Château-Gontier

12 000 hab. (Castrogontériens) dont 500 à part, 2 788 ha, sous-préfecture de la Mayenne, 29 km au sud de Laval. La commune a fusionné en 1990 avec sa voisine Bazouges (3 300 Baziliciens) et l'ensemble est dénommé Château-Gontier-Bazouges dans les documents municipaux, mais le nom officiel reste plus court. La ville est de part et d'autre de la Mayenne, où a été aménagé un port de plaisance. Elle est née comme forteresse en bord de Mayenne, flanquée d'un prieuré; il lui reste une tour sur les treize que comportait son enceinte, de vieilles rues avec maisons à pans de bois, des hôtels des 17e et 18e s. sur les quais, le cloître des ursulines; le prieuré bénédictin du 11e siècle a laissé une église, plus le jardin du Bout du Monde au nord de la vieille ville, au bord de la Mayenne.

La ville a remporté le premier prix national des villes fleuries; musée municipal d'art et archéologie dans un ancien hôtel du 17e s.; un hippodrome et un parc d'animaux juste au sud de la ville mais dans la commune de Saint-Fort. La ville basse, rive gauche, abrite l'hôpital public (135 et 70 lits); la ville a aussi un collège public et un privé, un lycée général et un lycée professionnel publics, un lycée privé. Un moderne marché aux veaux s'affiche comme le plus grand pour les échanges intraeuropéens (100 000 bêtes vendues en 2003, dont 22 000 à destination de l'Espagne).

L’ensemble industriel, partagé avec les communes voisines d’Azé et un peu Saint-Fort, comprend trois usines principales: celle du Joint Français (480 sal., caoutchouc), l’électronique MCB (ex-Aztronic, groupe états-unien Vishay, 260 sal.), la fabrique de mobilier de bureau Arfeo ex-Airfeu (220 sal. dont 60 à la logistique), passée au groupe néerlandais Parconexi puis reprise par Samas. S'y ajoutent quelques ateliers avec la métallerie Serru (Bâtimétal, 65 sal.), l'électronique pour sérigraphie Seribase (25 sal.), les ateliers de plastiques (Sodistra, 45 sal.) et Agri-Tube (ATE, 20 sal.), plus les fabriques de bétons Strudal, 60 sal.) et de plâtres Lafarge (30 sal.); maçonnerie Alleard (40 sal.), plâterie Meignan (40 sal.), carrelage Bonsergent (20 sal.). Dans l’agro-alimentaire, un atelier d’aliments du bétail BASF (BNA, 25 sal.) et un élevage de France-Canards (20 sal.).

Dans les commerces et services se signalent un hypermarché Leclerc (150 sal.) et un supermarché Carrefour (30 sal.), un négoce de produits d'hygiène et sécurité Protect Homs (50 sal.), un négoce alimentaire (Sodeger, 65 sal.); nettoyage Spid (40 sal.). La population de Château-Gontier s’est tenue autour de 7 000 hab. de 1850 à 1960, date à laquelle elle a entamé une croissance sensible; elle n'a cependant gagné que 300 hab. de 1999 à 2009. La majorité municipale est traditionnellement à droite; le maire est Philippe Henry (divers droite). Bon site http://www.ville-chateau-gontier.fr. La communauté de communes du pays de Château-Gontier groupe 24 communes et 28 900 hab. L’unité urbaine Insee est de 16 200 hab., l’aire urbaine de 24 500 seulement. L’arrondissement a 63 300 hab. (58 200 en 1999), 7 cantons, 71 communes, 126 997 ha.

Les 2 cantons de Château-Gontier ont 23 400 hab. (21 300 en 1999), 13 communes, 27 004 ha. Azé est la plus peuplée des communes périphériques. Saint-Fort (1 640 Saint-Fortais, 1 079 ha) est un village à 4 km au sud de Château-Gontier, mais dont le finage va jusqu’aux portes de la ville et inclut ainsi plusieurs de ses activités: huiles végétales Cargill Oil Packers (25 sal.), magasins Intermarché (35 sal.) et Bricomarché (20 sal.), maison de retraite (la Girandière, 40 sal.). Saint-Fort accueille aussi l’hippodrome de la Maroutière et le parc d’animaux du Refuge de l’Arche, sur 14 ha. La commune n’avait que 430 hab. en 1968 et a crû rapidement, surtout après 1980, mais plafonne après 1999.

Fromentières (830 Fromentinais, 2 206 ha), 5 km NE du chef-lieu, laisse voir le château de Baubigné (16e s.) près de la route de Laval; atelier de brochage (Brochage 3000, 40 sal.). La commune a gagné 130 hab. de 1999 à 2009. Saint-Sulpice (230 Saint-Sulpiciens, 817 ha), 9 km au nord de Château-Gontier, a 40 hab. de plus qu'en 1999 et s’orne du château de la Rongère (16e au 18e s.), qui domine la rive droite de la Mayenne; il est entouré d’un beau parc et disperse des annexes jusque dans la commune voisine de Houssay (420 Houssayens., 1 426 ha), un peu plus au nord, qui a gagné 50 hab. de 1999 à 2009.

Chemazé (1 390 Camazéens, 3 854 ha dont 520 de bois), 7 km au SO de la ville, limitrophe du Maine-et-Loire, inclut au nord le château de Saint-Ouen, gothique et première renaissance (1514), à tour carrée Louis XII, restauré et doté d’un parc, près de la forêt de Valles; et au SE le manoir, l’église romane (11e s.) et l’hippodrome de Molières. Sa population a augmenté de 250 hab. entre 1999 et 2009.

Ménil (990 hab., 2 870 ha dont 210 de bois), 7 km au SE du chef-lieu au bord de la Mayenne, a une église priorale du 12e s. à retable de marbre et, sur les collines, le château de Magnanne, bâti à la fin du 17e s. mais avec douves, qui se loue pour des réunions et qui passe pour être la plus grand château classique de la Mayenne; négoce de vins Haut-Meyreau (Meneux, 30 sal.); elle a 190 hab. de plus qu'en 1999 (+24%).

À l’ouest du canton, le manoir de Fontenelle et une maison forte du 16e s. sont à Laigné (850 Laignéens, 2 154 ha), 9 km à l’ouest de Château-Gontier, qui a gagné 160 hab. (+24%) de 1999 à 2009. Le château de la Chevrolière (17e-18e s.) est à Ampoigné (570 Ampoignéens, 2 112 ha), 3 km plus au sud, qui accueille la menuiserie Rebours (45 sal.) et un commerce de matériaux (Dutertre, 20 sal.), et dont la pôpulation s'est accrue de 140 hab. (un tiers) depuis 1999.