Comines

12 500 hab., 1 602 ha, commune du département du Nord dans le canton de Quesnoy-sur-Deûle, 6 km au nord du chef-lieu. La ville est sur la rive droite de la Lys, face à son équivalent belge, plus peuplée et dont le territoire, plus étendu, englobe le Warneton belge. Le nom flamand était Komen. La ville est un ancien foyer du textile, et a été reconstruite après 1918. Elle s'orne d'un bel hôtel de ville de 1929 en style flamand, doté d'un beffroi surmonté d'un bulbe, et d'une église néo-byzantine à vitraux, classée. Elle est dotée d'un hôpital-maison de retraite, d'un centre d'aide par le travail, un collège public et un privé, une Maison du Patrimoine. Elle a plusieurs géants, et une collection de grosses louches de bois à l'hôtel de ville, avec confrérie et fête des Louches depuis 1884, la tradition étant d'origine incertaine mais évoquant peut-être d'anciennes coutumes de distribution de vivres par les riches.

LLa spécialité textile reste présente par les tapis et moquettes Ideal Fibres & Fabrics (150 sal.), au groupe belge Beaulieu International (BINTG), qui a fermé en 2009 une autre usine (Beaulieu Weavers, 130 sal. en 2005) ; les textiles industriels Sagaert (85 sal. en deux unités), DMR Rubans (60 sal.) et Schoutteten & Froidure (65 sal.), toutes trois du même groupe français Fauchille ; Lambin & Raveau (40 sal.), Mahieu (25 sal.), Adic (25 sal.).

Les autres activités portent sur les colorants (Holliday Pigments, 120 sal., spécialiste de bleu outremer et violet de manganèse), les plastiques (Onduclair, 75 sal.), les bétons (Saint-Gobain Stradal, 80 sal.), la biscuiterie (Vander, 55 sal.), la menuiserie alu-pvc Nord-PVC (Deceuninck, 35 sal.) et les charpentes (BSM, 45 sal.), la cartonnerie (Debrez, 40 sal.), l’imprimerie avec Crea Prod (45 sal.), Guillaume (45 sal.) et Web Tech (45 sal.) ; transmissions Serax (30 sal.), conditionnement à façon Schoutteten Georges (55 sal.). Comines a aussi un supermarché Carrefour (50 sal.), les négoces d’équipements pour automobiles Innotec Automotive (35 sal.) et d'alimentation Lotus Bakeries (30 sal.); constructions Pro-Bat (30 sal.), transports de voyageurs Trans Val de Lys (210 sal.), du groupe Keolia; travail temporaire Adecco (180 sal.).

L’agriculture a de fortes bases avec les maraîchages de la Ferme de la Gontière (280 sal.), deuxième producteur français de champignons de Paris, qui produit 100 t par semaine (200 000 barquettes), relève de la famille d’industriels Dalle et a été installé sur le site d’une ancienne tuilerie ; de la Sica de la vallée de la Lys (120 sal.), devenue Pinguin Comines et qui appartient au groupe coopératif breton Cecab (marque Daucy) depuis 1981, et fabrique surtout des légumes surgelés. La centrale électrique EdF a été fermée en 1985 ; depuis, la ville s’est dotée de deux zones d’activités. La commune conserve une soixantaine d’exploitations agricoles. Elle avait 4 500 hab. au tout début du 19e s., 8 000 vers 1900 et elle poursuit sa croissance, gagnant près de 500 hab. entre 1999 et 2010, mais semble plafonner depuis. Le maire est Alain Detourney, UMP.