Charquemont

2 490 hab. (Charquemontois), 2 144 ha dont 756 de bois, commune du département du Doubs dans le canton de Maîche, 5 km au SE du chef-lieu à 860 m d’altitude. Le finage monte à 1 043 m et domine à l’est les gorges du Doubs; il atteint le fond des gorges et la frontière suisse le long du Doubs, incluant les belvédères très appréciés de la Cendrée et des Échelles de la Mort. Ce dernier site est remarquable par trois grandes échelles métalliques permettant de descendre dans les gorges; elles remplacent d’anciennes échelles de sapin à un seul montant sur lequel était clouées des traverses, et dont se servaient les contrebandiers au péril de leur vie.

La ville est un centre d’industrie horlogère, avec de nombreux ateliers dont Fresard (composants horlogers, groupe Swatch, 120 sal.), Michel Herbellin (montres, 65 sal.), Rubis Précis (micromécanique et pièces d’horlogerie, 60 sal.), BH (cadrans, 35 sal., ex-Haenni, groupe IMI-Cheval), Saint-Honoré Paris (montres, 25 sal.), ainsi que les petits décolletages Perrenoud et Struchen (16 sal. et 12 sal.); mais TWC (Clyda) a déménagé à Morteau. À cette spécialité s'ajoute une station de ski (Combe-Saint-Pierre-Charquemont), équipée de trois remontées mécaniques et trois pistes de ski de fond (40 km); un hôtel.

La commune a perdu en 1874 le territoire de Fournet-Blancheroche au sud, devenu commune autonome; mais elle a intégré en 1972 Le Boulois, du côté des gorges du Doubs; elle avait 2 000 hab. en 1911 et a connu un maximum à près de 2 500 hab. en 1975; après un léger fléchissement, la population s'est accrue de 240 hab. entre 1999 et 2008.