Chapelle-d'Angillon (La)

660 hab. (Chapellois), 1 017 ha, chef-lieu de canton du Cher dans l'arrondissement de Vierzon, 30 km au nord de Bourges, au bord de la Sauldre. Le nom d'Angillon vient d'un seigneur Gilon du 11e s., qui fortifia le site; le château du 11e s. passa ensuite à la famille d'Albret, puis à Sully, d'où son nom de château de Béthune. Il conserve un donjon carré de ses débuts, mais le corps de logis, qui a belle allure, est des 15e et 16e s.; il abrite un musée Alain-Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes étant né au village, ainsi qu'une collection d'objets d'Albanie du 18e s. (musée Frasheri). Le village, d'aspect agréable, a des restes de murailles et de fossés; il abrite un atelier de machines pour l'industrie des parfums et la pharmacie (3C-France, 90 sal.), un verger (Les Gillons, 35 sal.); maison de retraite. Cette commune, fort peu étendue par rapport à ses voisines, a eu une population relaivement stable, mais en lent déclin entre les 960 hab. au début du 19e s. et le minimum de 2006 (660 hab.).

Le canton a 2 600 hab., comme en 1999, 5 communes et 33 892 ha dont 14 267 de bois; il marque la transition entre Sologne et Pays Fort; la route de Bourges à Sully le traverse en droite ligne du sud au nord et coupe aussi la forêt domaniale de Saint-Palais, au sud; au NE, s'étale la grande forêt d'Ivoy. Ivoy-le-Pré (890 Ivéopratains, 9 874 ha dont 3 500 de bois), 4 km au SE de La Chapelle, a eu jadis grâce à elle des forges et des verreries; on y fait aujourd'hui des confitures; château de Moison un peu au nord du village (17e et 19e s.), château de la Cour (18e-19e s.) à l'ouest, château d'Ivoy au sud (17e-19e s.). La commune a eu 2 900 hab. en 1846 et s'est dépeuplée ensuite jusqu'en 1990; elle regagne quelques habitants depuis (+20 de 1999 à 2004). Au SO, la grande commune de Méry-ès-Bois (620 Méryboisiens, 9 159 ha dont 4 200 de bois) englobe la forêt de Saint-Palais et l'ancienne abbaye de Loroy (13e s., refaite au 18e), et a une petite fabrique de merrains (C. Gauthier, 30 sal.); château des Tureaux (17e au 20e s.) au nord-ouest du village, qui est à 8 km de La Chapelle. La population communale poursuit sa lente décroissance depuis les 1 400 hab. de 1886.

Au NO, Presly (250 hab., 7 463 ha dont 3 340 de bois) s'isole au milieu des grands bois qui marquent l'entrée en Sologne; elle se signale par des élevages de faisans, perdreaux et canards; deux châteaux au village dont un du 17e s., domaine et château des Beaudeaux au nord-ouest, châteaux de Fonsbelle, Reuilly, Mauze et Préfonds au sud-ouest, tous du 19e s.; une ancienne école de l'Angélus et oratoire (19e s.) au sud-est de la commune. Celle-ci avait 720 hab. en 1911 et s'est dépeuplée jusqu'en 1990. Ennordres (230 hab., 6 379 ha dont 3 125 de bois) est la commune la plus septentrionale du canton et se dépeuple encore un peu; le village est dans la vallée de la Sauldre à 10 km au NNO du chef-lieu; le finage contient les bois d'Ennordres et de la Couarde, et les châteaux de la Motte près du village (18e et 19e s.), de l'Écheneau (17e s.) à l'extrémité orientale de la commune, de la Boutardière (17e et 19e s.) non loin, plus la motte d'ancien château fort.