Château-la-Vallière

1 620 hab. (Castelvalériens), 2 194 ha dont 1 080 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, 33 km au NO de la préfecture. Son nom fut jadis Châteaux-en-Anjou, avant d'être érigé en duché en 1666 pour la favorite de Louis XIV, dont il a adopté le patronyme en 1667. Le village, «station verte de vacances», est situé au croisement des routes de Tours à Laval et d'Angers à Blois. Il est au bord de la Fare et bénéficie de l'étang du Val Joyeux; celui-ci, qui occupe une partie de la vallée, a jadis été créé pour une forge et ses abords ont été aménagés en base de loisirs; la commune fut nommée Val-Joyeux pendant la Révolution. Le finage inclut une partie de la grande forêt de Château-la-Vallière, et quelques restes du château de Vaujours (12e au 15e s.), ainsi que le menhir de la Pierre; collège public, maison de retraite; supermarché U (40 sal.), transports Pivoin (Gringore, 140 sal.) et Verneau (25 sal.). La commune avait 1 200 hab. en 1954 et sa population s'est accrue jusqu'en 1982, puis a un peu baissé et fluctué; elle a repris une cinquantaine d'habitants de 1999 à 2008.

Le canton a 10 300 hab. (8 500 hab. en 1999), 15 communes et 33 426 ha dont 9 780 de bois; il est limitrophe des départements de la Sarthe et du Maine-et-Loire, et passablement boisé; il relève des Gâtines et n'a pas de vigne. Sa partie septentrionale est drainée vers le Loir par la Fare et la Maulne, sa partie méridionale est traversée par le Lathan qui va vers la Loire; assez nombreux vergers et cultures sous serres. Marcilly-sur-Maulne (240 hab., 1 460 ha dont 262 de bois), 8 km à l'ouest du chef-lieu, cache dans les bosquets d'un beau paysage de Gâtine les tours pointues d'un château d'origine féodale et Henri IV refait vers 1700 par Charles Fouquet, trésorier de Tours; église en partie du 12e s. La vallée de la Maulne, rivière à truites, y est élargie à la faveur d'un léger bombement anticlinal dont les sables cénomaniens tendres ont pu être dégagés; dolmen de la Pierre Levée. Braye-sur-Maulne (230 hab., 1 184 ha dont 550 de bois) fait face à Marcilly sur la droite de la Maulne.

À 4 km au NO du chef-lieu, Villiers-au-Bouin (790 hab., 2 983 ha dont 492 de bois) a une église en partie du 11e s. et, tout à l'ouest à la limite de la région, la chapelle de Plainchêne, du 15e s.; une cimenterie (Calcia, 70 sal.), apparue en 1967, brûle aussi des farines animales. Le finage tient l'angle nord-ouest du canton. La population a augmenté de 170 hab., plus d'un quart, de 1999 à 2008. Couesmes (550 hab., 1 912 ha dont 523 de bois), à moins de 3 km au NE du chef-lieu, comprend une partie de la forêt de la Vallière et la limite de son finage va jusqu'au ras du bourg de Château-la-Vallière; four à chaux, château de Montigny (19e s.) à l'est; le nom se prononce coime. Brèches (290 hab., 1 163 ha dont 212 de bois) est une petite commune à l'angle nord-est du canton à 6 km du chef-lieu. Souvigné (750 hab., 2 441 ha dont 766 de bois), 7 km ESE du chef-lieu, a une église protégée et plusieurs anciens fours à chaux; elle a gagné 190 hab. de 1999 à 2008, soit plus d'un tiers, mais elle en eut 820 en 1901.

À l'extrême sud-est du canton, dont elle est presque détachée, la commune d'Ambillou (1 760 Ambellousiens, 4 885 ha dont 2 400 de bois) occupe une quasi-clairière au milieu de grands bois et des landes, à la source du Lathan; centre d'aide par le travail, ancien four de tuilerie; la population de la commune augmente sensiblement depuis le minimum de 1968 (730 hab.) et a encore gagné 440 hab. de 1999 à 2008, soit un tiers. Ambillou est le siège du syndicat du pays Loire-Nature et a un négoce de matériaux (Ambimat, 25 sal.). Au sud à 9 km du chef-lieu, Courcelles-de-Touraine (450 hab., 2 571 ha dont 545 de bois), à la source de la Maulne, a plusieurs petits châteaux dont ceux de Chantilly au sud-ouest (16e et 17e s.), du Vivier des Landes à l'est (15e s.), transformé en hôtel, et le manoir de la Tannerie (15e s.); elle accueille à l'est, près des bois et des étangs, un golf avec hôtellerie dit du Château des Sept Tours (35 sal.) et des étangs; sa population a augmenté de 120 hab. entre 1999 et 2008, plus d'un tiers.

Savigné-sur-Lathan (1 380 hab., 1 761 ha dont 251 de bois), 14 km au sud du chef-lieu, sert de centre local du Savignéen, avec des commerces et un supermarché U (40 sal.), autocars Grosbois (30 sal.) et une fabrique de pièces en plastique (Plastiques 2005, 100 sal.). Le village offre de vieux remparts, un lavoir et un musée du Savignéen (géologie et faluns, folklore, trains et transports miniatures). Son nom a été complété en 1891; sa population a peu varié, avec un léger creux à moins de 900 hab. en 1975, mais elle vient de gagner plus de 310 hab. entre 1999 et 2008, soit +29%. Hommes (800 Houlmois, 2 959 ha dont 727 de bois), 3 km au sud-ouest de Savigné, dont le nom vient des ormes, ce qui explique la forme du gentilé, conserve les ruines d'un château fort du 16e s. et s'est dotée d'une petite base de loisirs avec étang au bord du Lathan, sur un site d'anciennes falunières; sa population s'est augmentée de 170 hab. de 1999 à 2008.

Plus à l'ouest, Rillé (300 hab., 2 396 ha dont 850 de bois) a équipé une autre base de loisirs avec centre de vacances (130 places) sur le grand étang de retenue de Pincemaille (250 ha, 5 Mm3), qui barre depuis 1977 la vallée du Lathan et qui a été aménagé à des fins agricoles, surtout l'irrigation de la plaine de l'Authion en Maine-et-Loire; base d'ULM, petit train touristique à vapeur (voie de 60 cm) les dimanches d'été sur 2 500 m au bord du lac. La commune compte plusieurs châteaux et une porte du 13e s., un alignement mégalithique et au sud une grosse ferme, la Briche, qui fut célèbre au 19e s. par ses initiatives en agronomie sous l'égide de l'industriel J.-F. Cail (1804-1871), originaire de Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) et dont le nom reste associé à Fives-Lille. La propriété avait alors 600 ha et fut portée par Cail à 2 000 ha, débordant sur Hommes et Continvoir; employant près de 400 personnes en plusieurs fermes, elle était desservie par un réseau ferré et disposait d'une colonie d'enfants qui participaient aux travaux, et d'une distillerie; les sols, minutieusement drainés et améliorés par le fumier de l'exploitation, portèrent un assolement triennal de betteraves, céréales et prairies artificielles. La ferme principale est dans un parc à la pointe SE de la commune, qui tranche encore sur le paysage de champs nus, mais elle est abandonnée; le château, achevé en 1885, est dans le finage d'Hommes.

Le village de Channay-sur-Lathan (810 hab., 2 871 ha dont 419 de bois), 10 km au sud-ouest de Château-la-Vallière, est à 3 km du cours du Lathan, mais la limite méridionale de son finage suit sa rive droite et inclut une partie du lac de Pincemaille; château de Hayes (14e au 16e s.), manoirs de la Barrée (15e-16e s.) et du Mesnil (17e s.). La commune, dont le nom a été complété en 1920, a gagné 210 hab. de 1999 à 2008, soit plus d'un tiers. Au nord de Channay, à 8 et 9 km au sud-ouest du chef-lieu, deux petits villages se juxtaposent: Saint-Laurent-de-Lin (270 hab., 1 386 ha dont 267 de bois) et Lublé (130 hab., 1 260 ha dont 436 de bois), qui a une église inscrite du 11e s. et le château de la Salmonière tout au nord-est; leurs finages mordent au nord-est sur la Basse Forêt de Château-la-Vallière.