en-Auge (230 hab., 968 ha), 12 km au NO de Cambremer, offre un ensemble de belles maisons augeronnes à pans de bois, d’anciennes halles rénovées, des haras et plusieurs manoirs, dont celui de la famille d’Harcourt; il figure parmi les «plus beaux villages de France» et son finage monte au nord-est à 143 m aux Hauts de Clermont, sur la côte d'Auge. La commune de Beuvron s'est agrandie en 1856 en intégrant Clermont-en-Auge, mais n'a ajouté l'Auge à son nom qu'en 1923.