Châtillon-Coligny

2 000 hab. (Châtillonnais), 2 553 ha dont 436 de bois, chef-lieu de canton du Loiret dans l'arrondissement de Montargis, 22 km au SSE de Montargis sur la rive droite du Loing et le canal de Briare. La bourgade offre une halte fluviale, un château (du 19e s.) avec parc de 22 ha à la Le Nôtre, formant un site paysager protégé, des restes de remparts, de tours et d'un donjon du 12e s., un musée municipal d'histoire et minéralogie dans l'ancien hôtel-Dieu et la maison de l'écrivain Colette. On y célèbre aussi le souvenir des Becquerel, grande famille de savants physiciens et naturalistes. La commune fut le fief de la famille Coligny au 16e s., mais n'en a pris le nom qu'en 1896, après s'être nommée Châtillon-sur-Loing.

Elle a un collège public, un supermarché U (45 sal.) et une maison de retraite mais peu d'activités remarquables, si ce n'est une cartonnerie (Silfox, 25 sal.). Elle a eu 2 600 hab. en 1851, puis s'est dépeuplée jusqu'à 1 700 hab. en 1954; sa population n'a que légèrement progressé depuis; elle est restée presque égale de 1999 à 2007. Le bourg est le siège de la communauté de communes de Châtillon-Coligny, qui correspond exactement au canton.

Le canton a 10 400 hab. (9 900 en 1999), 12 communes et 30 469 ha dont 6 553 de bois; il est limitrophe du département de l'Yonne et se déploie en Gâtinais de part et d'autre de la vallée du Loing; la commune la plus peuplée est Nogent-sur-Vernisson, à l'ouest, au bord de la forêt d'Orléans. Sainte-Geneviève-des-Bois (1 100 Génovéfains, 4 074 ha dont 907 de bois), entre Nogent et Châtillon, 2 km à l'ouest de celle-ci, a un atelier de plastiques (Jakirm, 30 sal.), une maison familiale rurale et plusieurs châteaux dispersés, dont le Brochard au NE du village (17e-18e s.), le Buisson au NO (19e s.), Rivière au bord du Loing (19e s.), Bellecour (19e s.) au sud. La commune a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2007.

La vallée du Loing a attiré d'autres châteaux et elle est fréquentée par la navigation de plaisance et par les promeneurs. La commune la plus en amont dans le canton est Dammarie-sur-Loing (530 Dammariens, 2 094 ha dont 400 de bois), où l'on voit les châteaux des Gévrils (19e s. avec parc) et de Mivoisin (15e, 18e et 19e s.), lequel abrite une agence immobilière (25 sal.). À 5 km en aval et au NNO de Châtillon, Montbouy (760 Montboviens, 2 673 ha dont 596 de bois) est une étape de la navigation sur le canal de Briare, avec un port de plaisance et des restes romains: amphithéâtre, anciens thermes dits sanctuaire des eaux; plusieurs châteaux dont Puiseaux (18e s.) et Mousseaux (17e-18e s.) au sud (18e s.), Chènevières au nord (18e s.), les Giraults à l'ouest (19e et 20e s.) qui a servi d'orphelinat; la commune a gagné 60 habitants de 1999 à 2007. En aval, Montcresson (1 350 hab., 2 100 ha dont 352 de bois) a une église du 12e s. et le château de la Forest, du 17e s. surtout avec des éléments du 12e s., agrandi par Mac-Mahon au 19e s. Montcresson a sensiblement accru le nombre de ses habitants depuis 1968, où il était de 610.

L'est et le nord du canton sont drainés par la petite vallée de l'Aveyron; l'ancienne abbaye cistercienne de Fontainejean s'y cachait depuis le 12e s. à Saint-Maurice-sur-Aveyron (880 hab., 5 376 ha dont 1 100 de bois) et y a laissé quelques restes (16e et 19e s.); le village a aussi des éléments d'un ancien château fort, et une église du 12e s.; il a gagné 80 habitants de 1999 à 2007.