Castanet-Tolosan

11 300 hab. (Castanéens), 822 ha, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l’arrondissement de Toulouse, 10 km au SE de Toulouse sur le côté gauche de la vallée de l’Hers mort. La commune avait 1 500 hab. en 1962, 3 000 en 1975, et a connu une croissance spectaculaire avec le développement de l’ensemble technologique du sud-est de Toulouse, dont les communes voisines de Labège et Auzeville sont des éléments forts; elle a augmenté de 900 hab. entre 1999 et 2009. Depuis 2001 le maire est Arnaud Lafon, du Modem, qui a succèdé à plusieurs maires socialistes.

Castanet (Tolosan depuis 1921) a un collège public, une grande zone d’activités tertiaires autour du château de Rabaudy (16e s., avec jardins) au sud de la commune; un ancien hôpital du 13e s. a été réaménagé en maison des jeunes et de la culture. Castanet accueille un centre de recherche de l’INRA; une usine d’embouteillage de Coca-Cola s’est installée par achat d’une entreprise locale de boissons (130 sal.); fabriques d’instruments pour satellites Soterem (45 sal.), d'instruments de pesage Midi-Pyrénées (25 sal.); imprimerie Pôle Impression (30 sal.); informatique Data Consulting (20 sal.), fomation d'adultes 3S (30 sal.), travaux publics EJL (Jean Lefebvre, 80 sal.), maçonnerie CEF (30 sal.), peinture Noguera (35 sal.); nettoyage Gimn’s (460 sal.), gardiennage SCES (25 sal.), entretien d’espaces verts ISS (100 sal.), Intermarché (75 sal.); transports Chabas (20 sal.) et Colis Route Express (20 sal.).

Le canton a 40 000 hab. (36 000 en 1999), 15 communes, 9 248 ha dont 719 de bois; il s’étire du SO au NE dans l’espace périurbain sud-oriental de Toulouse. Il comporte deux parties bien distinctes. Au nord, dans les basses vallées de l’Hers mort et de la Marcaissonne, la partie de plaine est submergée par l’expansion toulousaine. La croissance a été très sensible sur les basses collines du nord du canton, entre Hers et Marcaissonne ou Saune; Saint-Orens-de-Gameville s’est couverte de lotissements; Labège et Auzeville-Tolosane abritent de nombreuses activités.

Même Auzielle (1 360 Auziellois, 459 ha), à 12 km SE de Toulouse, est passée de 400 hab. en 1975 à 1 580 en 1999; mais, curieusement, elle en aurait perdu ensuite. Le petit finage de Péchabou (1 950 Péchaboliens, 357 ha), juste au sud de Castanet, n’avait que 160 hab. en 1954; il a passé les 1 000 en 1990 et a encore gagné 640 hab. de 1999 à 2009 (+49%); maçonnerie SBMT (45 sal.), aide à domicile Promaid (25 sal.).

Au sud-ouest, le canton atteint le cours de l’Ariège et de la Garonne; il englobe ainsi presque toute la pointe des collines du Terrefort toulousain entre Ariège et Hers mort, au relief accidenté parsemé de petits villages, dont la croissance reste modérée en raison du morcellement du relief et de l’étroitesse des chemins. Pechbusque (870 Pechbusquois, 314 ha) et Vieille-Toulouse (1 160 Vieille-Toulousains, 553 ha) sont les plus proches de la grande ville; la première n’avait que 170 hab. en 1954, 240 en 1975; la seconde, 200 et 560 aux mêmes dates. Pechbusque a gagné 150 hab. depuis 1999, Vieille-Toulouse 240. Vigoulet-Auzil (980 Vigouletains, 346 ha), 4 km à l’ouest de Castanet, a un établissement du groupe Pierre Fabre (cosmétiques, 95 sal.), informatique Oktal (25 sal.); la commune n’avait encore que 150 hab. en 1975, mais elle n’a rien gagné depuis 1999.

Au bord de la Garonne, Lacroix-Falgarde a dépassé 2 000 hab. Goyrans (930 Goyranais, 575 ha), au sud decelle-ci dans les collines sur un chemin de crête, n’avait que 140 hab. en 1968; elle a ajouté 100 hab. de 1999 à 2009. Plus au sud à 6 km de Lacroix-Falgarde, Clermont-le-Fort (540 Clermontois, 1 004 ha), à l’extrémité SO du canton sur une colline au-dessus de l’Ariège, occupe un site de petite citadelle, dont subsiste une porte fortifiée; transports Maurel (25 sal.); elle est encore peu touchée par la périurbanisation (+70 hab. de 1999 à 2009).