Chambon-sur-Voueize

1 030 hab. (Chambonnais), 3 358 ha dont 555 de bois, chef-lieu de canton du département de la Creuse dans l’arrondissement d’Aubusson, 40 km au NE de celle-ci. La bourgade est en fond de vallée, à 380 m, au confluent de la Voueize et de la Tardes, 5 km à l’ouest d’Évaux-les-Bains. Elle a conservé un pont gothique et une grosse église abbatiale romane, riche d’une nef du 11e s. et d’un trésor assez fourni, mais très retouchée au 19e s. Au sud du village, apparaît le château de Villemoleix, du 15e s., avec parc. Chambon a un collège public et quelques petits ateliers, dont la plâtrerie Giraud (25 sal.); autocars Bodeau-Chambon (40 sal.). la commune a eu 2 400 hab. en 1906 et sa population a diminué depuis, du moins jusqu'en 1999.

Le canton a 4 000 hab., 11 communes, 25 755 ha dont 2 883 de bois; il fait partie de la Combraille et confine au NE au département de l’Allier, approchant à 12 km de Montluçon. Il est traversé par les vallées très encaissées de la Tardes, tributaire du Cher et de cours SO-NE, et de son affluent la Voueize, qui coule d’ouest en est. Le canton est associé à celui d’Évaux-les-Bains dans une communauté de communes d’Évaux-les-Bains et Chambon-sur-VoueizeViersat (340 Viersatois, 2 909 ha dont 241 de bois), 10 km au nord de Chambon à 460 m, a une clinique privée dite de Châtelguyon (50 lits, 40 sal.), avec traitement de maladies nerveuses. Nouhant (310 Nouhantais, 2 575 ha), 4 km au NO de Viersat, se signale par une église inscrite du 12e s., et la maison forte du Fressineau (15e s.) au sud-est.

À Lépaud (380 hab., 2 412 ha dont 293 de bois), 6 km NNO de Chambon à 460 m sur le plateau, le château de Montpensier, refait en granite et brique au 19e s., est le lieu de spectacles historiques estivaux. Au sud-ouest du village, le grand aérodrome de Montluçon-Guéret (codes MCU et LFBK), à 4 km de la N 145 et à 417 m d’altitude, a été inauguré en 1982 sur 143 ha; il est doté d’une piste en dur de 1 900 m et d’une piste parallèle en herbe de 1 000 m pour les planeurs; s’il n’a pas très bien réussi dans les vols commerciaux réguliers (45 passagers en 2010), il est fréquenté pour le vol à voile, l’entraînement de pilotes militaires et la voltige, ce qui lui a valu 5 300 mouvements la même année (dont 2 100 pour les voyages privés).

Lussat (460 Lussatois, 4 686 ha dont 597 de bois), 7 km à l’ouest de Chambon entre Tardes et Voueize, à 420 m, englobe dans sa commune la forêt des Landes et l’étang des Landes, ainsi que d’autres étangs plus petits. L’étang des Landes, de 120 ha, a été créé en 1684 mais à partir d’un plan d’eau naturel dans un petit bassin faillé; c’est un haut lieu de la pêche, et une halte sur les migrations des grues cendrées. Une réserve naturelle de 166 ha, la première créée dans la Creuse, l’englobe depuis décembre 2004; terres et eaux appartiennent presque en entier au département; une usine électrique est au sud du village sur le cours de la Tardes.

La commune de Budelière (810 hab., 2 507 ha dont 474 de bois), à l’est de Chambon à 415 m, a gagné 40 hab. depuis 1999; son territoire est limité au sud par la gorge de la Tardes et atteint à l’est son confluent avec le Cher, noyé par le lac de barrage de Rochebut (qui est dans l’Allier); maison pour handicapés (70 sal.). Au hameau du Châtelet, au sud de la commune dans les gorges de la Tardes et non loin d’Évaux, une mine d’or a été exploitée en 1907, mais vite fermée. Dans la commune sont en amont du Châtelet le grand viaduc ferroviaire métallique de la Tardes, construit par la compagnie Eiffel en 1884, long de 251 m et haut de 91 m; et, à l'angle opposé, au nord-est, un pont routier suspendu sur le lac de Rochebut. Budelière s'est d'abord nommée Châtelet, a absorbé Sainte-Radegonde en 1834, dont il reste une église sur une presqu'île du lac de Rochebut au nord-est, et a changé de nom en 1851 en transférant sa mairie au hameau de Budelière, plus central sur le plateau et la D 993.