Cologne

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Cologne. La halle ronde du 14e siècle. © R. Brunet
Cologne. La halle ronde du 14e siècle. © R. Brunet

890 hab. (Colognais) dont 100 à part, 652 ha, chef-lieu de canton du département du Gers dans l'arrondissement d'Auch, 40 km ENE de la préfecture. Cologne est une ancienne bastide, créée en 1284, mais son nom est plus ancien et vient d'un établissement romain du nom de Colonia Alba. Elle a un plan en damier, une très belle place à couverts et colombages, une halle du 14e s. et un beffroi; mais les activités sont celles d'un village-centre plus que d'un vrai bourg et la population n'a jamais dépassé 940 hab. La proximité relative de Toulouse lui vaut toutefois une spectaculaire croissance très récente: 280 hab. de plus de 1999 à 2009, soit +46%!

Le village abrite un atelier de mécanique (PMTL, 45 sal.), une maison de retraite (Alliance, 60 sal.); services à domicile Doudou (25 sal.). Cologne est le siège de la communauté de communes Terride-Arcadèche, qui correspond au canton et résulte de la fusion d'une communauté des Coteaux de Terride au nord du canton (Cologne) et d'une communauté de l'Arcadèche au sud (Thoux).

Le canton a 3 600 hab. (2 300 en 1999), 13 communes, 11 323 ha dont 488 de bois; il est limitrophe de la Haute-Garonne. À 4 km au SE de Cologne, Saint-Cricq (260 hab., 301 ha) et Thoux (230 hab., 612 ha) se partagent les avantages d'un assez grand collinaire de 70 ha, avec base de loisirs sur le territoire de Thoux. Le lac est dans le vallon de l'Arcadèche, affluent du Sarrampion, qui traverse le canton, passe à Sarrant et aboutit dans la Gimone à Solomiac. Ce Sarrampion est certes un ruisseau, mais Salluste du Bartas l'a immortalisé dans les vers de La Sepmaine. Saint-Cricq a plus que doublé sa population depuis 1999 (120 hab.), tandis que Thoux gagnait 70 hab. (+30%).

À Saint-Georges (170 hab., 1 582 ha), 4 km ONO de Cologne, le château du Bartas, à deux tours rondes, fut construit pour l'écrivain Guillaume Salluste (1544-1590), dès lors devenu du Bartas, sur une propriété épiscopale qu'avait acquise en 1565 son père François Salluste receveur des dîmes de l'évêché.