Chemillé

7 200 hab. (Chemillois) dont 240 à part, 4 920 ha, chef-lieu de canton du Maine-et-Loire dans l'arrondissement de Cholet, 22 km NNE de Cholet, sur la rive droite de l'Hyrôme; il est desservi par l'A 87, la route nationale (N 160) et la voie ferrée d'Angers à Cholet, à 35 km SSO d'Angers. Traditionnellement un gros marché de bovins, le bourg se veut maintenant une capitale des plantes médicinales, depuis qu'y a été décentralisé en 1985 l'Institut technique interprofessionnel des plantes médicinales, qui y a encouragé leur culture: 500 producteurs en cultivent 170 ha, dont la maison Cailleau (25 sal.). Le bourg a des ruines d'un gros château féodal, une église du 13e s. à clocher roman, peintures murales et expositions; 3 km au NE, château de la Sorinière (15e et 18e s.), avec une chapelle du 15e également dotée de peintures murales.

Chemillé dispose d'un collège public et un privé, un lycée public, un hôpital local (10 lits), un institut médico-éducatif, une maison familiale rurale; base de loisirs et plan d'eau de Coulvée. Chemillé avait 4 900 hab. en 1856 et 4 000 en 1936, puis sa population a progressivement augmenté, et a gagné 800 hab. de 1999 à 2009. La communauté de communes de la région de Chemillé, qui siège dans la ville, réunit 13 communes, celles du canton et La Salle-de-Vihiers, au total 20 300 hab.

Chemillé dispose d’un large éventail d’entreprises: dans le textile, les feutres et tapis Fibertex Nonwovens (Tharreau, 135 sal.); dans les plastiques et l’isolation Jehier (180 sal.), les fibres de verre Isover (Saint-Gobain, 85 sal.); dans le bois, les charpentes Caillaud Lamellé-Collé (70 sal.); dans la mécanique et le montage, les équipements aéronautiques Circor-Bodet (110 sal.), les engrenages MTA (50 sal.), un décolletage (Ouest Décolletage, 30 sal.), la métallerie Leblanc (25 sal.), les menuiseries métalliques Tellier (50 sal.) et Thomas (25 sal.); fabrique de thermomètres Alla (30 sal.); maçonnerie Godard (20 sal.). Chemillé a aussi des hypermarchés U (125 sal.) et Leclerc (120 sal.), un magasin Brico-Pro (30 sal.), un négoce de produits pétroliers (SPCA, 25 sal.), un de plantes médicinales et aromatiques (L. Cailleau, 25 sal.); transports SMT (25 sal.).

Le canton a 16 300 hab. (14 300 en 1999), 10 communes, 21 938 ha; il est principalement drainé par l’Hyrôme en direction de la Loire, et traversé par l’autoroute A 87 d’Angers à la Vendée. Saint-Lézin (790 Liciniens, 1 308 ha), 6 km au NO de Chemillé, a une petite fabrique d'huiles essentielles Nat Inov (25 sal.), et a gagné une centaine d'habitants depuis 1999. La Jumellière (1 380 Jumellinois, 2 909 ha), 8 km au nord de Chemillé, accueille la menuiserie Sofaco (placards et rangements Sogal, 160 sal.) et les charpentes Kolorado (20 sal.); la population de la commune avait atteint 1 760 hab. en 1866, 970 en 1982; elle remonte depuis et a gagné 300 hab. (+28%) de 1999 à 2009.

L’extrémité NO du canton est tenue par Sainte-Christine (790vChristinois, 952 ha) et Neuvy-en-Mauges (810 hab., 1 813 ha), à 15 et 12 km NO de Chemillé; la première a un transporteur (Boulestreau, 25 sal.) et deux châteaux du 19e s., et a gagné 190 hab. de 1999 à 2009 (+32%); la seconde s’orne du château du Lavouër (18e s.) et a 80 hab. de plus qu'en 1929.

Melay (1 670 Melayons, 2 270 ha), 4 km au SE de Chemillé, a une fabrique de chaussures Image de Paris du groupe Eram (270 sal.) au hameau de Chizé, un charpentier (Caillaud, 30 sal.) et un centre équestre; sa population s’est tenue entre 1 000 et 1 100 hab. de 1900 à 1980 et augmente depuis; elle a gagné 210 hab. depuis 1999. Plus au sud à 5 km, La Tourlandry (1 310 Landericiens, 1 934 ha), aux sources de l’Èvre, accueille une tôlerie chaudronnerie (Guéry, 65 sal.) et une entreprise de travaux publics (Lahaye, 75 sal.). Le village est dominé par le long talus arqué de solides quartzites qui aboutit au puy de la Garde (216 m), le point culminant du département, doté d’une chapelle et d’un pèlerinage depuis 1898. Le parc éolien des Crêtes y a été ouvert en 2009 par Nordex avec 4 machines (10 MW), partagé avec Coron (canton de Vihiers). La population a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Après une fusion de communes en 1973, le puy et le proche village perché des Gardes sont maintenant dans la commune de Saint-Georges-des-Gardes (1 630 Saint-Georgiens, 3 249 ha), 8 km SSO de Chemillé, où se fabriquent les biscuits Saint-Georges (210 sal.). Un parc de 4 éoliennes (10 MW) a été installé au Fouy en 2009 par Nordex. La commune se nommait Saint-Georges-du-Puy-de-la-Garde jusqu’en 1972, date à laquelle son nom a été paradoxalement raccourci à l’occasion de sa fusion avec Les Gardes, dont le village est à 2 km à l’est de Saint-Georges. L’ancienne commune des Gardes avait pris son indépendance en 1851, avec 940 hab., réduits à 380 au moment de la réintégration. La population augmente depuis celle-ci (+140 hab. de 1999 à 2009).