Chabanais

1 910 hab. (Chabanois), 1 501 ha, chef-lieu de canton du département de la Charente dans l’arrondissement de Confolens, dans la vallée de la Vienne à 60 km NE d’Angoulême sur la N 141, et à 48 km à l’ouest de Limoges. Il est doté d’un collège public, et de l’arboretum du Chêne-vert; supermarché U (40 sal.), appareillages électriques Legrand (130 sal.); ingénierie Proj Elect (20 sal.); mais la papeterie-cartonnerie Nicollet (90 sal.) a fermé en 2007. La commune a connu son maximum de population en 1968-1975, avec 2 440 hab.; sa population baisse depuis; elle a perdu 90 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 8 000 hab., 11 communes, 23 451 ha dont 3 886 de bois; il est limitrophe de la Haute-Vienne et traversé par la Vienne dès la sortie de Saillat; il est entièrement situé sur le massif ancien et sa population diminue lentement (10 000 hab. en 1936). Au nord de la Vienne, à Étagnac (1 010 Étagnacois, 2 923 ha dont 640 de bois), 6 km ENE de Chabanais, le château de Rochebrune est une ancienne forteresse à douves, avec des remaniements renaissance. La commune touche au SE au bourg limousin de Saillat et, au sud, à la Vienne; plan d’eau de la Féculerie, avec modélisme; scierie et fabrique d’emballages en bois Destampes (85 sal.), maçonnerie (Jouanny, 20 sal.), transports Lachèze (30 sal.) et Bouyat (25 sal.). Étagnac a eu 1 600 hab. en 1851 mais sa population est à peu près stabilisée depuis 1960.

Sur la Vienne même, en aval de Chabanais à 4 km, Exideuil (1 100 Exideuillais, 2 056 ha dont 313 de bois) est un petit site industriel, où résistent deux papeteries-cartonneries spécialisées dans le carton ondulé: Saica Pack ex-Lamirande (200 sal., au groupe espagnol de la Société anonyme des industries de la cellulose d’Aragon) et SFFP devenue Sofpo (Société ouvrière française des papiers ondulés), qui emploie 190 personnes (groupe alsacien Rossmann); de petits ateliers de coffrets et boîtes en carton se sont installés près de la source; Exideuil fait aussi du commerce des viandes; carrière de kaolin à Saint-Éloi (40 sal.). Le village a un château du 17e s. et une église priorale du 12e s., et propose à la Pentecôte un festival des chants et musiques du monde. La population atteignait 1 400 hab. vers 1900; en léger déclin avant 1999, elle a gagné 60 hab. depuis.

Au sud de la Vienne, Chassenon (910 Chassenonais, 2 348 ha dont 467 de bois), 5 km au SE de Chabanais, est sur le site de l’ancienne Cassinomagus, le marché aux chênes, assorti d’un sanctuaire gallo-romain du 2e siècle; il en reste des thermes, bien dégagés, et des éléments de théâtre et de temple; les constructions utilisent une pierre noire, sorte de brèche issue de la transformation des roches du socle sous l’impact d’une météorite géante. Celle-ci est tombée au jurassique (170 à 200 millions d’années) et son point d’impact a été situé vers le hameau de Valette, dans la commune voisine de Pressignac. Le cratère, effacé depuis par l’érosion, devait avoir une dizaine de kilomètres de diamètre. Une exposition permanente sur le sujet se tient à Rochechouart (Haute-Vienne) dont l’emplacement est inclus dans le cratère, comme celui de Chassenon.

Pressignac (430 Pressignacois, 2 815 ha dont 797 de bois), dont le village est à 6 km SSE de Chabanais, dispose au sud-ouest des rives du lac de barrage de Lavaud sur la Charente, aménagées en plages; base pour voiliers. Le lac s’étend sur 225 ha; le barrage est situé dans la commune de Saint-Quentin-sur-Charente (230 hab., 1 439 ha dont 231 de bois), 6 km ONO de Pressignac et 6 km au SO de Chabanais.

Juste à l’ouest à Suris (290 Surisiens, 1 108 ha), au confluent de la Charente et de la Moulde, 7 km OSO de Chabanais, travaille la fabrique de meubles Delias (130 sal.). À l’extrémité occidentale du canton, entre Charente et Vienne 8 km à l’ouest de Chabanais, La Péruse (550 Pérusots dont 50 à part, 852 ha) a une entreprise de carrières des Calcaires et diorites du Moulin du Roc (60 sal.), proche des usines de Roumazières-Loubert, et une maison familiale rurale.