Chaumont-en-Vexin

3 060 hab. (Chaumontois), 1 854 ha dont 310 de bois, chef-lieu de canton de l'Oise dans l'arrondissement de Beauvais, 28 km au SO de la préfecture dans la vallée de la Troësne, affluent de l'Epte. Le nom a été complété en 1961. Le bourg a quelques maisons anciennes; deux pavillons renaissance subsistent de l'ancien château de Rebetz, au NE de la ville; à l'ouest, le beau château de Bertichères (17e s.), flanqué de grosses tours, l'une ronde et l'autre carrée, et qui fut au frère de Louis XIV, s'accompagne d'un très grand pigeonnier et d'un terrain de golf de haut niveau.

La ville a deux collèges publics, un hôpital public de 20 lits et une clinique privée de 70 lits; la firme danoise Roulunds fabrique des freins et des courroies pour automobiles, mais ne signale plus que 35 sal.; conditionnement à façon Aerolub (35 sal.), négoce d'équipements d'automobiles SDS (25 sal.). La population communale a crû sans cesse depuis le 19e siècle, du moins jusqu’en 1990; elle a perdu 60 hab. de 1999 à 2008. La communauté de communes du Vexin-Thelle réunit 42 communes (19 800 hab.) correspond au canton et siège à Chaumont-en-Vexin.

Le canton a 17 100 hab. (16 500 en 1999), 37 communes, 28 839 ha; il est limitrophe des départements de l’Eure et du Val-d’Oise et il est traversé du SE au NO par la vallée de la Troësne, qui suit un relief de côte, nommé «la Montagne» à hauteur de Chaumont et qui hausse le plateau méridional d’une quarantaine de mètres. Liancourt-Saint-Pierre (550 Liancourtois, 1 269 ha), au pied de la côte à 4 km SE de Chaumont, a une source d’eau minérale exploitée depuis 1892 (les Grands Jardins), et une église des 11e et 16e s.; sa population s'est réduite de 40 hab. après 1999.

En aval de Chaumont dans la vallée de la Troësne, rive droite, Trie-Château (1 540 Triechâtelains, 929 ha dont 333 de bois) est devenue comme une banlieue de Gisors, avec des lotissements résidentiels, surtout au nord dans le bois de Villers, et a gagné 50 hab. après 1999; son centre conserve des restes de fortifications et des maisons anciennes, un ancien château fort à grosse tour réaménagé (l’Auditoire) et assorti d’un parc public, ainsi qu’une église romane du 12e s. à décors originaux, expression d’un «roman baroque du Vexin», et le dolmen de la Pierre Trouée sur le coteau qui domine la Troësne. Le château Sainte-Marguerite appartient à l’assemblée des Chambres d’agriculture et sert de centre de réunions et de formation. La bourgade a un petit ensemble d’industries avec les Forges de Trie (Schmitter, 125 sal.), menuiserie métallique Élysée Fermetures (70 sal.), métallerie Métalesca (escaliers, 25 sal.); maison de retraite (Les Jardins de la Tour, 20 sal.), centre commercial Leclerc (180 sal.). La population communale augmente depuis 1954 (730 hab.). Trie-la-Ville (340 hab., 455 ha), qui s'est séparée de Tri-Château en 1835 avec 370 hab., complète au nord-est cette urbanisation; manoir d'Illoré (17e s.) isolé tout au sud, sur la rive gauche de la Troësne.

À l’angle NO du canton à 11 km de Chaumont et seulement 4 km au nord de Gisors, Éragny-sur-Epte (590 Éragniens, 853 ha) a deux usines pharmaceutiques, l'une au néerlandais Akzo pour les bases pharmaceutiques (Diosynth, 110 sal.), l’autre pour les médicaments, dont l’insuline (Organon, 250 sal.), vendue en 2007 par Akzo au groupe Schering-Plough. Le peintre Pissarro s’était retiré à Éragny de 1884 à sa mort en 1903; la commune entretient son atelier et son jardin. Villers-sur-Trie (350 hab., 405 ha), Énencourt-Léage (120 hab., 446 ha) et Boutencourt (230 Boutencourtois, 751 ha) sont des communes voisines, qui complètent cette partie nord-occidentale du canton. Boutencourt a un château avec parc et étang, Énencourt une église inscrite du 11e s.; toutes deux sont dans la vallée de l'Aunette, qui rejoint la Troësne à Trie. Villers avait été réunie à Énencourt de 1825 à 1832; elle a gagné 50 hab. de 1999 à 2008.

Reilly (150 Reillacois, 832 ha), 4 km au SO de Chaumont, est dans la petite vallée du Réveillon qui descend vers Gisors; sur le plateau au nord, Valéo y fabrique 20 millions de balais d’essuie-glace par an (170 sal.); chapelle et moulin du manoir de Saint-Germer (14e s.). Delincourt (550 Delincourtois, 805 ha) est sa voisine, bien plus peuplée; église inscrite. Chambors (330 Camborsiens, 665 ha) est juste en aval sur la rive droite du Réveillon; nettoyage Deloffre (85 sal.). Boubiers (370 hab., 1 035 ha), 6 km au sud de Chaumont à la source du Réveillon, et s'orne d'une petite église classée du 12e s.; son finage comprend au sud le hameau du Fayel sur la D 915 (ex-N 15).

Le coin sud-ouest du canton, un peu accidenté par la proximité de l’Epte, a des paysages attrayants. Courcelles-lès-Gisors (880 hab., 692 ha) est dans la vallée de l’Epte à 3 km au sud-ouest de Gisors; elle a une fabrique d’agglomérés et un atelier de ressorts (Bonatre, 20 sal.); transports et négoce de matériaux Lallour (25 sal.); la commune a intégré en 1825 celle de Beauserré, à l'ouest, dont subsistent le hameau de même nom au bord de l'Epte, celui de Maureaumont au pied du relief; sa population s'est accrue de 70 hab. entre 1999 et 2008. Boury-en-Vexin (350 Bouryciens, 1 109 ha dont 215 de bois), 3 km au sud dans les collines, a gagné 40 hab. dans le même temps; elle expose un château de 1685 revu par Hardouin-Mansart; à l'ouest, elle possède une large part de la plaine de l'Epte; tout à l'est, dans une queue du finage, s'est ouvert dans les bois le parc de loisirs d'Hérouval; la mention «en Vexin» est de 1909. Vaudancourt (170 hab., 467 ha), 6 km au sud de Gisors, a un autre château du 17e s., mais remanié au 19e, avec parc à l’anglaise et verger de petits fruits dans une cuve.

Montjavoult (510 Montjoviciens, 1 673 ha dont 267 de bois), 10 km au SO de Chaumont et 9 km au sud de Gisors, se distingue par une église complexe à beau portail renaissance; elle a ggané 40 hab. depuis 1999. Le nom de la commune vient du mont Jupiter (207 m), une butte qui fut un haut lieu religieux de la tribu gauloise des Véliocasses. Le finage comprend plusieurs gros hameaux, dont le Vouast et Beaugrenier à l'est sur le relief, le Bout du Bois au sud-est, Hérouval au nord au creux d'un vallon — mais le parc d'attraction de ce nom est sur le territoire de Boury. Parnes (390 hab., 1 243 ha dont 222 de bois), 4 km au SO de Montjavoult dans un vallon qui descend vers l'Epte, s’orne d’une église intéressante à fondement roman; à l’écart du village dans un bois, s’isole le grand château d’Alincourt (15e et 17e s.). Parnes est le lieu natal du dessinateur Henri Monnier (1799-1877), le célèbre créateur de Monsieur Prudhomme. La commune a gagné 50 hab. depuis 1999.

Vers le sud du canton à 10 km de Chaumont, la butte boisée de la Molière (213 m) domine de 80 m le plateau du Vexin; plusieurs petits villages se sont établis tout autour. Montagny-en-Vexin (570 hab., 418 ha), à l'ouest de la butte, est 3 kmau sud-est de Montajvoult et s'est entouré de lotissements: les Fermettes au sud, la Maladrerie au nord-ouest; «en Vexin» est de 1897. Serans (230 Seranais, 879 ha), au sud de la Molière, a un château du 17e s. et une église d’origine romane mais à façade flamboyante; son finage traverse la butte en s'étranglant, et comprend ainsi au nord une assez vaste étendue où est le hameau du Petit Serans. Hadancourt-le-Haut-Clocher (360 hab., 867 ha), à l'est, a une église classée, et des hameaux sur le flanc oriental de la Molière, Lèvemont (ancienne commune absorbée en 1825), Damval et le Mesnil-Lance-Levée.

Lierville (240 hab., 775 ha) est un peu plus à l'est, à un carrefour de routes sur l'ex-N 15 (D 915); le village s'orne d'une église inscrite du 12e s. à beau portail; il a pour annexe au nord-est le hameau du Bois-Guillaume, avec le château du Boulleaume (17e et 19e s.); gros centre d'enfouissement technique à la limite nord du finage. Bouconvillers (380 hab., 479 ha), sur l'ex-N 15 à 2 km SE de Lierville, accueille les transports Chrono Route Île-de-France (50 sal.); église inscrite des 12e-13e s., château avec jardins de Le Nôtre (17e s.).

Au sud-est du canton, dominant la petite vallée boisée de la Viosne qui descend vers Pontoise, Lavilletertre (510 Villetertrois, 1 622 ha dont 400 de bois) a un château du 18e s., actuelle propriété des moines hospitaliers, et une église du 12e s. d’un gothique très précoce; centre d’aide par le travail des Trois Sources et des Sablons, et institut médico-éducatif; le hameau de Romesnil est au sud-est; isolé dans un bois à la limite de l’Île-de-France, non loin de Chars, se cache le château de Saint-Cyr-sur-Chars (17e s.); elle a perdu 90 hab. de 1999 à 2008. Monneville (850 Monnevillais, 919 ha), 10 km au SE de Chaumont, au contraire, s'est accrue de 100 habitants dans le même temps; elle possède au hameau de Marquemont, en bord de Troësne, une église ruinée du 13e s. issue d’un prieuré, et un vieux manoir; maison de retraite Le Val Fleury (35 sal.).

La partie nord-orientale du canton se divise en une série de petites communes. En émerge Fleury (500 hab., 629 ha), 8 km à l'est de Chaumont, qui affiche plusieurs entreprises: pâtisserie Lemarie (35 sal.), machines d'emballage et pressage Seremat (35 sal.), produits chimiques pour traitements de surfaces STTS (25 sal.), travaux publics Marines (25 sal.); château, église inscrite du 12e au 16e s., hameau de Neuvillette au sud. Fresne-Léguillon (480 hab., 731 ha) est un peu au nord-est dans la même petite vallée du Mesnil, affluent de droite de la Troësne; église inscrite des 13e et 16e s., hameau de Heulecourt au sud-est. Bachivillers (420 Bachivillois, 591 ha.) est à 8 km NE de Chaumont, et a gagné 70 hab. de 1999 à 2008; jardin d'agrément du Parc. Thibivillers (210 Thibivillois, 635 ha) est 5 km au nord au Chaumont, avec une église inscrite du 16e s. à haut clocher.